archieftoegang 215, inventarisnummer 1, pagina 203
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ie 36. Paris dans le 1er Parlement du Royaume de france solliciter et même plaider quelques fois dans les plus petites jurisdiction de la Campagne, pour la défense des justes droits que l'on vouloit enlever a de pauvres filles, Et ce qu’il reconnoissoit avoir fait auparavant pour la vanité, il s’en acquitoit alors par un mouvement tres pur de la charité, ai- mant à rendre à Dieu même en cette manière si rabaissée et si hum¬ ble les services qu’il avoit rendus au monde dans des vues toutes differtes Dieu donna sa bénédiction a ses soins si charitables puisqu'il retablit les affaires de cette maison et remit le temporel en meilleur état qu’auparavant; mais il bénit d’une maniere sans comparaison plus abondante les Srs travaux de sa pénitence, puisque son exemple attira dans le même lieu beaucoup d’amis qui imiterent sa piété, ses austéritez et son amour pour la verité. Cependant ce concours de plusieurs personnes de considération qui quittoient le monde et des emplois considerables pour se venir cacher avec lui dans le desert, suscita de nouveaux troubles qui l'obligérent en l'année 1655. d'en sortir encore une fois: mais parcequ’il regarda toujours ce lieu coe celui que Dieu avoit destiné pour l’accomplissement de sa pénitence il n'eut jamais d'autres vues que d'y retourner, coed il le fit en effet dès l'année Suivante, pour n’en plus sortir jusqu’à la mort. Cette maison ne peut assez reconnoître sa charité, ni reverer autant qu’elle doit les exemples de piété et de penitence qui nous ont paru dans toute la conduite de sa vie. Son amour pour la pauvreté le porta dabord à nous donner tout son bien. Il ne s’est véni que de la manière la plus simple, et toujours la même sans y rien changer jusqu’à la mort. Il avoit un tel respect pour l'état de la Sainte Virginité qu'il se regardoit veritablement coed un misérable pecheur en comparaison des Religieuses qui étoient venues se rétablir en cette Abbaye. Ces sentimens qu’il avoit de sa misére le porta à les conjurer avec une humilité presqu’incroyable de prier pour lui, regardant non seulem les pecher de sa vie passée mais meme sa pénitence, coe ayant besoin de toutes leurs larmes, et de toute la misericorde de J. C. leur Epoux voulant vivre et mourir avec l’habit et le nom, non de leur frere dont il se croyoit indigne, mais d’un de leurs serviteurs, et se trou- vant trop heureux si Dieu daignoit seulement lui donner les miettes qui tomboient de la table sacrée où elles étoient nourries. Ce sont les propres paroles du billet qu’il écrivit de sa main à cette communauté, qui a fait trop d'experiences que cette dispo- sition si humble n’étoit pas moins dans son coeur que dans sabouche, puisqu'il n'y a point d’occasion où il ne se soit rabaissé, non seulement à prendre des soins beaucoup au dessous de lui, mais encore à s’em- ployer lui même à tout ce qui regardoit le ménage à scier les bleds, faire les soins, charger la marne, et à toute autre chose semblable. afin de joindre à sa pénitence le travail des mains, dont il ne s’est dis pensé que lorsque dans les dernières années de sa vie, parce qu’on l’en gagea à s’occuper aux ouvrages Steints et utiles qu’il a donnez au public. et qui sont les fruits de sa solitude. Il avoit l’esprit et le coeur continuellement postemé en la présence de Dieu, et se retirant souvent seul dans une chapelle de cette Eglise, il demeuroit longtems prestemé aussi du corps, et tout pénétré d'une profonde reconnoissance de la grace qu'il avoit recue, lorqu’il plut à Dieu de rompre les chûines. 137 les chaînes qui le tenoient attaché au monde, et de l’appeller à son ser- vice avant qu'il y fût plus fortement attaché et engagé par le mariage C'étoit dans la même vue qu'il engageoit ses amis à lui rap- porter la manière dont il avoit plu à la Dieune providence de les ame ner dans ce desert; Il remarquoit avec admiration le doigt de Dieu dans tous ces divers detours par lesquels son Esprit S.t conduisoit les ames, et il n’avoit point de plus agréable entretien que ceux de cette nature, ou sa foi et son amour s’embrazoient coe d’un feu nouveau par la consideration de tant d'effets differens dela bonté infinie d'un Dieu envers les hommes pécheurs. C'a été la proprement le caractére de sa pieté auquel toutes les autres parties de sa vertu se rapportoient comme à leur principe, puisque sa charité et sa peni- tence, et sa pauvreté, et l’assujetissement à son propre frére quoi- que plus jeune quelui, dont il respectoit les sentimens dans la conduite de sa conscience et l’humble douceur qui lui fit souffrir avec paix que quelques personnes rabaissassent d'une manière tres mortifiante ses écrits, quoique si estimez dans le public, naissoient toutes de ce regard fixe vers l’infinie misericorde de Dieu en comparaison delaqme toute autre chose lui paroissoit méprisible. Il vécut toujours dans une parfaite dépendance de la lumiére de ceux qui le conduisoient, mettant coe il le disoit lui même toute sa devotion et pour ainsi dire toute sa religion à obéir humblement aux personnes qui avoient sur lui l'autorité de l'Eglise, et parqui Dieu- lui faisoit connoître son eternelle volonté pour sa conduite et p son salut. Aussi ayant été obligé par une necessité indispensable et par le conseil de ses amis, de consentir à l'impression de ses plaidoyers pour en étouffer plusieurs qu’on lui attribuoit faussement, et qui pouvoient scan¬ dalizer le public, il n'eut pas plutôt appris qu'un homme tres éclairé et tres pieux condamnait cette impression coe un ouvrage de vanité, qu'il la condamna aussi lui même au feu dans l’instant, et qu’il l’eût brûlé effectivement, si cette personne étant informée de la vente des choses ne l’eut empeché: c’est ce qui fait voir combien il a eu raison de se rendre dans le même tems ce témoignage sincere. qu’il avoit cette obligation à Dieu que depuis qu’ il avoit plu à dieu, son infinie misericorde de le retirer du crime et du monde il n’avoit pas seulement detaché son cœur de l’amour des créatures, mais des enchanté son esprit du vain désir de signaler son nom dans le mon¬ de par des ouvrages d’eloquence, et qu’il ne penvoit plus graces à Dieu à s’acquerir une reputation éternelle, mais a parvenir plutôt à une vie cemelle. En l'année 1658 qui éwit la 50eme de son âge, le jour de s’simon et St Jude, apres avoir communié avec une grande ferveur, il sentit les 1eres atteintes de la maladie qui devoit finir par sa mort le cours de sa penitence, il reçut les derniers sacremens le jour de St Charles et étant retombé incontinent après dans une léthargie qui lui avoit pris depuis deux jours, et qui ne lui donna que cet intervalle, il expirà à 4 heures.
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 1, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Histoire de la fondation de Port-Royal par la Mère Angélique Arnauld, et 1-5 continuée par quelques autres personnes, avec nécrologe. 1 t. fol. (Amf. 19)
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