archieftoegang 215, inventarisnummer 1, pagina 180
Gebruik tekstcoördinaten
Transcriptie
389. Ce même jour 1676 mourut Alexandre Varet Prêtre du Dioceze de Paris. N'étant âgé que de vingt ans, il fit un voyage à Rome en étant âgé la compagnie d’une personne de qualité sans autre dessein que de contenter sa curiosité; et ce fut là que Dieu qui en avoit un de misericorde sur son ame, lui inspira fortement celui de ne plus vivre que pour l’éternité, lui faisant voir le néant du monde dans la magnificence de cette grande ville; et connoître les perils dont on y est environné, par un piege qui fut tendu à sa chasteté par une infame miserable, à qui il demandoit le chemin, s’étant égaré en te dérobant de ses amis pour aller seul prier Dieu dans une Eglise qu’il cherchoit. son premier mouvement, nonobstant sa modération naturelle fut de charger cet homme à coups d’épée: mais Dieu l’ayant retenu le pré- serva de ce second peril. Il acheva son voyage avec toutes les précautions dont cette rencontre lui fit sentir la nécessité: et étant de retour à Paris, il se retira de toutes les compagnies pour s'occuper à l'enide et à la prière: ce qu’il fit l’espace de sept ans, durant lesquels tout son divertissement fut de servir les malades à la charité. son directeur, que Dieu lui avoit donné d’une manière assez extra- ordinaire, l’engagea par obéissance dans les ordres sacrez que son hu- milité lui faisoit fuir, avec tant de crainte et de ressentiment de son indignité, qu’il tomba aussitôt après dans une maladie violente qui dura cinq mois. Il ne fut ordonné Prêtre qu'à près de trente ans, aïant gardé tous les interstices ordonnez par les Srs Canons. Et son élévation ne fit que le rendre plus humble, et plus affectionné à la retraite, au si lence, et à la pauvreté. L'amour qu'il avoit pour la verité le porta à quitter Paris, et sa famille dont il etoit fort aimé pour se retirer à Provins, dans le tems des troubles de l’Eglise au sujet de la signature du formulaire, craignant de s’affoiblir et de manquer à cette même verité qu’il aimoit plus que sa vie, desirant se préparer par cette retraite à souffrir les dernieres extremitez si Dieu l’y engageoit. Il la passa dans un College en une tres pente chambre, meublée seulement d’une chaise de paille, d'une table et d’un lit, qu’il partageoit avec une autre personne retirée avec lui, qu’il servit seul nuit et jour durant deux mois avec beaucoup de paix et de joye. Il demeura un an entier en ce lieu qu’il préféroit à d'autres comme plus pauvre, contribuant à le soutenir, et à le faire subsister par sa pension et celle de son Compagnon. Il n’y avoit porté aucun autre livre que l'Ecriture S.te dont il n’interrompoit point lie meditation que pour compocer quelques Ecrits de piété, qui ont beau- coup servi à un Monastère de cette ville où il avoit deux soeurs Religi- euses, pour l'établir dans une piété solide, et immure les filles deleurs devoirs, et de la perfection de leur état. Il a toujours vécu dans un même esprit, souverainement libre par l’étendue de sa charité qui seule fit toujours son attachement; toute maniere de Servir Dieu étant égale selon cette regle, et cet ordre de la charité qu’il suivit toute sa vie de tout son coeur, et qui a été le fondement de cette paix qui faisoit son caractére particulier: Il ne s'engageoit point s’il n’y étoit obligé par quelque signe de la volonté de Dieu; c'en étoit assez pour l'attacher à l'emploi ou à l’ou¬ vrage qui lui étoit marqué, mais il le quittoit avec joye, sitôt qu'il s'ap- percevoit que Dieu demandoit de lui autre chose. Messire Louis Henri de Gondrin Anheveque de sens, l'ayant choisi pour son Grand Vicaire, ce grand Prélat eut beaucoup de peine à vaincre sa répugnance; il obéit néanmoins, mais ce ne fut qu’à condition de n’y re- cevoir aucun benefice ni aucune charge lucrative. Il soutint le même desinteressement dans toutes les fonctions de cette charge, et dans le refus absolu. 