archieftoegang 215, inventarisnummer 9, pagina 176
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Transcriptie
nous eussions été d'un même sentiment, nous temoi¬ -gnons la joie que nous avions d'aller à P. R. des Champs dans un tems ou, comme j’ai dit, on ne pensoit jamais à y envoier personne, mais plutôt à en retirer celles qui ny pouvoient passer les grandes chaleurs; sans y devenir malades. Après quelque peu d'entretien que nous eumes d'abord ensemble sur le sujet de notre joie je ne dis presque plus mot, et vous commençatis, mon Dieu, a me faire la grace de vous prier avec plus distance que je n'avois fait, afin que vous me fissiez connoître votre sainte volonté, et que vous ne me cachassiez plus vôtre face, et que si au contraire mon action étoit bonne, vous me donnassiés une claire. lumiere et une stabilite pour demeurer ferme dans mon état et dans l’obeissance que je vous avois rendue Cette derniere prière se faisoit si froidement que ce netoit que glace dans mon cœur et au contraire, s'entois bien plus de ferveur quand je venois à dire, mais aussi si c'est vôtre volonté que je renonce à tout, donnés moi la force et l'humilité de le faire genereusement en¬ sorte que je vous puisse servir avec joie le reste de mes jours car je ne puis rien faire sans vous Je me mis ensuite à prier Dieu, et je disois en moi même quoi on ne me demande que la soumission et une marque de mon obuissance, et par mon seing je proteste la croiance a la face de de l’Eglise et des Saint autels et sur les gains Evangiles. Vous m'avés donné l'amour de la verité, mon Dieu, et j'embrasse le mensonge, tout ceci sont des violences. Je repassois dans mon esprit ces beaux exemples de lhistoire de l'Eglise, de ce que les sains avoient fait pour empêcher que les fideles ne se resi¬ rassent de l'Eglise. Je repassois ainsi dans mon esprit toutes ces choses et une infinité d'autres tout le long du chemin que j’omets pour abreger. Notre carosse ne pouvoit marcher et nos sœurs qui etoient derriere nous, nous devancerent leurs chevaux marchoient avec une vitesse extreme et les notres ne pouvoient aller, et même un tomba. Je disois en moi même, c'est qu'ils ne veulent pas me mener a P. R. ils sentent ma mauvaise action. Trois de nos jours decendirent pour rendre le carosse plus leger et soulager le cheval je ne le pas faire parce que je me trouvois mal, on releva ce Cheval et quelque tems après il retomba encore Cest pourquoi je pris resolution de sortir du carosse: ce que je dis ici n'est que pour faire voir les l'agitations de mon pauvre esprit. Etant decendue j'allai de carosse en carosses embrasser nos sœurs qui ne me dirent aucune parole. J'aperens dans un, un Ecclesiastique fort jeune se dis en moi. meme toute jeunesse point de barbe blanche, ce ne sera pas a de semblables personnes que je portetai mes peines, et je dis à Dieu, ce sera a vous Seigt 133
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 9, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Diverses relations, 1644-1666. Captivités des sœurs Briquet et Dupré. Touchant la séparation du bien, 1666 mars. Maladie de Suzanne Champagne, 1666 sept. 26. Récit de la conduite de Mgr. de Harlay, 1671-1695. (Amf. 10, 18 et 19)
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