archive access 215, inventory number 3040-4, page 38
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les temoignages de ce qu’il y a eu de plus habiles controversistes, entre lesquels on nomme le Cardinal de Richelieu, Mr Camus Evêque du Bellay, le P. Veron, M. de Valemburch, M le ferre, l'auteur des Preju- -ger legitimes contre les Calvinistes, les P. P. Baron et Sonet domi- nicains. Enfin feu M. Bossuet dans trois ou quatre endroits de ses ouvrages, et cette occasion on fait remarquer l’insigne ignorance ou mauvaise foy des Journalistes de Trevoux. Après quoy on donne le choix a l'Examinateur et a ses Confreres de ce quil leur plaira dattribueraux Protestans dont la Conformité en ces matieres avec nos Theologiens convainc les Molinistes de nouveauté autant que la conformité des Grecs avec les latins sur les sacremens, convainc la reforme de nouveauté et d'erreur. Mais ce quil y a icy de plus curieux est un passage de Leideker dans les Sheses, qui pourvait passer pour une espece de prophetie de ce que nous avons le malheur de voir aujourdhuy en partie. Ce zelé protestant qui croyoit que la condamnation de la Cour de Rome. etoit la Justification de la Separation des Reformes, y, dit ces paroles remarquables. Les Intrigues des Jesuites nous font plaisir, et nous voudrions qu’enfin ils fissent consentit la Cour Romaine a leurs desseins, qui sont dériger le Molinisme en dogme, afin qu’on vit de plus en plus que Babylone est incorable, que nous avons eu raison d’en sortir; que la foy des Papes est le Pelagianisme, et que quiconque a quelque goût de la grace ne peut entretenir la Communion avec Rome. Disons avec les Prophètes; helas falloit il que nous vissions de pareils souhaits accomplis, non par l’Eglise, cela ne peut être, mais par un Pape surpris parüe cour et ses partisans? Aussi le triomphe des Protes- tans est il public. Les remarques sur la 2 et 3e lettre ne contiennent que les bevues et le change que prend et donne l’Examinateur. Mais sur la 4e on convainc un a vn tous les raisonnements de ce grand Logicien de Paralogismes et de Sophismes. On luy fait voir que dans un sillogisme, ou il ny peut avoir que trois termes, comme on parle en logique il y en met des 4. 5. et 6. et quelque fois jusqu’a sept ; qu’il abusé perpetuellement des termes, sur tout de celuy de fideles ou pour raisonner de travers, et ne rien dire, ou, pour Calomnier. que par cette raison il ne prouve rien contre l’auteur du Temoignage de ce quil falloit prouver, et prouve ce qui nétoit seulement pas en question, luy qui en accuse si souvent les autres. Jene puis en- trer icy dans un plus grand detail, il faudroit transcrire tout ce qui est dit sur cette lettre. Ce que je puis vous dire en general, c’est qu’on y rend au double le change a l’Examinateur. que comme il avoit pretendu faire passer l'auteur l’auteur du temoignage pour extravaguer toujours hors de la question sans sens sans raisonnement, sans justesse, sans verité, on le convainc a son tour de ces defauts, et on le rend aussi vidicule quil a voulurendre tel son adversaire. sur la 5 et 6e lettres en remarque certains aveus ou spreez ou volontaires de l’Examinateur qui suffisent pour justifier le Temoignage, et renverser tout ce qui luy est opposé par l’Examinateur si vainement. Par exemple qu’il y a une regle de foy vivante, que la voix des fideles est un temoignage de la verité. que les Conciles consultant cette voix, que c’est par là qu’ils jugent de l’mani- -mité et de l’ Universalité de la doctrine, et de sa conformité avec I’lerture. que le plus grand nombre n’est pas toujours une regle de verité, quen quel- -ques cas l’avis du petit nombre est le meilleur, et celui qu’on doit suivre. C’est icy ou l’épologiste decouvre ce que l'Examinateur, a force de Sem- si bien brouiller, expres sans doute avoit caché, qu'on n'avoit pu l'appercevoir plutôt. Je veux dire que le but de l’auteur de l'Examen, la fin et le dessein de son livre est de nous donner le bape pour infaillible. Il ne s'agit selon luy, n'y du grand, ny du petit nombre, n’y d’Evèques assemblez dans un même lieu, n’y repandus dans l’Eglise, ny deliberté n’y de violence en quelque cas et quelque circonstance que ce soit, pourvù que le chef desöbasteurs soit uni au corps des pasteurs, cela suffit, et rien ne suffit sans cela. C'est le point de la question le rebat perpetuellement. Rien n'est a examiner que ce fait, si le Pape est uni aux Evêques. Tout le reste ne merite aucune attention, aussi l’Examinateur nen a-t-il pour aucune autres chose. C’est de ce principe que suivent toutes les consequences qu’il tire et elles sont justes si le principe est vray, et que de quelque côté que se tourne le Pape, il y porte avec luy l’infaillibilité, et lôté a tout autre party. Comme aussi si epla n’est pas toutes les consequence sont fausses, ou ne touchent point la question. L’apologiste demontre donc que c’est là la supposition et le principe- universel de l’Examinateur. Comme ce point etoit important, il s’y etend beaucoup, mais aussi il met la chose hors de doute, apres quoy il marque l’étonnement ou il est qu’un livre qui ne roule don était à l’autre que sur les maximes vltramontaines qui donne a l’Eglise de France pour fondement de la foy une infaillibilité quelle croit condamnée par des conciles generaux soit imprimé dans le Royaume avec approbation et privilege, ce que plus est que sur les extraits si in fideles et si faux d'un tel auteur on surprenne un arrêt contre un livre qu’on n’a pu attaquer quen combattant ogalement et les liberter de notre Eglise, et les proscriptions de l’Eglise universelle d’ouillire un argument invincible contre la pretendüe liberté ou l’Examinateur veut qu’ayant été nos Evèques, et nos Parlements, ny ayant nulle apparence quils neussent
Source citation
The Utrecht Archives, archive number 215, Inventaire, inventory number 3040-4, Première section, La résistance contre La Bulle Unigenitus (inv.no. 949-4175), Réfugiés Français et Belges (inv.no. 1826-4175), Les Orvalistes à Rijnwijk et autres habitants ou visiteurs, Jean-Baptiste le Sesne de Ménilles d'Étemare (+ 29 mars 1770) (Chevalier de Préaux, Rigobert, Senneville, De La Rivière), Minutes, Pièces sur l'Église de France, Port-Royal, les Filles de l'Enfance, le Formulaire et la bulle Unigenitus, 1604-1719, de diverses mains e.a. Mlle de Théméricourt. (Amf. passim). Janseniana. Lettre de Mgr. de Comminges à Mad. de St. Loup sur la sainte Épine, 1716 févr.-1719
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