archieftoegang 215, inventarisnummer 2, pagina 222
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Transcriptie
somme. de Bauny. 4 32 qu’il les consideroit aussi comme les siennes, et l’obligeait de n’en pas douter. M. Bourgeois touché d’une maniere si obligeante chertha les termes les plus respectueux et le plus remplis de reconnoissance dont il ne pût aviser pour lui témoi gner la joie qu’il ressentoit de trouver en sa personne un si puissant protecteur. Il com¬ mença par lui dire qu’il étoit ravi devoir que les jesuites ne dominoient pas tout a fait à Rome comme ils s’en vantoient à Paris. Capponi l’interrompit et lui dit qu’ils les lui envoiât, parce qu’il seroit bien aise de les entendre et d’apprendre deux mêmes ces nouveaux sentimens qu’ils avoient dessein d’établir, qu'il avoit de quoi leur répondre, que c’étoit à Saint Pierre à qui on en vouloit en entreprenant de lui être une de ses chefs, sinon la plus belle, au moins la plus importante, et la plus necessaire aux grands pecheurs, à qui on ne peut ouvrir la porte du ciel par l’absolution qu’après laleur avoir fermée par le refus ou delai- Cependant, ajoutait cet ordinal, ou l’Evangile est feux, où il est vrai, que Ilondit à St Pierre tibi dabo clavis, il n’a point dit Clavem, il a dit les clefs, non la clef; il exagera en suite à M. Bourgeois, combien il étoit important de s’opposer a cette erreur que l’on vou loit établir par des maximes detestables, qu’il savoit de qui étoit celle ci hoc ipso quod quis confessus est jus habet ad absolutionem. que dès lorsqu’un penitent s’est conféssé il a droit à l’absolution, et qu’on ne peut la lui refuser sans injussée. Cependant, lui dit-il, il y a centems que j’ai appris le contraire dans l’école du grand s. Charles, dont jetiens à gloire d’être le discipline; et j’en étois deja instruit avant que ces doctrines nouvelles et leurs au theurs parussent au monde, je ne changerai pas pour eux, et vous serez bien aise que je vous dise ce que je fis dés mon entrée dans l’Archeveché de Ravennes. Je commençai mes fonctions par assembler tous les curés de mon diocese, et leur dire que j’avois appris de mon maitre S. Charles que le plus principal et le plus impor¬ tant tant de leur ministere étoit l’administration du secrement de penitence, mais que c’étoit aussi le plus difficile, qu’ils se souvinssent qu'ils avoient reçu des Evêques. ou plutôt de J’C. même deux puissances, l’une de lier et l'autre de delier, et comme ce servit un très grand abus d’emploier toujours l’une de ces deux puissances sans se servir jamais de lautre, la science du prêtre qui est si louée et si recommandée dans l’Ecriture, consistoit a sçavoir discerner les tems dans lesquels il falloit se servir tantôt de l’une, et tantôt de l’autre, selon les dispositions, et les besoins des penitens que pour les empêcher d’y faire des fautes en deliant ceux qu’il faudroit delier ce qui n’arrive que fort rarement je n’avois et ne savoit rien de meilleur que de les renvoier à St Charles, qu’ils s’instrui¬ sissent dans son Sacramental, ou ils apprendroient, la necessité qu’il y a de sçavoir les an ciens canons penitentiaux, tant pour y apprendre la grandeur des pechés que pour y conformer leur conduite dans l’imposition des penitences, mais que je les exhortoit sur tout d’y bien étudier les regles generales qu’il établit dans l’instruction des confesseurs en la partie 4e de ses actes, ou ils apprendroient qui sont ceux à qui on doit refuser leb¬ solution des confesseurs en la partie qu’ils y remarqueroient les fautes qui se commettent ordinairement dans l’administration du Sacrement de penitence et qu’ils auroient horreur devoir qu’une infinité de pecheurs et de confesseurs se damnent aujourdhui faute d’avoir suivi ces regles, les uns par ignorance, et les autres par mepris, que de ma part je leur montrois le péril et le moien de l’eviter, que c’étoit à eux à s’en servir que sils ne le faisoient, ils se perdroient avec leurs parois siens, leur perte et leur sang seroit sur leur tête et non sur la mienne. Le Cardinal Capponi ajouta en finissant ce discours qu’aiant donné l’Arche veché de Ravennes à son neveu Forregiani ce qu’il lui avoit recommandé avec plus de soin et plus de force étoit l’observation des regles de S’e Charles dans I’administra G9. 333.
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 2, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1625-1652. Livre I-VI
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