archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 122
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Transcriptie
de Montalte pour donner de l’autorité à la mauvaise doctrine des Jesuites on peut tenir pour certain que personne n’en sera jamais infecté. Mais, disoient-ils, il ne feloit pas recueillir dans un même corps, ces opinions qui avant cela étoient répandües en une infinité de volumes. T. c’est aporter des men songes manifestes pour des preuves manifestes, car quel est le Casuiste du nombre de ceux que combat Montalte, qui ne soit presque rempli d’erreurs et de crimes. Il n’en faut point d‘autre exemple que Tambourin, qui rapporte si fidelement les opinions de ses confreres, d’ou les curés de Paris aiant tous recueillis un si grand amas d’erreurs, ils témoignent n’avoir pas encore épuisé entierement la Senteur de ces ordures. On peut aussi prouver ce fait, par l’exemple d’Escobar, ou dans ses grands volumes si pleins d’insolences, d'infections et de puanteurs ou dans son abregé Que lon prenne sancius, filutius, et Reginaldi les jesuites n’en peuvent produire aucun dont on ne puisse former une grande collection d’erreurs infames. De plus c’est une crainte fort impertinente, de dire que l’on a rassemblé dans un même corps de pernicieuses opinions, et qu’on les propose à tout le monde comme des choses qu’il faut éviter et detester. Par cette maniere, comme dit alors fort bien un Be¬ ne dictin vraiment religieux. On home qui sy servoit à Bordeaux de ce raisonnement Je suitique, Il faudroit condamner comme criminels les Apotiquaires, qui pour tous l’ordinaire ramassent les poisons dans une même boëte, au lieu de les mêler et de les répandre dans plusieurs boëtes differentes. Ce fut par cette judicieuse comparaison que le religieux detruisit une accusation si absurde ; et elle mérite d’autant plus d'etre ra portée, qu’elle sert a faire voir le jugement portent les benedictins de cette raison des Peres Jesuites. Ils firent encore bien plus de bruit, mais d’une manière bien, plus ridicule sur le sujet de la 4e accusation qui consistoit a faire passer ce livre de Wendrok. pour itre une affaire de Cabale et de parti. Mais après avoir examiné le titre, il fut impos sible d'en tirer le fondement d’une accusation si absurde dans une matiere pure – ment theologique. Il seroit inutile de justifier l’auteur de ce qu’ils disoient sans sujet que par le nom de Princes et de Grands, il avoit voulu marquer le Roy très christien. Ces leur principale accusation étoit de ce que Wendrok avoit écrit, que ces deres s’étoient fait railler par des gens d’esprit pour s’etre servi du temoignage du Cardinal de Riche lieu dans le dessein de justifier les meurtres commis en cachette, mais cet auteur n’avoit eû nullement en vuë de donner atteinte à la reputation de ce Cardinal, dont il n’empechoit point les ds de demeurer en repos; que de cheter l’imprudence des jesuites qui avoient été assez fous pour sattirer ces sortes de railleries, qui le plus souvent sont plutôt les effets de quelque soupçon ou de quleques faux bruits qu’elles ne sont les productions de la verité; et quand même cet auteur auroit eû envie de parler du Car¬ dinal de Riche-lieu, on n’auroit pu sans se rendre ridicule et est ravagant l’accuser d’etre factieux ou se ditieux, si ce n’est qu’il fallut necessairement oter toute sorte de liberté de laisser à la posterité un jugement équitable touchant les Princes ou leurs Ministres quand ils sont morts sans être prévenus ni de faveur ni d’envie, ou que les Jesuites eussent resolus de faire passer pour criminels de Les Majesté, tous ceux qui jusqu’alors avoient écrit de ce Cardinal; ou ceux qui en écriroient à l’avenir Il est vrai que le respect qu’on doit au Roy et aux Ministres nous oblige pendant leur vie de parler d’eux avec respect et dans le general et dant le particulier, mais d'étendre cette précaution jusques sur leurs Ministres morts pour cacher leurs vices, cela ne pourroit venir que d’une flaterie très honteule ou d‘une servitude insuportable que même la cruauté de nul tyran n’impose jamais à aucun Evivain, et c’est aussi pour cette dernier re raison, que l’on peut refuter le dernier chef de cette occasion des jesuites contre Ven tqui gouver¬ rekt les Etats,
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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