archieftoegang 215, inventarisnummer 1, pagina 189
Gebruik tekstcoördinaten
Transcriptie
: 40 3 d’opposition à la Religion, et plus d’amour pour le monde, où elle paroissoit s’engager toujours davantage. Dans cet état ayant connu ce que Dieu deman¬ doit d’elle, Elle n’hézita point à suivre sa lumière, et elle fit avec tant de reso- lution que sans avoir égard à la tendresse d’une Mére qui l’aimoit tres chéremt Elle se servit de la 1ere occasion qu'elle eut pour s'en separer, et se venir renfer¬ mer à son insçu dans ce Monastère, que Dieu lui avoit marqué d’une mani- ére assez extraordinaire, devoir être le lieu de sa retraite et de son repos. Depuis cre grace, dont elle n’a jamais perdu le souvenir et la reconnoissance, il a cette 1 toujours paru en elle un renouvellement de ferveur qui lui a fait porter le joug de la Religion, et tout ce qu'il y a de plus pénible dans l'exercice de la penitence, avec une plenitude de cœur et une satisfaction plus grande que les gens du monde n’en trouvent, dans ce qui flatte le plus leurs sens et leurs passions: cest la ma- niere dont elle partoit elle même, lorsqu’elle vouloit exprimer l’estime de sa vocation, combien elle admiroit son bonheur, et le mépris qu’elle faisoit du monde, et de tout ce qui ressentoit le monde. Il a été si remarquable en elle, que l'on peut dire que toute la conduite de Savie a été entiérement opposée a l’esprit du monde: Elle a fui tout ce qui la pouvoit faire considérer, Elle n’a jamais rien recherché que ce qui étoit le moindre, le plus bas, et te pl’ pauvre. soit dans ses habits, soit, dans sa cellule, où l’on a été surpris de ne rien trou- ver apres Sa mort, non pas même des livres que ceux qui etoient absolument necessaire; Elle y conservoit seulement avec grand soin, tout ce quelle pouvoit amasser et menager de vieux linge, qu’elle mettoit tout en usage pour les pauvres, c’étoit son travail ordinaire dans les dernieres années de sa vie, et qui lui avoit été accordé en consideration de la charité de l'inclination, et de la tendresse quelle avoit pour eux, à qui elle auroit donné non seulement son tems, mais encore sa personne et tout ce qu’elle avoit sa mortification a paru en toutes choses, sans affection néanmoins, ne faisant rien de singulier. Elle avoit une simplicitée qui étoit coe son caractère particulier, et dont elle se servoit souvent à dessein de se rabaisser, et de donner aux autres lidée qu’elle avoit elle même de son incapacité naturelle et de son peu de vertu. C’est ce qui lui avoit donné pour ses supéneurs une sincerité qui l’empechoit de leur pouvoir rien celer deses défauts, et qui la portoit au contraire à s'en ac- cuser en public et en particulier dans les termes les plus humbles: Elle leur rendoit une déférence et une soumission plus grande, qu'elle ne se ren¬ contre ordinairement dans les plus jeunes, et souvent meme dans le no- vices; et elles avoient toutes egalement la liberté de la reprendre, et d'uzer avec elle d'une conduite qui favorizoit le desir qu'elle avoit d'être rabaissée. et connue dans ses defauts naturels: Coe elle ne consideroit que Dieu en elles, Elle ne faisoit aussi jamais de distinction dans l'obeiss qu'elle leur rendoit. Il n’y a eu qu’une seule occasion, où il a paru qu'elle n'a pu accorder les sentimens que lui inspiroit sa soumission dans toutes les autres ren¬ contres avec ceux que lui donnoit son humilité, et l’eloignement qu’elle avoit de tout ce qui lui donnoit un rang distingué: car ayant été établié seconde sousprieure de notre Maison de Paris en 1659. ce choix la surprit et la troubla si fort, qu'il n'y eut rien qu'elle ne fit pour éviter de se rendre et pour persuader de son Incapacité. L’autorité de l’obeiss.” l'obligea enfin de ceder après avoir repandu bien des larmes; mais ce fut en demeurant tel lement a sa place, que cet office ne la jamais distinguée des autres que pour la rendre plus exacte qu’elle n’avoit jamais été aux observances, toujours disposée à servir. 