archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 119
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connoitre au lieu de le condamner sans savoir ce qu’il contenoit. Que c’étoit une chose inouïe et contre toute justice et toute raison de condamner ce qu’on ne connoisoit pas; que par la on s’exposoit aux plus justes reproches, et à la raillerie de tout le monde. Que le Roy même avoit mauvaise opinion d’eux; s’ils en jugeoient ainsi sans l’informer, que la con chretienne. noissance des points de doctrine ne leur appartenoit point, mais aux Evêques et aux docteurs; Que l'on pouvoit envoier le livre à l’Vniversité de Bordeaux pour l'examine, et après le raport des docteurs, le prohiber ou le condamner s’il en étoit besoin; Que le Pape, les Evèques, et les docteurs n’avoient point condamné ce livre qui étoit venu de Paris, ou le Parlement ne l’avait pas condamné. Que l’on pouvoit demeurer d’accord, que s’il continuoit la défense des proposi¬ tions condamnées par le Pape, il étoit juste de le condamner, mais, qu’il falloit en être informé avant que de donner Arrêt. M. de Verdier; que l’on sçavoit être de la Congrégation des Jesuites, aussi bien que la plupart des autres conseillers; dit qu’il ne pouvoit pas dissimuler, que les lettres au Provincial, condamnoient une grandeeduption de la morale de plusieurs casuites, que beau coup d’Evêques, de Docteurs, de curés de Paris, et d‘autres villes, et des gens de grande pieté ; d'ex cellente pieté, s’opposoient aussi bien que l’auteur de ces lettres, à ces mechantes maximes et à cette doctrine abominable que le Parlement de Bordeaux devoit prendre garde à ne s’en gager point mal à propos en faveur des jesuites à condamner tant de gens de bien, descince, et de pieté, et a soutenir le mensonge et l’impieté contre la verité et contre le religion. chretienne. Mr le premier President s’echauffe aussi a montrer qu’on ne devoit pas ainsi condamner ce livre avec plus grande connoissance de cause. M r de Tarangue fut aussi de cet avis; L’avocat General La Vie qui assistoit à ce jugement, et qui avoit cru devoir emporter cette affaire par le credit et par la brique des Jesuites, et de leur congre gation; et dans la presse des affaires au dernier jour du Parlement, wiant plus de difficultés qu’il qu’il n’avoit prévu, se servit d’adresse, et ne pouvant faire condamner ce livre au feu, pro posa qu’on revint à l’avis du Doyen de le lacerer, et le prohiber. Mais M r le President de la Traîne qui étoit de la congregation aussi bien que les autres emporté du Zele. Je suitique, dit qu’il le faloit bruler. D’un autre coté ceux qui n’en étoient pas d’avis au nombre de 12 dont les uns ne vouloient pas qu’on jugeât sans connoissance de cause, et les autres qui trouvoient bon qu’on le lacerât, s’unirent ensemble contre ceux qui vouloient qu‘on le brutât dirent qu’il y avoit partagé, douze contre onze, et se leverent. De sorte qu’après une longue contes¬ tation le jugement du partage fut remis après la St Martin M. de Pontac premier President de ce Parlement aient reçu sur ce sujet une lettre de M. d’Andilly. Son ami, à qui on avoit mandé cette histoire dans sa retraite, lui répondit en ces termes le 13e jour du mois d’octobre J’ai reçu Mr. votre lettre le 28. du mois passé, dans laquelle vous me témoignez quelque joie de la resistance que j’ai faite, à la resolution que l’on me vouloit faire prendre à votre compa gnie pour faire bruler un livre qui merite à mon avis un traitement fort different. J’avoue que je trouvai cette proposition que l’on eut la hardiesse de m’en faire bien extraordinaire. Je me servis pour la detruire à peu près des mêmes raisons que vous me faites l’honeur de me mander, lesquelles sont si essentielles à la chose qu’il me semble qu'il en faut demeurer con vaincié. Je crois pourtant que l’on en fera parler encore à la St Martin. Sicette nouvelle censure faite par le Sr. Pere ne les arrête, à quoi je ne vois pas que l’on puisse trouver de réponse. J’en ai dit mon sentiment aux personnes interessées; et je croiois qu’ils vouloient avoir un titre qui leur fût plus prejudiciable qu’utile et à vous très avantageux. Je vous honore avec tout le respect et tout l'estime qu'il est possible. Les Juges qui ne connoissent Wendroch que par le rapport de l’Avocat General, aiant eû la curiosité de s’en instruire et les libraires en aiant fait venir de Paris, un grand nombre d’exem¬ plaires, il se fit d’abord un si étrange changement dans les esprits, que les plus sages
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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