archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 118
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Transcriptie
contre la lettre de Louis de Montalte. Il est vrai que ce n’a point été sans sujet quoi qu’ils attribuoient à ce livre toute la tempête de tant de censures qui avoient battu en ruine toute la société par toute le france. Mais s’ils ne vouloient point modérer cette aversion et cette haine pour les loix de la charité, au moins le jugement de la raison devoit y avoir donné des bornes Les Jesuites aiant donc dessein d’abolir ce livre et de faire retomber sur lui par leurs imprécations tous les maux et toutes les maledictions imaginables, ils jugerent à propos de voir s’il n’y pourroient pas réüssir par la voie du Parlement de Bordeaux. qu’ils croivient être tout a fait dans leur dependance. Certes ce dessein étoit foible et ridi- cule et qui ne pouvoit avoir été formé que par de petits esprits: car dans quelle vüe pouvaient ils deferer au Parlement de Bordeaux, ou Louis de Montalte où les lettres étoient repan dües depuis plus de 4 ans par toute la france, ou Wendrochk son interprete; puisque plus de deux mille de ses exemplaires de son livre s’étoient débités par tout le Royaume et particulierement à Paris, à peine en étoit il venu un à Bordeaux, encore y etoit, il demeure inconnu et caché dans le coin d’une boutique. Mais il n’y a point de Jungeance si basse et si malhonnête qui paroisse mepris sable à l’animosité des personnes qui ne se possedent pas. Il faut avouer nean¬ moins que les jesuites conduisirent leurs entreprises avec assez d'artifices et d’ad rebses Au commencement du mois de Septembre de l’année 1659. Le Roi étant en la ville de Bordeaux, manda son procureur et son avocat Generaux et leur ordonna de poursuivre la prosecution des Edits contre les duëls, et d’empecher que l’on debitât dans la même ville le IXe Ecrit des Curés de la ville de Paris. Le Vendredy 5e. du mois de Septembre. Mr. de la Vie Avocat general, qui étoit aussi premier President au Parlement; de Pau neveu du P. Comin Jesuite ancien. Professeur Professeur en Theologie du College de Bordeaux Magistrat ambitieux et melanco lique, qui s’étoit signalé dans les mouvemens de Bordeaux dont il avoit été le boute feu contre le Service du Roy, voulant faire ses affaires et relever sa fortune. Sous pretete de pieté, presenta au Parlement le livre de Wendrochk qui contient la traduction latine des lettres Provinciales avec quelques notes contre la Morale des Jesuites, imprimées à Cologne, et dit que ce livre lui avoit été mis en main par le Roy pour le faire bruler par la main du boureau ainsi qu’il le meritoit, puisqu’outre qu'il étoit écrit à même dessein et pour le mêmne sujet, que le livre intitulé Morale des Jesuites brules par arrêt de ce même Parlement. La doctrine du Jansenisme y étoit soutenue avec les Propositions qui avoient été condamnées par les Papes. Après cette proposition 12d. Juges qui ne savoient pas qui étoit ce Wendrochte, n’eurent pas de peine a ajouter foi au temoignage d’un Avocat, et dirent qu’il n’y avoit pas de diffi culté et qu’il falloit bruler celivre. Il y en eut qui demandèrent qu'on le lut, avant que de le condamner, et apres plusieurs contestations, il fut ordonné que le livre seroit mis entre les mains du Sr. Pomiers de françon Doyen du Parlement qui en feroit son raport à la com pagnie. Le lendemain dernier jour de la séance du Parlement. Le Doyen raporta le livre et dit que c’etoit la traduction des Epitres Provinciales qui avoient été écrites contre les Ie suites, et qu’il y avoit aussi quelque chose de la doctrine des Jansenistes. M. de la Viequi avoit vû et examiné le livre. Conclut qu’aiant écrit à même dessein que la Theologie morale qui avoit été brulée par arrêt du Parlement, il devoit aussi être brûlé par la main du Bourreau— Le Doyen ayant dit qu’il étoit aisé de le condamner et de le suprimer a être laceré. Mais Savourin et quelques autres le suivirent dans leurs avis. Mrs. les Presidens de la Traine et de la Lasse, et Mrs. les Conseillers l’Reunsoulier faencaux Bernay, Masiot et duval grand ami de l’Avocat General avec trois autres opinerent pour le faire bruler Mrs. d'Arches, d'Useth, Moyon, du Verdier, le President Grimar, et M. de Pontrac Premier President, demanderent que si on vouloit juger de ce livre, on prit soin de le
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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