Il allegue l’exemple de l‛infame Simon le Magicien qui s’étoit adressé à St. Pierre avec une bourse pleine d’écus pour lui demander le pouvoir de conferer le St. Esprit dans le dessein de le vendre aux autres pour y gagner, et il dit que St. Pierre usant de droit et de la puissance qu’il avoit d’excommunier, lança sur lui cette première excommunication et le livra à Satan et à la damnation, pecunia tua tecum sit inperditionem; parce que les choses spirituelles ne se peuvent pas vendre, Ce jesuite se demanda à lui-même si l’on peut prendre de l‘argent pour la colla¬ tion des benefices et l’administration des sacremens; il faut des sacremens avec décence, du pain, du vin, des cierges, et que d’ailleurs, il faut que les ministres de l’Eglise soient nourris, il faut ces choses necessaires à cet effet. Et que comme l’on n’est pas jugé. en sa propre cause. L’Église veut que les Evêques qui sont les superieurs, taxent et déterminent ce qui est necessaire, non pour l’administration des sacremens, mais ce qui est nécessaire pour lentretien de l’Eglise et de ses Ministres et qu’allez demandez quel¬ que chose au dela ; qu’est-ce cela, dit il, simonie? qu'est ce cela, Simonie? que cela a fait que les conciles, s’étant assemblés pour determiner ce qu’il falloit prendre, ils avoient établi de très grièves peines contre ceux qui violoient les canons qu’ils avoient crû que ce qu’on exigoit de surplus, et hors ce que prescrivoient leurs canons tirés de l’Ecriture Sainte, des Conciles precedens et des decisions des Papes, étoit sacrilage, volerie, larcin, et Simonie, soit qu’on exigeat, ou qu'on le demandât couvertement ou verte¬ ment, soit en disant il faut cela, ou en le refusant, où témoignant qu’on n’en sera pas satisfait afin d’obliger les personnes de donner davantage qu’ils ne veulent peur n’être pas obligés d’etre continuellement occupés à contester et a chicarier à leur curé Mais que dirons-nous, ajoutat-il, de ceux qui disent de cet enterrement, il fauttant, et de ce mariage tant et qui les obligent de donner d’avantage. N’est-ce pas ce qui doit doit donner de l’horreur à tout le monde, et tirer de l'amer des yeux de tous les bons catholiques. De sorte qu’il se voit qu‘un petit enfant qui vient au monde est obligé de Verser des lermes deux fois, l’une parce qu’il entre dans le monde, qui est une vallée de mitere, l’autre parce que pour être enfant de dieu adoptifs on l‘oblige a avoir de l‛argent de sorte que dans les convois funèbres, on se voit contraint de pleurer deux fois. L’une parce que nos parens et nos amis, sont morts, l’autre parce que pour leur sépulture. L’on épuise la bourse, et on est violenté à contenter l’avarice insuportable de ces infames négocians du Temple de Dieu, qu’est ce que tout cela? Simonie? qu‘est ce qui tout ce la volerie au lieu que l’on devroit voir tous ces ministres de l‘autel pleins de charité ou vrant leurs mains et leur bourse à leurs pauvres brebis aux pauves necessiteux d’une paroisse; on les voit tout bouffis de la bonne chere, d’orgueil, de vanité, marchant dans les rües avec un grand appareil, Carosse, suite, quoique sortis d’une pauvre et basse condition. Et afin que ses Auditeurs ne crussent pas qu’il l’inventât, et qu'il y ajoutôt, il cita les paroles de St. Bernard au Sermon 10e. sur les Cantiques: Quanti hodie secus affec tos se ostendunt dont il fit une étrange praphrase en disant, après l’argent ils sont bien aise qu’on leur presente en une offrande quantité de pieces d’or, si cela n’est pas les voila dans la douleur et dans la tristesse, et quand il y a beaucoup de luminaires, beau coup de presens et d’offrandes, les voila bien aises, hamus in amore quiescent. helas! vous le voyez gras, rebondiss, engraissés du patrimoine du cracifix avec pompe et magnificence dilati. Il fit en cet endroit-là une terrible application du partage fait entre Abraham et le Roy de sodome après la défaite de Chordolamor et de trois autres Rois, quand il lui dit da mihi amicas caetera tolle tibi. Voila, dit le P. Maimbourg comme fait le diable en vers ces Mrs dont nous parlons, dontnous venons de parler entr’eux et le Roi de sodome Je veux dire le diable. Il y a pacte et cum infirmo faciemus pactum. Le diable leur dit, de mihi animas exetera tolle tibi: pour vû que les ames me demeurent prenez pour vous
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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