archieftoegang 215, inventarisnummer 9, pagina 150
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Transcriptie
que c’etoit afin que je n’eusse pas le tems de faire aucune reflexion sur mes peines. Je commencai à trembler terriblement pour la Sainte Communion repassant dans mon esprit ce que j’ai dit ci devât, où etoit ma douleur si cetoit une faute de si grande consequence qu'elle eut merité qu'on nous privât de la Sainte Communion, que lon nous chassât de nôtre Monastere et que l'on nous vint prison nieres si bien gardées, enfin j’avois de grandes peines, et je fis vau a Dieu en lhonneur de S. Joseph pour le reste de mes jours, afin que si j’avois fait la volonté de Dieu, il m’obtint de sa divine majesté quil me le fit connoître en me donnant quelque stabilité dans mon esprit et que si au contraire je ne l'avois pas faite, il me le fit aussi connoitre. La nuit et le jour se passa ainsi, le matin du jour de la sainte Vierge, la Ste Communion aprochant je ne pouvois m'y resoudre et je pleu vai beaucoup quoique je ne sois pas facile a repandre des larmes, et je croi que j'en ai repandu plus pour cette affaire que je n'avois fait dans tout le reste de mavie y comprenas meme les larmes de l'enfance. Quand la Ste Messe fut toute prête à commencer, je cru que je devois avertir la et de Mere que je ne pouvois me resoudre de communier me sem- blant que ceut été un scandale de n'en pas aversir. avertir. J'avoue à ma confusion que comme Dieu s'etoit retiré de moi ma crainte etoit toute branlante comme moi, et je n'avois rien à dire de plus solide, sinon que je voulois attendre ne Meres, et que j'avois dit à Dieu que si mon action lui plaisoit, qu’il lui plus me donner une des trois personnes que je lui avois mar- quées, et aussi que si j’avois mal fait; je l'avois Suplié tres humblement quil les en preservât par sa grace. La Mere me representa que j'offenserois beaucoup Mr. Carcheveque qui avoit pris la peine de venir et de quitter toute affaire afin que je pusse communier. a la fête. Je repondis que je craignois bien plus de déplaire à Breu qu’a Monseigneur. et que je n'avois pas d'bei a Mgr come à Mgr. mais a Dieu en la personne de Mgr. et que je craignois que mon action ne lui fut point agreable Elle me dit que cetoit le Diable qui me tentoit, et elle ajouta vous avez encore toute la Sainse Messe a prier Dieu, vous verzés que si vous vous faites violence à ce coup, toutes vos peines s'evanouiront. Je nen dis pas d'avantage, et n'étois pas plus resolué car je n'avois pas grande croiance ni grande confiance en elle. Pendant la Ste Messe je craignera que ce ne fût une tentation, et ainsi je ne laissa pas
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 9, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Diverses relations, 1644-1666. Captivités des sœurs Briquet et Dupré. Touchant la séparation du bien, 1666 mars. Maladie de Suzanne Champagne, 1666 sept. 26. Récit de la conduite de Mgr. de Harlay, 1671-1695. (Amf. 10, 18 et 19)
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