405 à servir et à soulager les soeurs dans leurs infirmitez oudans leur obeissances, lorsquelle pouvoit leur aider en quelque chose; assidua à tous les travaux communs et les plus bas; mais surtout ponquelle à l’office divin dont elle faisoit ses delices: et quoique dans ses demié- res années, elle eut assez souvent quelqu’incommodité, elle ne se dis- pensoit néanmoins ni du chant ni de l’assistance du chœur, que dans la seule impuissance de ne pouvoir faire l’un et lautre. Notre Mere Abbeste et toutes les autres Superieures de la maison de Paris ayant été enlevées en 1664 et transferées, en d'autres Mo¬ nastéres à l’occasion du refus de la Signature, Elle demeura seule d'Officiere; mais ce premier rang ne la rendit que plus humble et plus dependante des soeurs particulierement des anciennes, a qui elle dé¬ feroit en toutes choses, et avoit pour les jeunes une charité et une cordialité qui edifioit les unes et les autres: un de ses plus grands soins dans l’absence des Méres fut de contribuer en ce qu’elle pourroit à entretenir et à conserver l'esprit d'union de charité et de dépendance qu’elles avoient établie dans la maison; et afin de ne pas donner lieu au relâchement qui auroit pu arriver de la privation de leur conduite, Elle portoit les soeurs à dépendre les unes des autres selon leur choix Elle en donnoit elle même l’exemple, s’addressant à une des anciennes pour ce qu'elle avoit à faire, lorsqu'elle en pouvoit trouver l'occasion. Elle le faisoit aussi par écrit à la Mére Marie de Ste Magdeleine Prieure de cette Maison des Champs, où Dieu l'avoit conservée pour le bien des deux Monastéres; et c'étoit avec une sincérité toute entié re et dans les termes les plus propres pour persuader de son imper- fection, remarquant avec beaucoup de lumiéres ses moindres defauts. Il y avoit plus de quinze ans qu'elle étoit sous prieure tant en notre maison de Paris qu’en celle cy, lorsqu’elle tomba dans sa derniére maladie, qui ayant paru peu de chose dabord, se porta tout d’un coup à la tête le septiême jour. Elle fit paroître dans cette ex- trémité même les mouvemens naturels de son humilité: car n'en ayant plus pour quoi que ce soit, et ne pouvant plus presque parler, il suffisoit de lui dire que sa place de sousprieure étoit remplie, et qu'elle ne l'etoit plus pour la faire revenir a elle, et lui donner une joye sensible, quelle témoignoit par les gestes, et un agrément qui surprenoit celles qui la voyoient, et qui étoit une marque bien sincéré qu’elle mouroit coe elle avoit vécu dans les sentimens et la disposition d'une veritable Religieuse qui préfére la derniére place a tout ce qui la peut distinguer: Elle est morte agée de 60 ans et deux mois, la quarantiême année de sa profession. Ce meme jour 1686 mourut Marie Barbereau de la ville de Vendôme qui a vécu dans le monde jusqu’à l'âge de 44 ans sans s'y engager et avec beaucoup de pieté et une droiture de coeur qui la soutenue dans tous les divers evenemens de sa vie, ayant toujours regardé Dieu uniquement dans tout ce qui lui est ar- rivé, et méprisé tout le reste soit bien ou les avantages qu'elle a pu espérer
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 1, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Histoire de la fondation de Port-Royal par la Mère Angélique Arnauld, et 1-5 continuée par quelques autres personnes, avec nécrologe. 1 t. fol. (Amf. 19)
Klik op de afbeelding om het te vergroten en de transcriptie ernaast te zien
Kunstmatige intelligentie
De transcriptie is door de computer gemaakt via automatische handschriftherkenning. De samenvatting wordt door de computer gemaakt op basis van een taalmodel. Beide bewerkingen zijn niet perfect, maar vaak ruim voldoende zodat het historische document begrijpelijk wordt. De resultaten van de toepassing van (Europese) kunstmatige intelligentie zijn niet gecontroleerd door een mens.
Zoek uw voorouders en publiceer uw stamboom op Genealogie Online via https://www.genealogieonline.nl/