M. de St. Gilles raporte la perfection qu’elles souffrirent par les Intrigues des Jesuites qui les avoient decriées dans les prit du Roi et de la Reine, lorsque leurs Majestez avoient passés par dijon les années precedentes et elle est assez considerable pour trouver ici sa place. Monsieur J’ai differé longtems à vous témoigner les sentimens de reconnoissance, que je porte à la grace singuliere que vous me faites de passer représ en cette ville, pour nous honorer, et nous rejouir de vos charitables visites. Je conser¬ verai toute ma vie l’estime que je dois avoir pode cette faveur, que je compte pour une charité d’un prix inestimable, il nous seroit bien avantageux M. d’en recevoir quelquefois de pareilles pour nous consoler, et nous for¬ tifier au milieu de nos persecutions, qui s’augmentent tous les jours par la charité de ceux dont vous aurez eprouvez la fureur, nous pensions que notre solitude et notre delassement ou nous sommes les auroient un peu apaisées; nous éprouvons tout le contraire, et que le tems, ou nous les croions en silence pour notre égard, c’est celui où ils ont fait pis, aiant persuadé aux puissances pendant leur sejour en cette ville, que nous étions he¬ retiques, jusqu’au point d’avoir erigé un autel au Jansenisme, devant lequel il se fait tous les jours de grandes prieres. Ce sont leurs propres paroles, et ce qu'ils ne disoient alors qu’aloreille, ils le publient hautement par toute la terre, depuis environ un mois qu’ils ont appris le dessein qu'un Gen¬ tilhomme avoit pris de nous donner de ses filles en qualité de Pension naires, ce qui a produit un tel effet quelon est venu retirer toutes les paroles qu’on nous avoit données pour cet Esté. Ils ont une telle crainte que notre Communauté. S’augmente, qu’ils ne se cachent point de dire que ce n’est pas un un moindre mal de nous donner des filles, que si on les jettoit dans l’Enfer après cela à moins que la main de dieu travaille pour nous, nous ne voions aucune apparence d’avoir des filles. Plût il à sa bonté, Mr., qu’il nous en voulut faire la grace de se servir de vous pour nous envoier des etrangeres, ce que la nôtre ne nous veut pas donner, j’estimerois cette benediction precieuse, et je recevrois avec un coeur tout ouvert ces dons qui nous viendroient de votre main. Je suis si eloignée de la refuser, que j’ose vous conjurer de nous en faire part, si jamais vous voiez quelque jour à cela, je serois ravié que vous eussiez la gloire de multiplier la maison du seigneur, et de donner à son Temple desames qui le servissent en verité. Je suis en Notre seigneur, avec tout le respect que je dois Monsieur Votre très humble et trés obeissante servante 1r Madelene de Iches Abbesse indigne. Les Jesuites n’étoient pas plus moderez dans les autres Provinces que dans la Normandie, et dans La Bourgogne, et l’une de leurs princi pales occupations étoit de perdre la réputation de tous les Monasteres de filles, qui n'etoient pas de leur entiere dependance. Chapitre VII Sentence de Mr. de Narbonne contre la Censure des cinq Evêques de Languedoc et de Guyenne La censure que les cinq Evêques de Guyenne et de Languedoc avoient publiées contre l’Apologie des Casuistes étoit si insuportable à cette societé vindicative que pour en empêcher l’effet, elle s’avisa de selever autel contre autel, et de faire condamner par Mr. L’Archeveque de Narbonne, en qualité de Metropolitain cette condamnation même qu’ils venoient de prononcer avec tant
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV