archieftoegang 215, inventarisnummer 9, pagina 186
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et ce que je suis bien aise que vous scachiez, qui est que j'ai eu beaucoup de peine a rendre le temoignage de nôtre foy que nous avons rendu a Mr. Le Doyen Sur son mandement, ce n'est pas que je ne fusse bien aise de rendre raison de ma foy à qui que ce soit par la grace de Dieu, mais j'eusse bien voulu que nous ne cessions point écrit au dos de ce formulaire, mais dessus du papier blanc, et vous pouvez juger de la si je pourvis me retoudre et signer le formulaire, et condamner un livre que je n'ai jamais lû, et que je suis incapable d'Entendre. D. Enfin vous etes plus sage que le Pape, que l'Eglise, que vôtre archevêques au nom de Dieu, ma soeur pensez à vous voila un orgueil insuportable, et je ne crois point que vous puissiez faire votre Saint en l'Etat ou vous êtes, et cela m'afflige, je ne trouve point d'humilité, ny d'obeissance dans cette maison, et sans ces deux vertus tou le reste n'est rien, et je n'en fais pas grand cas. R. mais, Monseigneur, je vous suplie tres humblement de faire épreuve de nôtre obeissance en tout ce qu'il vous plaira, et vous verrez avec quel respect et soumission nous l'accomplirons, et je ne scache point au monde rien qui nous puisse tant affiger que de nous voir dans l'Etat de ne pouvoir vous satisfaire. il y alongtems que nous prions Dieu, afin qu'il lui plaise de vous inspirer. D. Et quoi inspirer! de faire votre volenté commandez tout ce que vous voudrez, et nous ne ferons que ce que nous voudrons; qui manque en un point, manque en tout, car vous êtes les sages plus éclaircés que le Pape, que votre archeveque, que tous les ordres Religieux et Communautés. Voila les Peres de l'oratoire, le Pere de S. Marthe, tout de personnes considerables qui reviennent tous les jours, qui reconnoissent leurs Erreurs, ce qui est une grande vertu car on peut soutenir une opinion quelque tems, quand on la croit bonne, mais quand le Pape en a décidé, que l’Eglise y a passé, on doit lui obeir. R. mais, Mgr D. Ecoutez moy, et je vous commande de la part de Dieu de me parler simplement et verit allement, et ne me détourner point les chiser or choses. N'est-il pas vrai que vous avez dit que nous ne signe ricz jamais le formulaire. R ouis monsq. je l'ai dit D. Et bien voila sil pas une hardiesse bien grande, et un Etrange orgueil et quand et comment l'avez vous dit R. Je sçais bien, Mgr. que je l'ai dit deux fois en Communauté. D. Et pourquoy en Communauté? Et pour quelle raison! R. quand on nous a lû des mandemens Mgr. D. Et lesquels. R. La premiere fois ce fût quand on nous lût le mandement de M Le Doyen. D. ne l'avez vous dit que cette fois. R oui, Mgr. je l'ai encore dit une autrefois D. Et vous a ton bien entendu. R. Je ne sçais pas Mgr. si toute la Communauté ma Entendu, car je ne le disois pas d'un ton a Nee haut pous être entendu de toutes mais aussi je ne le disois pas si bas que toutes celles de mes soeurs qui etoient proches de moy ne me pûssent bien entendre. D. voila qui est terrible de se fortifier comme cela les unes les autres contre le Pape, les Eveques, et vôtre propre archeveque. mais Enfin ma soeur, pensez à vous, et ne mellez ainsi votre salut au hazard par un Entetement et un arret d'esprit insuportable, suivez plus tôt les Exemples de tant de personnes considerables qui reviennent tous les jours, et même des personnes qui soutenoient le plus ces sortes de sentimens, et qui sont tres considerables tant pour leur vertu, comme par leur science. vous voyez un Mr de Ste Beuve R.O. Mgr., c'est ma douleur, et Dieu scait les prieres que je fais continuellement pour lui. D. vous êtes une folle, on voit bien que vous ne sçavez ce que vous dites, et que vous êtes pleine d'orgueil de juger ainsi des personnes si considerables! N'est-ce pas vous qui me lisiez tantot évangile ne jugez point et vous ne serez point jugés. Je me mis à genoux: car il me dit ces paroles d'un ton tout a fait haut, et il paroissoit-être faché
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 9, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Diverses relations, 1644-1666. Captivités des sœurs Briquet et Dupré. Touchant la séparation du bien, 1666 mars. Maladie de Suzanne Champagne, 1666 sept. 26. Récit de la conduite de Mgr. de Harlay, 1671-1695. (Amf. 10, 18 et 19)
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