de l’Apologie ne dût être mise au rang des majeures, et des importantes puis qu’il s’agissoit de faire le procés à tous les Casuites anciens, et modernes, et de prononcer sur les regles des bonnes mœurs, qui sont des moiens necessaires pour la Santification des fideles. La seconde chose qu'il disoit l'obliger a ne rien précipiter, étoit qu'on lui avoit écrit de Paris, que M. le Nonce avoit declaré que le Pape avoit pris connoissance de ce different, et qu’il avoit nommé des commissaires, pour examiner l’Apologie des Casuistes, et qu’il vouloit arreter tous ces desordres par le jugement de ce livre et qu’ainsi Mr. de Bourges voit que les mêmes canons qui ordonnent aux Evêques de consulter le s. Siege, dans les affaires importantes les oblige d’attendre sa Ste. lorsqu’il leur fait dire qu’ il va prononcer il disoit sur cela que sa prudence seroit bien courte, s’il se hatoit de dire son sentiment sachant bien que le Pape, a qui il vouloit être soumis toute savie al¬ soit prononcer le sien, et qu’il auroit sacrifié sa réputation si ne tombant point d’accord avec lui, il voioit avec un déplaisir extreme que l’on publiât de la part de sa S te. l’aprobation d’un livre qu’il auroit condamné. il ajoutoit que c’étoit sur ce même avis de Mr. le Nonce que le Roy avoit savoir à la Sorbonne qu’il desiroit que l’on suspendit le jugement de ce livre, puisque le Pape en avoit pris connoissance, il relevoit avec de grands eloges cette conduite de S.M. qui montroit par là le bon usage, qu’il faisoit des sentimens de pieté, que la Reine leur avoit donné durant son bas âge et des Sages conseils de son premier Ministre qui cherchant continuellement les moiens de détruire les sources de la guerre, n’oublioit pas de conserver les droits du S t Siege, et de travailler à l’extinction d’une heresie naissante, qui pouvoit avec le tems troubler la tranquilité de l’Etat, et la paix de l’Eglise, que si cette Apologie étoit jugée digne de quelque censure, il ne seroit pas des derniers à souscrire à sa condamnation, ni moins zelé que tout autre, pour empêcher qu’une doctrine frapée des apathèmes de l’Eglise, ne fut soutenüe et enseignée dans son diocète, mais que dans la conjoncture où étoit alors cette affaire, la surceance ne pouvoit rien gâter, et qu’il seroit assez a tems pour être l’echo de Rome et parler après elle Il apportoit pour 3e raison de son refus la conformité qu’il disoit avoir trouvé entre l’Apologie, après l‘avoir liée, et les sentimens des Cardinaux, des Evêques Illustres en pieté et en suffisance des plus fameux Theologiens de la Sacrée faculté de Sorbonne, et des Docteurs de l’Eglise qui avoient merité la réputa Veneration des scavans durant 3. ou 400º ans. Que c’étoit beaucoup entreprendre que de faire le procés au Docteur Angelique St Thomas, aux Eminentissimes Cardinaux d’ostre et de Lugo. a St. Antonin Archeveque de florence, à Mr Malderus Evêque d’Anvers, à Dominique Soto confes- seur de Charle v. et au scavant et incomparable Navarre, et a Silvester Maitre du Sacré Palais, à Major, du Val, Gamache Isambert docteur de cette celebre faculté qui a toujours été soumise à l’Eglise, a Bearnes, loper Aragon, Bonacina, Suurez, Vasquet, Valentia, Lessias, et à une infinité
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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