archieftoegang 215, inventarisnummer 2, pagina 221
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43°. siobligeante si ouverte et avec de si grands témoignages de confiance et d’amitié que M. Bourgeois en fut surpris, ne sachant à quoi attribuer cette conduite; il crut neantmoins que comme ce grand Lrelat Savoit que celui qu’il honoroit en cela de sa confiance avoit M. le Card. Grimaldin pour protecteur, qui étoit alors presque le seul fidele aussi bien que lui à la maison Barberin ; il étoit persuadé qu’il pouvoit déposer dans le sein de ce docteur le secret de l’Etat où étoit alors sa fortune; et lui apprendre sans crainte que les persecutions du Pape contre les Barberins s’étendroient jusques à lui, et il lui dit donc entre autres choses que le Pape lui avoit retranché depuis un mois sa pension de Cardinal pauvre qui étoit de deux mille ecus par an que l’on avoit allegué plusieurs pretextes, mais que la veritable cause étoit parce qu’il n’avoit pas voulu se séparer des intérêts des Barberins qui n’étoient pas moins les bienfaiteurs du Lape même que les Siens. Depuis cetems là M. Bourgeois lui rendit ses respects le plus assidument qu’il lui fut possible, et à toujours eté persuadé qu’il en avoit reçu de très bons offices pour le succes de sa deputation. Chapitre X. suite des Sollicitations faites par M. Bourgeois à ses Juges. Sermon du P. Osiva Jesuite et sa rétractation. Le 1er. des Cardinaux que Mr Bourgeois vit aprés celui de S t Clement fut Pallota protecteur de l’ordre des Augustus qui etoit fort agé et avoit acquis la réputation d’une sin- guliere pieté dans toutela ville. ce prelat lui aiant fait un accueil très obligeant pour cette raison que les Theologiens qui travaillent à corriger les abus de l’Eglise principalemt. dans l’administration des sacremens de Penitence et de I’Eucharistie doivent être reçes et écoutés favorablement, il lui donna lieu d'entrer en matiere et de l’entretenir des abus contre lesquels M. Arnauld s'eleve dans le livre de la frequente communion; il lui. 431. confession, et les lui representa qu’encore que les communions fussent si frequentes en ce tems; on ne voioit pas néantmoins qu’elles produisissent presqu’aucun effet, et aucun chan¬ gement veritable dans les mœurs des chretiens, dont la seule cause étoit sans doute celle. ci qu’on n’y apportoit pas les préparations necessaires, et que l‘on se contentoit la plupart du tems de parler de confessions sans se mettre en peine de la conversation du cœur, sans faire penitence, et sans s’appliquer à la punition des crimes passés, ce qui est manifestement contraire au St. Concile de Trente, de la M. Bourgeois passant à la matiere des fausses pénitences lui dit ce qu’il en avoit appris des Srs. Peres de l’Eglise et des Papescités dans le livre de la freqte communion et de la tradition de l’Eglise, et ce bon Cardinal y prit tant de gout que sa joie étoit un temoignage. suffisant pour faire croire qu’il seroit favorable à la cause qui lui étoit recommandée, mais il ota à M. Bourgeois toute occasion d’en douter après lui avoir relevé le merite du livre de la freqte communion, disant que dieu en tireroit sa gloire, les confesseurs leurs instructions, et les penitens leur salut s'ils vouloient le suivre, et il le trouva toujours dans les mêmes sentimens lorsqu’il continua de le visiter comme il fit encore deux ou trois fois par ses ordres. Après cette visite M. Bourgeois alla solliciter un autre Cardinal dun grand merite et qui méritoit du respect pour son age et pour ses grandes qualités, car comme la pieté du Cardinal Palotta se faisoit voir en sa douceur; la foi et les prit de Capponi parois soit dans sa vigueur dans une gravité et une prestance non commune et dans un ton de voix si majestueux qu’il portoit naturellement au respect, celui qui lui alloit rendre cette visite n’eut pas besoin de lui en dire d’abord le sujet comme il avoit fait aux autres, car ce Cardinal le prenant d’une maniere fort civille lui dit qu’il scavoit l’occasion que l’avoit amené de Paris à Rome ; que sa cause étant aussi juste qu’elle étoit, il ne seroit pas seul à la deffendre, qu’il savoit qu'elles étoient ses veritables parties
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 2, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1625-1652. Livre I-VI
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