archieftoegang 215, inventarisnummer 9, pagina 230
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Transcriptie
pour les extrêmes douleurs que je souffrois a de mon abcet, qui estant tout preêt à crever, me rendoit tout le cops maladiet me donnoit de six grands maux de cœurs quil me sembloit quelque fois que j'etois preste d'expirer. Les inquiétudes de mon esprit ren- doint mon corps encore plus mala des et les doulleurs de mon corps affoiblis soient mon esprit. Personne ne se pouvoit appen¬ ce voir de ce que se passoit en moy, car quand il estoit question de parler et de respondne a lune de ces deux meres, que venoient me voir et m'exhorter, je leur parlois avec la mesme force qu’a l’ordinaire vous scavez mon Pieu avec combien de larmes je vous priois de m'eclairer dans mes tenebres, et me faire con noître vos tresse volonté toute admirable, mais je ne le faisois pas avec humilité et ni avec assez de confiance en vous. Je m'amusois a examiner dans mon esprit le pour et le contre, et cela avec tant de violence et d'amen¬ tume, que je ne scavois plus à quoi me resou_ dre. Le Diable venoit a l'aide de tous mes raisonnements humains, et m'a menoit son obeissance aveugle; mais quand je me ne me ensuite à considerer les circonstances de cette affaire, la vertu et la solidité des personnes qui avoient autrefois soutenu cette cause, et ceux qui vivoient encore, je ne sa vois plus de quelque costé tour nex Le desir commença à me prendre de stavoir quelques nouvelles veritables de nostre monasterey car je n'en savois aucu- lois. nes, sinon que l’on me disoit sans cesse, que tout y éstoit renverse; qu'il n'y avoit plus d'esprit de religion, point de silence, tous les exercices negugés; que celles qui n'avoient point signé se comportoient si mal, que cela estoit honteux, quelles faisoient despro ces verbaux pleins de menteries, et qu'après quils estoient faits, elles ne pouvoient plus les soutenir, et qu'elles extoient contraintes d'en demander wegne. pardon à M. L'Arch, et que celles à qui il estoit resté un peu du pudeux les de sa voüent vous scavez mon Dieu, que je n'ay jamais rien de toutes ces choses et avec quelle douleur, je recevois et res poursois tout cela. Et si vostre ste main ein retirée de moy (ce que j'avois ne se fût. bien mérite) un grain de fois et de conf ance en vous auroit tran stor transporté qui nétoient les montagnes de disigulteize and therois oot a montagnes, que parce que je jach mon propre esprit, a cablé de peines et de maladies que me les faisoient paroistre telles voila lestat de mon pauvre esprit en ce jems là, et Personnes ne l’connoissoit que vous, mon Dieu, et j'estois bien resolue de ne me sécouvrir à personne, pour ne donner aucun lieu de m'assoiblir outre que javois encore des peines que je n'avois 40 48
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 9, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Diverses relations, 1644-1666. Captivités des sœurs Briquet et Dupré. Touchant la séparation du bien, 1666 mars. Maladie de Suzanne Champagne, 1666 sept. 26. Récit de la conduite de Mgr. de Harlay, 1671-1695. (Amf. 10, 18 et 19)
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