archieftoegang 215, inventarisnummer 9, pagina 249
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Transcriptie
meres me firent rendre visite par une bonne mere de leur Monastere) mais qui est profes se de la maison de Nancy, nommée la mere Marie Joseph agée de 73 ans et à qui je n'avois pas encore parlé, quoy que je leusse souhaité, mais comme je ne voulois parler a personne, je nosois demander cette mere la non plus qu'une autre, quoyque le re- cit que l'on m'avoit fait delles m'en eût son ne le desir plusieurs fois, je goutas beau- coup son esprit, et ce qui en fut cause c'est quelle n'a jamais eu d'autre directeur que Dieu seul elle est fort éclairée sur la grace et cela par lonction du st esprit: car elle na jamais lui aucun livre, se contentant des sermons et des lectures communes de la communauté. Je luy disois souvent que si elle a voit épté a P. R. elle eut ésté une des plus fermes; mais ayant l'ame si pures elle ne peut pas croire, tout ce qui s'est fait de mal dans cette affaire: et comme elle ne sait rien de tout cela, et que c'est qu'il s'agit se son superieur luy com d'un livre latin mande, elle signera, car jusqu'a présent on n'a point encore fait de signature dans ce monastere, et j'ai souvent dit à la Rde mere que j'esperois que l'on ne leur en de men de roit point, que cette bonne fille ne soit morte, je dis a cette bonne mere les peines que j'avois de mon action, et elle me fortifia. Je goutois d'autant plus ce qu'elle me disoit que je la trouvois toutes pleines de bonnes maximes que l'on nous avoit enseignées, et qu'elle me portoit à la conpance en Dieu, dont j’avois grand besoin; outre que mes peines n'estoient pas alors trop solides, et que mon action etoit faite. Cette bonne mere fut cause que je communiai au bout de quinze jours et depuis ce tems là je fus environ trois se maines, ou au plus un mois, satisfaite et de mon estat j'avoue que je ne scay ou estoit mon esprit: car je ne voyois plus qu'obeis setoiera. sance et toutes mes cumieres urent estointes et je le disois aux deux autres meres cy devant nommees qui me venoient voir que je ne me connaissois plus; que j'etois une pauvre aveugle, et denvée de tout. Elles tour noient et tout cela selon leur lumiéres, mais moy qui lentendoient selon les mienes je ne trouois point de bonnes consolations, sinon en me couvrant comme l'on dit du sac mouillé de l'obeissance, car cils est tres certain, que si la balance n'eut est plus Petri fort dans mon esprit que je devois obeir, je ne l'aurois jamais faits par ce 87 du côté delast gnature, et que je unce in Iusto quaesto de persuadre 80.
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 9, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Diverses relations, 1644-1666. Captivités des sœurs Briquet et Dupré. Touchant la séparation du bien, 1666 mars. Maladie de Suzanne Champagne, 1666 sept. 26. Récit de la conduite de Mgr. de Harlay, 1671-1695. (Amf. 10, 18 et 19)
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