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accès aux archives 215, numéro d'inventaire 3040-4, page 5



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Transcription

et de plus, je renvois mon frure de quatrieme en classe ce soir vous n'applotte.
pas quil ait ere chasse il me repondit, elle cest luy qui s'est retiné.
mon pere cest aussi faux que je suis aparis a present car jen voit des
marques convaincante son habit est dechiré le regent luy a fait
violence pour le mettre dehors de plus nous laccuses mon ea dit dittes
vous davoir de mauvaises moeurs, dites moy en quoy s'il est louprable
vous ne pouves point le dire un de plus proche parent, cest mon frere.
je rougif dit il quand jy perte, ne voyes vous pas écque cest m’expliquer
vous; sur ce sont des abscénites, jen rougit jene pues le dix M r aune
personne a qui on veut du mal, on incense milles choses contreceux, elle que les
ecoliers me le disent, je le croiray, mais de vous rien du tout; elle me ditâ
rinterroges pas vous mesme, faitte les interroger par dautre personnes
avons jl vous dirons d’une facon et amoy dune autre, mr il me diront
la vérité. Le p moreau prit la parolle, mr je ferai venir le indique
et les chasseray honteusement. mon pere jenvois a soin mon punir
de quatrieme en classe, il pourar venir me dit il mars je les seray
chasser par le sindre, mon pere cest un autre affaire nous le verrons luy drie
et les quitay en sortant le pere moreau me dit mr ditesame vostre peu
de me venir parler de main. mon pere y var dabont, il luy dit car jay
trois grefs a vous abjeeter le premier est que vous vous plaignes que je
vous ait mal receu et que je ne vous ai point reconduit, vraiment elle
quand on donne un souflet a un homme chez lors, il doit leur faire de
lhonneur? Mrs cest urait, je men hus plaint, au second, sur vos enfants
commettent des obcenites j'avertiray le sindie et les feraychasses; mon pere
les enfants sont vifs il peuvent badiner brouiller en classe mais il ne sont
point capable de ce dont vous les accusés au troisieme, cela vostre
neveu qui est procureur a chanté des chansons qui ne vallent rien
si jen accentissois mr le pr gnal il seroit bientot en prison mosticy
dit il ce sont des vaux de ville tout le monde les a entre les mains, mais
je luy vais dire et s'en expliquera aupres de vous, j'y fut et parla
au père moréau et luy dit mr vous avez dit que javois chanté de
dequoy
chansons mr jene scait point vous parlez mais vous adres dit que
vous en plaindries a mr le pr gnal, jy vais, et a touts Mrs, et en
vertu de quoy mr dit il, il est vrait, et lay dit a vostre oncle, je ne luy
point dit en compagnie, je peux men dedire, il se quiterent et les chatiment
ont toujours duné ainsyand de mes freres, lenigent ayant reconnu sa
maladie lenvoya jusqu’a ce qu’il fussent querit et pendant for absence.
il demandoit aux ecoliers ques ce qu’il faisoit, on dit qu'il etoit toujours
malade, le regent eut la malace dedire que je luy donnoit des remedes
pour le faire vomir, enfin son vomissement etant passé je le renvoye.
en classe, le regent ne voulut point le recevoir, on luy donna une exeute
il dit qu’il n’etoit pas obligé de fea connoitre les ecritures jy fut
marmesme pour atester mon ecriture, ou jureceu mille rebufudesse
du pere moreau, et depuis ce temps lisplaces quils meni bonne pour
pour eux et presque tout les jours le fouet tantost le pene prefet
les apelle dans la prefechure, tantass on leur cherche chacanne
lui un rien, sitost quils s'excurent on leur dit, si ce n'est par aupourdh
c’est un autre sois que vous l’aves merité pour celuy de quatrieme
depuis qu'ils ont sceu que javois asisté a churangne, et que je
n'avois point voulut condelandre a leur volonté par les Collixeten
quils ont fait faire a mon pere et a ma même on le laisse la
sans luy faire dine de leçon leçons, sans luy line lire l'on theme sansluy
donner de place, il est entierement abandonné du regent et ce qui
me consolent. Cest quil ne perd pas courage, mr le pr gnal qui
despanes jesuisten
est leur amit leurs a parlé pour mes freres, il na pas este ecouté
ainsi mon cher ami ruyes quel est le chagrin de ma famille
le mien de voir mes freres dans un etat distre avale pendre
leur tems. Pardon mon cher si je vous ait tant ennuié il y auroit
crois
bien dautres circonstances que j'Obmet qui ne vous que connoitre
leur milice jusqu'a midire en leur parlant quils avoient les bras
long. je ne craint rien d'eux. ma famille a toujours bien
vieux il ne trouveront rien a reprocher, et ils n'auvont pas
a ce que je crois le fran'laudace de men faire autant qu'a un
certain porte enoix de cette ville quil firent mettre en prison.
ayant le surplus sur les epaules; cette affaire c'est terminée a l'a
bonheur, pour ce jeunne homme car apres un mois de prison
il en est sortit. le pere lallemand dans une compagnie assez
nombreusse dit quil falloit me faire passer pour calomniateur
juges mon cher si la verité peut estre calomnie sur tout
lorsqu'on est interrogé par un juge a qu'on ne doit rien
celer les compliment sont hors de faison portés vous bien et me
croies
Monsieur et cher amit,
ostre tres humble et
tres obeissant serviteur
Petit

Citation de la source

Les archives d'Utrecht, numéro d'archive 215, Inventaire, numéro d'inventaire 3040-4, Première section, La résistance contre La Bulle Unigenitus (inv.no. 949-4175), Réfugiés Français et Belges (inv.no. 1826-4175), Les Orvalistes à Rijnwijk et autres habitants ou visiteurs, Jean-Baptiste le Sesne de Ménilles d'Étemare (+ 29 mars 1770) (Chevalier de Préaux, Rigobert, Senneville, De La Rivière), Minutes, Pièces sur l'Église de France, Port-Royal, les Filles de l'Enfance, le Formulaire et la bulle Unigenitus, 1604-1719, de diverses mains e.a. Mlle de Théméricourt. (Amf. passim). Janseniana. Lettre de Mgr. de Comminges à Mad. de St. Loup sur la sainte Épine, 1716 févr.-1719




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