archieftoegang 215, inventarisnummer 2, pagina 153
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296. rité dans les choses spirituelles, elle s’estima obligée de se renfermer dans les limites sans vouloir decider d’une matiere de religion et ne devoir pas étendre jusques là la souveraineté de sa puissance roiale. Les Jesuites aiant donc vû qu’ils avoient mal pris leurs mesures sur ce sujet, eurent recours à un autre moien, et entreprirent de bannir M. Arnauld du Roiaume faisant inspirer à la Reine par leurs partisans de lui commander de sortir de france pour aller se justifier à Rome du livre qu’il avoit composé, comme si cet ouvrage fut devenu mauvais dés qu’il avoit commencé à leur déplaire. Cette Intrigue leur reussit assez bien pour en faire expedier l’ordre à M. Arnauld, et pour y comprendre aussi M. de Barcos neveu de M. des Cyran et son successeur dans cette abbaye, quoi qu’il n’y eut pas le moindre pretexte de lui faire ce comman dement n’aiant point écrit de cette matiere, et n‘aiant rien a demêler avec personne touchant la doctrine. Mais dès que la nouvelle en fut répendüe dans le monde, il n’y eut eut personne de tous ceux qui ont quelque affection pour la liberté des sujets du Roi, et pour les maximes du Roiaume qui n’en temoignassent de l’indignation, on regarda cette nouveauté comme une chose tout a fait contraire à notre usage; et detres pernisci¬ euse consequence on l’attribua moins à la Reine qu’a M. le Card. Mazarin qui n’avoit pas encore achevé la premiere année de son ministere, on cout qu’étant étranger il se mettroit fort peu en peine de nos mœurs qu’il tacheroit de faire ses affaires dans la cour de Rome aux dépens des libertés de l’Église Gallicene pour lesquelles il n’avoit que de l’indiference ou du mepris et que ce commen¬ cement si surprenant n’etoit deja que trop capable de faire comprendre à bout 297. tout le monde ce que l'on pouvoit esperer à l’avenir du gouvernement d’un Italien. Ces plaintes ne se reduisirent point au murmure de quelques simples parti¬ culiers. les plus augustes et les plus considerables corps de l’Etat ouvrirent les yeux sur une affaire de cette importance; il n’y eut personne dans toutes les defentedes Eveg. 1.e part. compagnies qui ne fût uni dans les mêmes sentimens touchant ce voiage ch. 12. p. 90. rep. de l'Voir. et la raison civile politique et Ecclesiastique avoit fait une impression sigene = vertue de Paris au 8. rale sur tous les esprits qu’ils crurent que ce seroit manquer au devoir de Cautin 2.20. Labadoeus leur conscience et à l’obligation de leurs charges, de ne point faire des Rezurum fransicarum. montrances à la Reine sur ce sujet. Ainsi l’affaire de M. Arnauld commença de n’être plus considerée comme la cause d’un particulier, et on cout par un sentiment universel que l'Eglise et l’Etat y étoient interessés. C’est ce qui fit que Mgrs les Évêques qui étoient alors à Paris, le Parlement la faculté de Theologie en general, la maison de Sorbonne en particulier, et toute l’Vniversité en corps firent leurs remontrances et furent tous écoutés favorablement de la Reine, ils lui representerent que le commandement de ce voiage etoit tout nouveau, et absolument sans exemple, que la dignité Episcopale y étoit manifestement blessée en la personne de Mgrs les Prelats approbateurs du livre de la frequente communion, que s’agissant d’un livre qui étoit tout de Theologie et tout du doctrine elle le pouvoit faire exa miner par les prelats de son Roiaume suivant la coutume de nos Rois que si elle croioit qu’il l’eût eté suffisamment par tant d’Evêques qui en étoient les approbateurs, elle pouvoit en laisser le dernier et souverain Jugemt. au Pape, que leur honneur seroit blessé par l’envoi de l'autheur du livre
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 2, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1625-1652. Livre I-VI
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