trop doux de ne nous point excommunier. Elles médit qu'elle avoit refusé de mes prendre aussi bien que pas une de nos sœurs, mais que M. de Paris l'en avoit fort pressé en consideration de mes parens quelle pensoit qu'ayant eu à sortir de notre mai son je n'etois pas fachée d'être en la sienne plus¬ tot qu'en une autre. Je lui dis fort simplement que non, parce qu'en y venant j'accomplissois la volonté de Dieu et non pas la mienne, que je ne me regardois plus que comme une personne qui en en purgatoire, et qui n'asplus d'autre soin que de satisfaire à Dieu pour ses pechés et que je serois aussi contenté pour ce sujet d'aller en Canada ou dans un Cachot, si on m'y vouloit mettre. Le Lendemain elle me vint voir et me fit beaucoup de Caresses et d'offresd et sousservice. Elle me temoigna comparir a toutes nos peines et me dit qu'elle ne doutoit point que dans l'é- tat ou j'etois, j'avais souvent de mauvaises heures à pasler. C'est pourquoy elle me priafd. l'envoyer querir avec Une entiere liberté tou¬ tesf et fois que je souhaitterois de la voir pour me divertir. Jela remerciaté tres humblement deff a Charité et Je luis temoignai que n'apprehendois point d'alloir de mauvaiser heures puisque je me pouvois regarder comme telles celles que Dieu me donnoit praccomplir sa volonté et que Je ne cherchois point d’autre con- solution que celle que j'estrouvois auspied du Crucetin, surquoy elle me dit qu'elle m'auroit estimée heureuse si je n’avois point été separée des Sacremens. Trois Jours apres Mad. Bignon entra dans la maison, on m'en avertit quand elle fut venüe et ons l'amena aussi un à nôtre chambre, on la flaits a seule une heure entiere. Iest uy temoignay que je ne me pouvoit rejouir d'avoir l'honneur de la fvoir parce que je voyois qu'on lui accordoit cette permission seulement afin de l'empêcher de faire des plaintes qui auroient pu eclater dans le monde. Cesque tesluy prouvais disant que la frigueur qu'on exerçoit sur les notres croit telle qu'on avoit meme refusé de dire à ma œur. Sr. Angelique que M. Son Pere avoit envoyé ses- voix de ses nouvelles peu de jours apres l'enledement. adame M. Bignon m'ayant temoigné beaucoup d'affecz tion me pria instament de lui dire avec une entière liberté si je n’étois pas contente en cette maison et Si Iessouhaittois d'aller en un autre, comme aussi tout ce que je pouvois desirer. Je lui dis que Je serois bien aise d'avoir tous les jours une demise heure de temps pour faire l'assistance devant le Sr. sacrement, elle se promettoit d'obtenir cela facilement et toute autre choses qu'elle auroit pû demander. mais on fit difficulté de lui accorder à cause quelle desiroit que ce fut s'a presdiné et qu'il y avoit disoit on un trop long chemin depuis nôtre chambre jusqu'à la Chapelle; Car on faisoit peurs de mon 215
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 9, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Diverses relations, 1644-1666. Captivités des sœurs Briquet et Dupré. Touchant la séparation du bien, 1666 mars. Maladie de Suzanne Champagne, 1666 sept. 26. Récit de la conduite de Mgr. de Harlay, 1671-1695. (Amf. 10, 18 et 19)
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