archieftoegang 215, inventarisnummer 9, pagina 234
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Transcriptie
56 dit si depuis. Je coutaiz tout ce qu'il plut à sa de me dire, et je luy repondit sans faire aucun semblant de mon affoiblissement. car tout ce quil me disoit ne me convain- quoit pas, mais je sentois encore cette auquel je devois aeder peene des deux doutes dans lesquels j'etois si j'obeirois ou non lequel des deux je pren trois cest pourquoy je le suppléay tres humblement de me faire retourner a emmentan paris luy disant qu'il etoit bien rudé s'estre s'y eloignée de mon superieur dans un estat de maladie de privation dessa crements, et dans un lieu où je ne pouvois avoir de confience, n'y tirer aucunes assis tance du confesseur. je le pressois d'autant plus, que je ne pouvois plus resister aux craintes que j'avois dans l'esprit, et la tenta tion estoit sy fortes qu'il me sembloit que la mort me prendroit aussi tost qu'il seroit parti, et enfin j'estois presque résolue, et j'eusse bien voulu obtenir ce petit changemt esperant d'avoir quelque petite lumiere exterieure sur mes doutes. Comme Mr L'Andreque nesperait rien de mois, et se le va sans vouloir entendre en aucune sorte de me faire retour ner a paris dans quelques Monastere que ce fut. Et me dit quil voyoit bien qu'il ny avoit rien a faire avec moi; qu'une autre fois je serois un peut-estre meilleure estat qu'il ne pouvoit pas me permettre de me con- 5 fesser dans cette disposition, et qu'il n’y avoit aucun prestre qui put absoudre une rebelle et Enfin il me dit bien des choses semblables qui ne faisoient que m'acabler. Il dit, appellez la F. Mere. Je l'appelay: car je me doutois bien quelle estoit à la porte, et puis je n'avois regus pas la force d'aller bien loin. Mr L'Arch dit à la R de Mere que j’avois grande envie de les quitter et elle lui repondit qu'il estoit vraie car je ne leur avais pas celé et me me je me fachois tout doucement contre elle pour cela meme, mais elles ne se rebutoient de rien, et tâchoient de me faire voir dans toutes les rencontres que pour être éloigné de paris je ne menquerois de rien, ni pour le spiré tuelle, ni pour le temporel. Je ne mets sous ois quere du temporel; mais pour le spirituelle we manquost beaucoup. il cela netoit pas vray. Il est vray qu'elles ont fait tout ce quelles ont pu pour me soulager dans mes infirmitez, et cela avec charité. je n'avois pas pl fait une sip lourde faute et 1, chez elles toutes les afflictions qu'elles m'ont données pour m'y exhorter seroient couvertes heer par leur charité, mais avant fait dans une maison une six me chante action, je ne puis que je ne regarde leur monastere comme une beu de Babitone pour moy elle sont jou un grand bequi desir dobliger Mr Letrep et jeusse bien vou lu que ce n'eut point esté a mes dépens Pendant que la R de Mere parloit a M. Larcheveque
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 9, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Diverses relations, 1644-1666. Captivités des sœurs Briquet et Dupré. Touchant la séparation du bien, 1666 mars. Maladie de Suzanne Champagne, 1666 sept. 26. Récit de la conduite de Mgr. de Harlay, 1671-1695. (Amf. 10, 18 et 19)
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