archieftoegang 215, inventarisnummer 9, pagina 235
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Transcriptie
58 sur mon sujet et en ma presence jamais je ne fus dans une telle d'etresse car il me sembloit que tout au sortir de devant Mr L'etrehevoque jallois mourir, et j'estois sy troublee que Je ne voyois que l'en fer. Je me le vay du fait teuil ou j'etoit et je m'acontai contre la nue oockque raille tant j'etois foible et M'Carcht me vit: ne bien, ma bonne fille, ne voulez vous donc point signer; voultéz vous toujours estre opiniastre. Je luy fis cette malheureux se reponse, je n'en suis pas éloignée, Monsieur aussi tost reprit son siège avec bien de la joye, et commenca a mexhorter et a me faire voir encore quil ne me demendait qu'un simple acquiescement et enfin pour a regret a sd. Mere, Monseigneur parler en bon françois, et ne demande que vostre nom, et pour tout le reste il ne ser met pas en peine car il m'acordoit tous mes doutes en la maniere que je les proposois weque et que je le voulois. on passa à M. L'Arch de lancre et du papier pour ecrire cette decla ration quil nous donne pour nostre decharge noanmoing et que ne ses chargea jamais personnes et que m'a beaucoup chargée. Je dis a Mr L'Archoqué, que je ne le faisois que par une obéissance aveugle, et que j’avois encore tous mes doutes dans l'esprit; mais qu'il me restoit cette crainte s'y luy qui estoit mon superieur persistant a me le Commander, je devois toujours lui resister, et que dans de deux doutes j'avois pris le parti- celui qui me paroissoit le plus sur, qui estoit de me jette er entre les bras de mon superieur. spond. il me dit que c'estoit comme de voit faire une bonne Religieusse, et que je le ravissois, et ajouta moi je dis que j'effois bien triste. il me dit que si je voultois encore du tems pour m'affermir quil m'en sonneroit, et quil reviendroit dans quatre ou cinq jours, je luy dis quil nestoit pas necesaire, puis que je ne regardois que to beissance. Il me dit quelque chose du mande ment et du malheureux formulaire, et j’avoue a ma confusion avec la douleur, et la contre tion que je dois avoir d'un sy mechant coup que pendant qu'on me le lisoit, je ne voulois pastentendre lire de crainte que l'horreur que j’en aurois ne merspeschat de le signer, et me fit sortir de cette obéissance aveugle ou le Diable m'avoit prèsipitée. ereque Ensuite Mr L’Ar en me passa cette declara non quil avoit pris la peine d'écrire tout du long et de la signer. Je la leus, et ensuite il me passa son mandement, et il me dit ma bonne saur faites le de bonnes graces et de bon cœur dans le moment je le pris et le re- pliaz assez froidement et le lui voulues Kondigweur rendre, en luij disant: chez je ne le fais nulle ment de bonne grace ni de bon cœur, je le faits par obbeissances, comme par contrainte et par necessité; et s'il vous plaîts de m'en exemter, il ny a sorte de penitence que je vous ne sois preste de subir. Je ais demandé de retouner dans nostre monastere, mais sil 50
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 9, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Diverses relations, 1644-1666. Captivités des sœurs Briquet et Dupré. Touchant la séparation du bien, 1666 mars. Maladie de Suzanne Champagne, 1666 sept. 26. Récit de la conduite de Mgr. de Harlay, 1671-1695. (Amf. 10, 18 et 19)
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