archieftoegang 215, inventarisnummer 1, pagina 181
Gebruik tekstcoördinaten
Transcriptie
1891 5 Août Ce jour vers 1246 mourut Alix de Chantilly, laquelle n o a laissé par son Testament douze livre parisis de rente a Vauguyon près de la Roche-guyon. 6 Août ce jour 1661 mourut La R. Mere Marie Angelique Arnauld de Ste. Magdeleine, qui a été Abbesse titulaire de ce Monastere l'espace de 27 ans, et qu'on peut dire en avoir été une nouvelle fondatrice. En entrant dans l’Abbaye, elle y trouva fort peu de Religieuses, qui y vivoient d’une vie commune en ce tems là, et qui néanmoins étoient des plus reguliéres de l’Ordre, quoiqu’elles n'ob- servassent pas les choses les plus essentielles à la regularité. N’étant encore âgée que de dix sept ans, Elle fut la première de ce grand ordre qui commença à en reprendre le premier esprit par l’établissement de la Communauté et de la Clôture, comme étant les deux choses les plus nécessaires pour vivre religieusement; ce qu'elle fit néanmoins avec tant de sagesse, qu’elle y fit entrer les plus anci- ennes accoutumées depuis longtems à une autre vie, et cela plutôt par une voie de persua sion et de douceur que de commandemt. et de contrainte. Quelques années après, elle y introduisit l’abstinance de la viande, qu’elle avoit gardée elle seule longtems auparavant, n’y poulant point porter les autres, si elles ne s’y portoient de bonne volonté: Elle fut aussi la premiere à prendre un habit fort pauvre et fort simple, n'ayant jamais rien exigé de ses Religieuses, dont elle ne leur eut donné l'exemple. dee Dès le commencement que Dieu la toucha qui fut à l'âge de 16 ans, Elle eut dessein de quitter l’Abbaye, voyant qu’elle y étoit entrée contre les regles de l’Eglise, pour aller être simple Religieuse dans quelque maison bien reglée: mais ceux à qui elle communiqua ce dessein, ayant jugé que dans les bons mouvemens que Dieu lui avoit donnez, elle feroit mieux de demeurer pour reformer sa maison, elle se rendit à leur avis, ou plusôt à la difficulté invincible quelle auroit d'en obtenir la permission de ceux de qui elle dépendoit selon le monde; mais l’obligation, ou elle se trouvoit pour sa conscience de quitter la charge l’en séparoit si fort qu’elle ny prenoit aucune part, sinon pour le travail et pour le soin, ne desirant vien tant que de s’en pouvoir décharger, comme elle fit de tout son coeur, quand le tems que Dieu avoit marqué pour cela fut arrivé. Pendant le tems qu’elle fut Abbesse, elle agissoit avec une charité, dee un zéle, une ferveur, et une douceur qui gagnoit les coeurs; et ayant eu dès le commencement une parfaite idée de la vertu Religieuse, elle insi- nua peu à peu ses sentimens dans le coeur de ses filles qui avoient pour elle un respect et un amour qui ne peut s'exprimer: Elle avoit en singulière veneration la pratique de la pauvreté, quoi qu’en même sa charité et sa bonté veillassent continuellement à ce que la Commu naûté ne manquât de rien. Sa charité pour les pauvres a été extraordinaire, et peut-être qu’elle auroit été contre la prudence qu’on doit avoir, pour ne rien faire de trop, si Dieu n’avoit autorizé sa foi par des secours particuliers qu’elle a eus de sa providence; Elle a eu pour cela des soins et des attentions de la charité 392. charité qu’on ne peut s’imaginer, et elle apris de grandes peines pour faire assister des personnes qui en avoient besoin, n'employant qu'à cela toute la faveur qu’elle avoit auprès de ceux qui en avoient le pouvoir. Elle a eu un zéle semblable pour procurer des secours spirituels à ceux qui lui en demandoient, les addressant à des gens de sa connois- sance, et leur donnant elle même tous les conseils dont ils avoient besoin, bien qu’elle ne prît aucun ascendant sur leurs esprits; son humilité la portant toujours à se renfermer à ce qui étoit de son obligation, qu elle croioit ne s’étendre que sur les ames dont Dieu lui avoit