390 absolu et general de tous les droits utils qui y sont le plus inséparable ment attachez, ayant fait à ses dépens toutes les visites qu’il étoit obligé defaire dans plusieurs Monastéres, refusant tous les présens, et obligeant même celui qui le servoit à ne rien recevoir de personne. C’est ainsi qu’il a servi l’Eglise sans être à charge à personne ne cher- chant que le Salut de ceux qu’elle avoit commis à ses soins et à sa charité c’est par cette Charité pour les ames qu’il a tant defois tout exposé pour maintenir la discipline de l’Eglise, et la Morale de I’Evangile, qu’il a été opposé à tous privilèges, et si favorable aux Monastères soumis à leursösseurs ordinaires: Il aima ses amis sans les flatter, et les corri- gea sans les blester, sa douceur et son honnêteté rendant ses avis aussi agréables qu’ils étoient utiles. Il avoit un talent tout particulier pour reunir les esprits toutes les fois qu’il s’agissoit de la justice; Il traita ses proches comme des Etrangers, et les étrangers comme ses proches; égalemt necessible aux pauvres et aux riches, mais plus ouvert et plus familier avec les pauvres, apres avoir beaucoup travaillé pour la foi, la Hierarchie, et la paix de l'Eglise, et pour retablir la regularité dans plus monasteres il tomba malade âgé de 44 ans étant au dehors de cette maison, pour qui il avoit une affection tres particuliere, et où il aimoit à venir de tems en tems, et y mourut. Il y a choisi sa sépulnire et nous a donné par son Testament mille livres d’aumones, et son calice de vermeil doré. 2 Août Ce jour vers l’an 1330 mourut Yusland de Dreux, soeur de Beatrix de Dreux Abbesse de ce Monastere, et fille de Robert quatre Comte de Dreux et de Beatrix de Montfort, laquelle nous a donné cent livres tournois. Elle fut Reine d’Ecosse par son 1er mariage avec Ale¬ randre III du nom Roi d'Ecosse qui mourut la meme année sans au¬ cune posterité, ce qui causa de grands et funestes troubles dans le Roy aume d’Ecosse, qui obligerent cette Reine de s’en revenir en france, ou Elle se remaria avec Artus Duc de Bretagne, duquel elle eut plusieurs enfans, entre lesquels fut Jeanne de Bretagne Dame de Cassel Bien faictrice de ce Monastère. Ce même jour mourut Henri III Roi de france et de Pologne, fils de Henri II Roi de france et de Catherine de Medicis, lequel nous a donné Soixante livres de rente sur le domaine de Paris. Ce même jour 1647 mounst Antoinette Magnien veuve de Messire Jules de Bologne Maître d’hôtel du Roi, et gouverneur des ville et chateau de Nogent en Champagne; la quelle, pour l’affection qu'elle portoit à ce Monastère, a desiré d’être enterrée dans le céme tiere de notre maison de Paris. Elle nous a donné mille livres d'aumônes 4 Août Ce jour 1270 mourut à Tunis en Affrique Jean comte de Nevers fils de St Louis Roi de france, et de Marguerite de Provence surnommé Tristan, parce qu’il naquit en la ville de Damiette l’an- 1250. lorsque tout le monde étoit dans la tristesse de ce que le Re¬ son Père étoit prisonnier du Souldan. 5 Août
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 1, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Histoire de la fondation de Port-Royal par la Mère Angélique Arnauld, et 1-5 continuée par quelques autres personnes, avec nécrologe. 1 t. fol. (Amf. 19)
Klik op de afbeelding om het te vergroten en de transcriptie ernaast te zien
Kunstmatige intelligentie
De transcriptie is door de computer gemaakt via automatische handschriftherkenning. De samenvatting wordt door de computer gemaakt op basis van een taalmodel. Beide bewerkingen zijn niet perfect, maar vaak ruim voldoende zodat het historische document begrijpelijk wordt. De resultaten van de toepassing van (Europese) kunstmatige intelligentie zijn niet gecontroleerd door een mens.
Zoek uw voorouders en publiceer uw stamboom op Genealogie Online via https://www.genealogieonline.nl/