archieftoegang 215, inventarisnummer 1, pagina 183
Gebruik tekstcoördinaten
Transcriptie
1 395 disoit que l’on recevoit avec plaisir ses avernissemens, quoi qu’ils fussent d’eux mêmes sévéres à la nature, qui excite toujours des mouvemens contraires à ceux de l'esprit. Pendant son 2d triennal, ayant seu que Mgr l’Archeveque qui n’a voit pas voulu permettre, qu'il demeurât des Religieuses a Port Royal des champs, n’étoit plus dans le sentiment où il avoit été à cet égard, elle lui présenta une requête qu'il agréa et trouva bon qu'elle fit de nouveau un monastéré en cette Maison, qui seroit dependante de celle de Paris; ce qui fut fait en l'année 1648. Six mois apres que l’institut du saint sacrement y eut été établi. Elle affectionna beaucoup cette connaute parce qu'elle étoit de peu de personnes, et que le lieu étant plus désert, elle etoit moins visitée qu'à Paris; et elle l'auroit toujours choisi pour sa demeure, si sa qualité d'Abbesse ne l'eût obligée de se partager entre les deux maisons; ce qu'elle ne put même éviter apres être sortie de charge; toutes les Religieuses de l’un et de l'autre Monastère, l'ayant trop avant dans le coeur, pour ne pas vouloir au moins diviser un bien, qu'elles ne pouvoient posseder ensemble, qu'en divers tems. Elle étoit dans cette chére solitude, lorsqu’elle apprit qu’on avoit le des sein de troubler cette Maison: Elle s’offrit aussitôt à la Mére Abbesse pour y venir, si le Superieur et elle le trouvoit bon, jugeant bien que les premieres attaques se feroient en la Maison de Paris, et que c'étoit là qu'il falloit prendre les conseils et les déliberations de ce qu’il y avoit à faire. Elle vint donc aussitôt qu’on l’eut prié de ne point differer. Apres avoir con- solé Ses filles de son absence, et les avoir fortifiées contre tous les renver¬ semens qui pourroient arriver, et cela avec une charité, une force d’esprit, et une grandeur de courage, qu'on peut dire avoir été ses dons particuliers. Étant arrivée en cette Maison, et non ayant trouvées toutes en larmes ensuite des premiers coups qu’on avoit deja reçus, la presence et la tranquil lité d’esprit, avec laquelle elle apprit ce qui étoit arrivé, servit beaucoup à les faire porter avec plus de paix; mais quoi qu’elle en eût plus que les autres dans le fond de l’âme, elle avoit d’ailleurs une tendresse de Mére qui lui faisoit souffrir un déchirement de cœur de voir le grand nombre de filles qu'elle avoit reçues et élevées avec tant d'affection, exposées à une persecution qui lui étoit d'autant plus sensible, qu'elle etoit assurée de leur innocence Ces ressentimens qui la pénétoient jusqu’au vif, avec le travail qu’elle prenoit pour ordonner de toutes choses augmentérent beaucoup ses infir- mitez, et la mirent en tel état, qu’elle ne croioit pas avoir un jour assu ré de vie, ce qui parut effectivement peu de tems après qu'elle fut ici; étant tombée dans un accident si pressant, qu'elle demanda l'estre me-one- tion et la St Viatique; et bientôt après ayant perdu la parole, mais non pas la connoissance, elle recut les derniers sacremens avec une grande attention qu'elle temoignoit par des signes. Cette extremité lui dura trois heures, après lesquelles elle parta, et se trouva un peu soulagée de la grande oppression qu’elle avoit: Mais la souffrance qui étoit diminuée dans le corps lui fut redoublée dans l’esprit, qui recut des impressions si fortes de l'état où l'on se trouve à la mort, par la vue des jugemens de Dieu, qu'encore qu'elle en eut eu toute sa vie une idée extraordinaire; laquelle ne se fût pas accordée avec la foi, l'amour et la confiance qu'elle avoit en Dieu, si le Sr Esprit qui modére toutes choses n’eut allié ensemble des dispositions qui parois- soient contraires les unes aux autres; Elle nous disoit que les craintes et les frayeurs qu'elle en avoit eue auparavant, n’étoient qu’une image de celles qu’elle ressentoit alors. Ce qui la mettoit dans un grand silence