donné la charge; mais sa charité passoir souvent les bornes que son humilité lui prescrivoit, et d’ailleurs elle étoit si franche et si zelée, qu’elle ne pouvoit s’empêcher de parler sincerement: Dieu s'est servi des paroles enflammées qui sortoient de la plénitude de son coeur tout brûlant de l’amour de Dieu et du prochain, pour toucher les ames qui reconnois- soient en elle un don particulier de Dieu, pour leur faire connoître la voïe du Salut, ce qui leur donnoit une entière confiance en elle. Elle fut employée à la reforme de Maubuisson avec pouvoir du Général de l’Ordre sur le spirituel et le tempore de cette grande Abbaye, où elle demeura cinq ans, et y recut gratuitement des filles pour être Religieuses, y ayant er un Arrêt du Parlement qui lui permettoit d’en recevoir jusqu’à cinquante: Elle prit un grand soin d’instruire ces filles dans l'esprit de la Religion, et de porter par ses bons offices, ses entretiens, et par les assistances qu’elle leur rendoit durant leurs mala- dies, les anciennes Religieuses, à se rendre à une vie plus reglée, et à recevoir en bonne part ce qu’elle leur disoit pour les gagner à Dieu, et pour leur faire agréer les réglemens qu'elle mit dans cette maison, qui devint en une aussi bonne odeur, qu’elle avoit été autre fois un grand sujet de scandale. Elle se servit de l’obeissance qu’elle avoit eue de quitter son Abbaye pour éxécuter le dessein qu’elle avoit depuis longtems de la résigner; ce qu’elle ne put obtenir, mais seulemt. de faire une Coadjutrice, qu’elle préferoit à elle en tout ce qu'elle pouvoit, en disant qu’elle était appellée à la charge plus légitimement que non- pas elle. Pendant le sejour qu’elle fit à Maubuisson elle eut la con- noissance du Bienheureux françois de Sale’s Evêque de Genêve qui étoit alors à Paris pour des affaires importantes; Elle se mit aussitôt sous sa conduite, et lui donna un pouvoir si entier sur son ame que ce St Prélat l’a toujours regardée, comme une de ses plus chéres filles, et lui a continué ses assistances jusqu’à sa mort. Étant prête de retourner à Port Royal apres que l'Abbaye de Mau¬ buisson eut été donnée à une nouvelle Abbesse ; les filles qu'elle avoit recues, dont vingt étaient encore Novices, et qui ne pouvoient se résoudre à cette separation, lui demanderent avec toutes sortes d’instances, qu’il lui plût de les mener avec elles étoit une chose qui paroissoit contre toute apparence, de tirer des filles qui n’avoient rien, d’une maison où il y avoit de grands revenus, pour les mener dans une autre, ou il y avoit deja un grand nombre de personnes, et pour ne subsister qu’avec peine: néanmoins touchée des priéres et des larmes de ces filles qu’elle avoit logées dans son coeur, elle écrivit aux Religieuses de Port Royal pour leur proposer, si elles auroient toutes assez de charité et de foi pour faire part de leur pauvreté a ces pouvres filles: Elle n'eut pas de peine a obtenir ce consentement, parce qu'elles avoient appris d'elle a ne point considerer l'intérêt temporel, ce qui leur fit embrasser
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 1, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Histoire de la fondation de Port-Royal par la Mère Angélique Arnauld, et 1-5 continuée par quelques autres personnes, avec nécrologe. 1 t. fol. (Amf. 19)
Klik op de afbeelding om het te vergroten en de transcriptie ernaast te zien
Kunstmatige intelligentie
De transcriptie is door de computer gemaakt via automatische handschriftherkenning. De samenvatting wordt door de computer gemaakt op basis van een taalmodel. Beide bewerkingen zijn niet perfect, maar vaak ruim voldoende zodat het historische document begrijpelijk wordt. De resultaten van de toepassing van (Europese) kunstmatige intelligentie zijn niet gecontroleerd door een mens.
Zoek uw voorouders en publiceer uw stamboom op Genealogie Online via https://www.genealogieonline.nl/