archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 121
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Transcriptie
été condamnée par qui que ce soit, ou que ce ne fut pas une chose dont tout le monde convint, que ces paroles dans lesquelles elle est exprimée sont direé des Peres de l’Eglise Ils faisoient valoir pour leurs pretentions la censure de la faculté, comme si le jugement de la sorbonne divisée en plusieurs parties étoit la regle certaine de la foy, et devoit avoir autant de poids quʼun decret d’un Concile aecumenique pour donner droit dʼappliquer une note d’heresie surquelque personne ou quelque doctrine. Enfin les Jesuites attaquoient particulierement toutes les disquisitions de Paul Innée à l’occasion de la question du fait de Jansenius, et ils prétendoient que par une erreur capitale et contagieuse cette question de fait étoit devenüe une question de droit, comme si des choses non distinguées par leur nature, telles qui sont la foy révelée de dieu, et des points de faits révelés pouvoient être mêlés et confondus l’une avec l‘autre. Ils accusoient Louis de Montalte de calomnie sur ce que dans sa seconde lettre, il marquoit quelques dominicains. De la ville Mais la note de Wendrok qui se lis à la fin de cette lettre leur otoit ce masque, et ce faux de Bordeaux pretexte. Et les dominicains de la ville de Bordeaux, le leur avoit oté, en declarant très expressement qu’ils n’avoient nulle plainte à faire de Montalte, et qu'ils ne pre¬ noient pas pour tout leur ordre ce que cette lettre disoit pour quelques particuliers d'entre eux et que c’étoit mal à propos et sans aveu que les jesuites se mettoient en peine de conserver la glputation de leur compagnie Mais les plus fortes plaintes des Jesuites regardoient leurs propres intérêts, et ils disoient que ce livre les accabloit en plusieurs endroits de calomnies et de medisances, non que l’on eût emploié contre eux aucune fausseté, et aucun mensonge, mais parce qu’ils font passer pour des calomnies, tout ce qui diminue la réputation de leur société parmi le monde Mais le crime étoit d’une nature que Montalte ne pouvoit se resoudre de le nier; au contraire il reconnoissoit l’avoir commis, et il le publicit hautement, comme lui étant commun avec les plus excellens Evêques de France, et avec ses plus braves curés de tout le Royaume, qui aiant plus d’autorité que lui ont aussi combactu par des auto- risés. rités plus fortes et plus piquantes les plus pernicieux sentimens des sesuites. On peut voir sur ce sujet les censures des Evêques et des curés. Mais ce que Mr. de Solminiac Evêque de Cahors dit. Ce prelat, à qui les jesuites mêmes attribuent une réputation de sainteté venoit de dire d’eux à la mort dans un tems que l’on ne peut soupçoner ni de mensonge ni de haine suffisoit seul pour detruire l’injustice de cette accusation. Car ce St. homme dont Mr. de Vence a écrit l’éloge parmi ceux des Srs. Evêques, étant sur le point d’expirer, entre autres choses qu’il regla en mourant, comme des ordres de sa derniere volonté, dit à Mr. ferrières son intime ami, vicaire general d’Abby, qu’il avoit examine avec tout le soin et toute la diligence possible, la doctrine et la discipline des Jesuites, et qu’il n’avoit rien omis de sa part pour les faire rentrer dans la bonne voie, mais que toutes ses peines avoient été inutiles; que c’étoit pour cela qu’il les regardoit comme les grands ennemis de l’Eglise, et qui meritoient que toutes les Eglises les eussent en aversion et en horreur, et qu’il souhaitoit avec passion que cet Ecclesiastique fit savoir à plusieurs personnes, et particulierement aux Evêques que c’étoit là son sentiment touchant ces Peres Il mourut peu de tems après avoir fait cette declaration, et on l’apprit non par des bruits vagues, mais par le raport qu’en firent des homes graves et dignes de foy. La 3e. suisation des jesuites contre Montalte étoit fondée sur ce qu’il avoit recueilli de plusieurs volumes, quantité de pernicieuses opinions, dont il n’avoit fait qu’un seul corps et qu’il paroissoit les autoriser en les attribuant à tout le corps des Jesuites Il falloit en cela remercier les Jesuites, de ce qu’ils commençoient à reconnoitre que Montalte n’avoit raporté que de veritables erreurs dont ils s’étoient mocqués. Mais de qui étoient ces erreurs? des Jesuites dont l’autorité est si grande à ce qu’ils pre tendent que leur nom seul est capable de donner du poids et de l’autorité, à ce qu’ils prétendoient à toutes sortes d’erreurs, ce qui étoit fort insolent, mais les jesuites pouvoient se tenir en repos de ce coté la, car il n’y avoit point d’autre livre que celui
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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