archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 123
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Transcriptie
batie. Iroe qui avoit dit en passant, que cette superbe Eglise des Jesuites de Paris avoit eté basse des depouilles du peuple parce qu’ils avoient obtenu je ne sai quel tribut pour la cons truire; en quoi neanmoins lauteur n’avoit eu nul dessein de marquer jusqu’au pou voit aller la magnificence du Roy, mais seulement ce que les jesuites pouvoient avoir fait en cette rencontre puisque c’etoit à eux a connoitre qu’il n’y a rien de plus éloigné de l’Esprit de l‘Eglise que d’accroitre la magnificence des temples materiels par quelques scandales des fideles qu’ils font des Temples vivants. Voila les crimes dont les jesuites accusoient Wendrok dans ce libele; mais dés qu'il parut en public, et qu’il fut presenté aux Juges, ces Peres reconnurent qu'ils n’en pouvoient esperer aucun avantage; il n’y eut presqu’aucun chef de cette accusa¬ tion dont tout le monde ne se moquât. Les Benedictins, ceux de l’ordre de St. Dominique et de St. Augustin; Les Curés et les Chartreux mêmes, sembloient avoir entrepris à l’envie les uns des autres de s’en railler dans les conversations particulieres devant les Juges de les refuter et de mavailler en toute maniere à la deffense de Wendrok qui leur étoit inconnu, contre les Peres jesuites, qui en étoient piqués au vif; mais cela n’étoit pour tant pas capable de leur faire abandonner leur entreprise et quoi que les Juges leur protestassent souvent, pour ne pas dire qu’ils les hop pliassent, de ne point importuner davantage le Parlement de la connoissance d’un different si odieux, néanmoins la passion des jesuites fut si opiniatre et si aveugle dans cette affaire, qu’ils aimerent mieux s’exposer à toutes choses que de rien relacher de leur premiere resolution, ce qui fut la cause que Mr de Pomices Doyen du Parle ment homme très grave, ne pouvant plus souffrir davantage fitsan raport touchant ce livre. Ensuite la Cour étant fort nombreuse, on lut les trois premieres lettres de Montalte avec tous les écrits des Jesuites, et les prejugés furent si avantageux au livre et si publics qu'on ne peut attribuer qu’a un très grand aveuglement de leur part le refus qu'ils qu’ils firent de se servir du credit qu’Ils avoient à la Cour pour assoupir cette affaire. Au contraire, comme s’ils eussent eté frapés de l’esprit de vertige, ils commencerent tout de nouveau a emploier auprès des Juges toutes les caresses et les menaces, a visi- ter leurs femmes et leurs enfans, à leur representer que comme il y avoit de grandes recompenses a esperer de la cour, pour ceux qui condamnèent Wendrok, aussi ceux, qui entreprendroient de l’absoudre s’exposeroient a de grands hasards, a menacer ou vertement de proscriptions et d’exils ceux qui ne leur obeiroient point, comme s’ilseus¬ sent eu l’autorité royale entre leurs mains; Et afin que rien ne manquant à leur ex treme temerité, un d’entr’eux nommé du chêne répandit parmi les dames un petit Ecrit par lequel, il faisoit de grands efforts pour prouver, que l’on ne pouvoit deffendre et absoudre Wendrok sans peché mortel. Mais non seulement les Juges, mais les femmes même avoient les oreilles endurcies à ces sortes de discours à force de les entendre. La saieté comboit tous les jours de plus en plus dans le mepris Ce fut en cette rencontre qu’ils commencerent a se defier beaucoup du succés de leur entreprise. Mais que pouvoient ils faire voiant d’une part qu’ils ne pouroient passer outre sans tomber dans le precipice ni retourner sur leurs pas sans inconstance? Ils firent ce que font en de pareilles occasions des hommes qui ont perdu l’esprit et qui ne savent à quoi se resoudre. Tantoût ils haterent le jugement de cette affaire, par le moien des lettres du Roy, tantôt ils le retarderent par toutes les chica- neries du Barreau qu’ils firent succeder les unes aux autres. Enfin ils s’empor terent ouvertement contre les Juges et les menacerent de la damnation eter nelle, et de l’Excommunication. De quoi l'un d’entr’eux se moqua fort agreable ment, car aient demandé à d’autres prêtres si un juge qui auroit absout Wendrok meritoit l’Excommunication, sur ce qu’ils répondirent qu'il seroit digne d’être Excom
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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