archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 258
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Transcriptie
Un docteur qui avoit approuvé cette doctrine de S. Aug. avec tant déloges si magnifi ques, et qui avoit passé 14 ans entiers dans ces sentimens, devoit être fort precautonné contre les vaines terreurs des Excommunications injustes. Mais etoit-il, ou s’il vouloit être éclairé pour traiter de veritez scholastiques, la distinction du droit et du fait qui est si ancienne dans l’Eglise. Il ne falloit rien attendre de lui que de foible et de demplorable; si sa charité pour ses amis eut eté aussi grande qu’il se l’attribuoit, il devoit plutôt se mettre en peine de les desabuser, que de se recommander à leurs prieres, qui auroient été peu efficaces devant dieu, si l’opiniatreté seide et l’attache malheureuse à leur propre sentiment les eut exposé si lontems, à tant de longues et dures persecutions. Les mauvais succès de leurs Ecrits qu’il leur reproche n’etoit que dans son imagination. si les puissances en paroissoient irritées, les fideles ne laissoient pas d’en être instruits. Les perse cuteurs même des discip: des Aug: ne laissoient pas d’avoir beaucoup d'estime pour eux, et leve nement a fait voir que les remedes ne produisoient point leur effet dans le tems qu’ils étoient distribués, neanmoins ils devoient un jour être capables de faire cesser la persécution d’une manière eclatante et avantageuse à la verité. Il étoit donc obligé pour se tenir dans l’ordre de ne faire que ce qu’on feroit à Paris. Et ainsi le grand respect qu'il dit avoir pour ses supé rieurs ne l’excuse point, puisque ni le Pape, ni ses vrais superieurs ne l'ont point engagé a faire ce qu'il a fait. M. du hamel s'etoit adressé à M. Arnauld pour savoir quel sentiment on avoit de lui à P. R. Voici la reponse de M. Arnauld du 24 juin. M. mon très honoré Pere.” La derniere lettre que vous m’avez fait l’honeur de mécrire le 15. J’ai attendu un peu de tems pour y faire réponse, dans la pensée que pendant ce tems on pourroit recevoir la votre avec 2 lettres que vous ont écrites 2. de nos princi paux amis, il y a 3. semaines. Mais voiant qu’ils ne la recevoient point, et que j’étois cepen dant dant en retard à votre égard, après leur avoir parlé de rechef sur votre sujet, et leur avoir communiqué votre lettre, j’ai cru ne devoir pas attendre plus lontems à vous dire de leur part, que votre action, ni quelque autre chose qui puisse arriver, n’est pas capable d’alterer tant soit peu l’etroite union qui lie vos cœurs ensemble il y a si lontems, ni d’apporter la moindre dimi nution à la sincere et cordiale affection qu’ils vous doivent partant de titres. C’est une verité que vous ne devez jamais revoquer en doute, et c’est par la raison de cette véritable et sincere amitié qu’eux et tous les vrais amis de dieu ont ressenti une douleur extreme du malheur qui vous est arrivé, et en sont inconsolables. dans l’eclat, et je puis dire le grand scandale que cela cause, chacun s’en prend à eux et leur en demande raison; a quoi ils n’ont autre chose a répondre, sinon que vous avez cru bien faire, et ainsi ils justifient tant qu’ils puivent votre intention, ne pouvant pas justifier votre action puisqu’ils ne peuvent disconvenir. 1er. Que vous n’ayez agi avec trop de précipitation, en n'attendant pas ce qu’on feroit à Paris. 2o. Que vous avez souscrit à une ouplutôt à plusieurs faussetés insignes. 3°. Que vous ayez condamné un grand et vertueux Prélat qui pourra s’élever au jour du jugement contre vous, et qui nonobstant tous les temoignages contraires passera toujours devant les personnes sages et eclairées, comme aparamment devant, dieu et devant les Anges comme un très fidele In terprete de la doctrine de S. Aug. et qui est en cela d’autant plus digne de louange, qu’en ces malheureux tems la vraie grace de J. C. étoit inconniie, et presque entieremt. eteinte J’entrerois ici trop avant pour le portée de mon esprit, si je n’étois instruit de ce que je vous dispar ceux en qui vous dites que vous avez uniquement confiance: „Peut être que tout le monde ne sera pas d'accord de ce que je viens d’avancer, quoi qu’entre les gens de science un peu equitables, le nombre en soit fort petit. Je sai qu’il y a par deçà
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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