vivant comme une personne qui n’est plus de ce monde, et qui ne prend part a rien. Trois semaines après elle eut une autre attaque qui lui fit demander une 2d. fois S97 une seconde fois le St Viatique, il lui restoit encore néanmoins six semaines de vie qu'elle passa dans des souffrances interieures et exterieures qui ne se peuvent bien exprimer. Enfin la voyant proche de la mort, on lui apporta le Sr Sacrement qu'elle reçut avec une ferveur et une liberté entiere de son esprit, apres quoi elle donna la benediction a toutes ses filles y étant contrainte par les instantes prieres qu’on lui en fit: bientôt après elle perdit la parole et demeura dans l’agonie deux jours et demi, sans perdre entiérement la connoissance, jusqu’à quelques heures devant sa mort, qui arriva le 6 Aout 1661. agee de 70 ans, dont il y en avoit 54 qu'elle ne respiroit que la gloire de Dieu, et qu'elle ne s'employoit qu'à Servir les ames pour leur salut, et à travailler pour la perfection de la sienne propre. Son Corps est enterré dont l’Avant-Chœur de notre maison de Paris et son coeur dans l’Eglise de notre Monastére des champs, au bas dela Chaise où la Mere Abbesse se met à Tierce. 1.° Août Ce jour mourut Marguerite de Marly Vicomtesse de Narbonne fille de Matthieu IV de Marly et de Mathilde de Gartande; et femme de d'Aimeri Vicomte de Narbonne ; la quelle a donné à cette Maison cent livres tournois et plusieurs autres revenus. Nous faisons aussi memoire en ce jour ignorant le jour de leur mort, d'Aimeri Vicomte de Narbonne son Mari, et de leurs enfans; Amery Chanoine de Chartres; Amaury Vicomte de Narbonne nos biensfaiteurs; et d'Alix leur Sœur Religieuse de ce Monastére. 8 Août Ce jour 1669 mourut âgée de 69. ans Ma sœur Antoinette Cathe- rine de St. Joseph de Beaudair, laquelle, étant veuve de Messire francois de Rochechouard Chevalier Seigr de StCyr, se retira en ce Monastére en qualité de Bienfaitrice, et depuis sy rendit Religieuse. Ce jour 1694 mourut Messire Antoine Arnauld Docteur en Théologie de la Société et maison de Sorbonne. Dieu qui l’avoit destiné pour être dans ce siécle, un des plus grands ornemens et une des plus fer¬ mes colonnes de son Eglise, lui avoit donné avec abondance tous les talens de la nature et de la grace, pour la soutenir contre tous ses ennemis, et pour la servir dans tous ses besoins. Il lui communiqua le don de la piété, et de sa crainte des sa plus tendre jeunesse: L’Etude de la Theologie à la quelle il s'appliqua par les conseils de M de St Cyran, aulieu de désescher son cœur, côe il arrive assez souvent, ne fit que le remplir de nouveaux dons, et l’embrazer d’amour pour Diou, et de zéle pour la defence de la verité. Il suivit l’ordre de Dieu qui l'appella au Ministère de ses Autels par la voix du meme Directeur, et ayant recu le dépôt de la verité, il fit une ferme resolution de garder avec une fidélité inviolable, le serment par le quel il s’éwit engagé sur l’autel des Martyrs, à défendre jusqu’au peril de sacrm-t sa vie ce depot que les Evêques lui avoient confié en l’établissant Docteur del’Eglise. C’est cette
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 1, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Histoire de la fondation de Port-Royal par la Mère Angélique Arnauld, et 1-5 continuée par quelques autres personnes, avec nécrologe. 1 t. fol. (Amf. 19)
Klik op de afbeelding om het te vergroten en de transcriptie ernaast te zien
Kunstmatige intelligentie
De transcriptie is door de computer gemaakt via automatische handschriftherkenning. De samenvatting wordt door de computer gemaakt op basis van een taalmodel. Beide bewerkingen zijn niet perfect, maar vaak ruim voldoende zodat het historische document begrijpelijk wordt. De resultaten van de toepassing van (Europese) kunstmatige intelligentie zijn niet gecontroleerd door een mens.
Zoek uw voorouders en publiceer uw stamboom op Genealogie Online via https://www.genealogieonline.nl/