archieftoegang 215, inventarisnummer 2, pagina 117
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226. particulierement deux qu’il lui avoit demandées dans le tems de sa deten sion, la premiere fut que son affliction fut pour lui seul et que ses amis ne s’y trouvassent point engagés. Dieu exauça cette priere, et quoi que M. le Card. de Riche lieu, M. LʼEvêque de Langres, Les Jesuites, lʼabbé de Prieres Bernardin, plusieurs Ecclesiastiques et religieux entre lesquels les Capucins étoient les plus animés, menaçassent tous les jours M. Singlin qui étoit son ami intime aussi bien que son confesseur et celui de P. R. de le chasser de ce monastere et de l’envoier hors de Paris. La conspi¬ ration qu’ils avaient faite n’eut aucun effet. Ils avoient eû aussi le dessein de troubler le monastere de P. R. par une visite de Juges Ecclesiastiques qui devoient être authorisés par M. L’Archeveque de Paris, et ils en témoi- gnoient tant d’ardeur que l’on crût pendant plus de quatre mois qu’elle le feroit, mais dieu arreta encore cette violence. M. de S. Cyran lui avoit aussi demandé comme une grace particuliere qu’il ne permit pas qu’on trouvât quelque pretexte dans quelqu’uns de ses pa¬ piers pour decrier sa doctrine, et pour causer un scandale dans l’Eglise, ce que Dieu empêcha aussi d’une maniere admirable, car ses papiers étant tombés entre les mains de ses plus grands ennemis parmi lesquels il y en avoit plusieurs à qui l’on pourroit attribuer ces paroles de St. Augustin, qu’ils dresseroient des pieges aux syllabes pour en abuser par leurs chécanes pendant qu’ils étoient visiblement prevaricateurs des divins commandemens aucupes sylla barum et prévaricatores syllabarum les yeux de la plus maligne censure n’ytrou¬ verent rien a reprendre, et sa détention ne servit qu’a le rendre plus célebre dans l’Eglise aussi bien pour la pureté que pour le minence de sa doctrine. 227. Chapitre XXI. Troisieme sermon preché par Mr. habert dans l’Eglise de Paris. On attendoit avec quelque sorte d’impatience la septuagesime pour voir Si M. habert iroit jusques au bout et si un silence de quelques mois ne seroit pas capable de lui donner un peu de moderation, mais ceux qui se flattoient de cette pensée en furent bientôt de trompés, car dès qu’il commença a ouvrir la bouche il se forma des monstres pour les combattre; et aprés avoir un peu parlé de la lumiere et des tenebres, comme il avoit fait dans son sermon pre- cedent, il entreprit de parler de la sainteté de la foi, et de montrer que sans cela il ne peut y avoir ni sainteté de personnes, ni sainteres de doctrine, et de là il dit, nous ruinerons aisément ce que l’on dit que ces opinions sont vraies, et saintes parce que des personnes saintes, religieuses, et de vie ex¬ emplaire les croient et les publient, car ce n’est point par la Sainteté des per¬ sonnes, laquelle néanmoins nous ferons voir n’être qu’apparente,qu’on doit juger de la Sainteté de la foi. non judicamus fidem experronis sedafide personas- C’etoit quelque chose qu’il combat d’accord que les sentimens santre lesquels il s’élevoit avec tant de chaleur et de passion fussent soutenus par des per¬ sonnes Stes., religieuses, et de vie exemplaire ; mais c’étoit une pure illu¬ sion de prétendre comme il faisoit que l’on se servit de leur probité pour et a blir la doctrine de St. Augustin. En 2.nd lieu, dit il, nous voions que beaucoup d’herctiques, et d'here siarques ont été en reputation de Sainteté, il en montra quelques-uns, et mit du nombre Nepos qui étoit un catholique très vertueux, qui était tombé dans l’erreur des Millenaires, comme quelques autres Saints des premiers siecles; mais il s’arrêta particulierement à Pelage par une étrange comparaison d’un heretique opiniatre avec un Evêque Soumis à l’Eglise
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 2, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1625-1652. Livre I-VI
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