mettre durant le concile de Pize, transfer à Milan l’examen du livre de Cajetan a la faculté de Theologie de l’Université de Paris. Que les livres des Paludamis, et de Turrecremata qui contenoient les mêmes nouveautés, selon ce qu’en rapporte Major sur le quatrieme des Sentences, y avoient été censurés, que trente ans après la publication du livre de Cajetan, le concile de Trente s’étant assemblé, les Evêques François Soutenant la même opinion, le contraire fut appelé la nouvelle opinion de Cajetan, que le Cardinal de Lorraine avec tous les Evêques non seulement françois, mais de toutes les nations, avoit appuié avec tant de vigueur le droit des Evêques, qu’enfin le concile de trente avoit defini, que les Evêques étoient établis en la place des Apotres par le Saint Esprit pour regir leurs Eglises, qu’Alphonsus a castro grand Theologien de l’ordre de St. François qui étoit au concile avoit impugné l’opinion de Caïetan, que la faculté de Paris avoit toujours soutenüe l’ancienne, qu’il avoit atta¬ qué peu solidement que les derniers plus illustres professeurs l’avoient en¬ Seignée, que feu M. L’Escot Evêque de Chartres, et Mr. Isambert l’avoient publiquement professée, que les Espagnols en avoient fait de même, non seu¬ lement au Concile de Trente, mais depuis sa séparation, que Vos quez avoit reconnu cette verité, jusqu’à dire que les Evêques même Inpartibus n’ex communioient point par autorité du Pape, mais du droit que J. C. leur avoit donné. Ensuite de ce discours Mr. de Montauban eut un projet nouveau de cet article article, selon les termes du concile de Trente et son veritable sens, après la lec¬ ture du quel, il dit que si cette maniere de parler, quoique suffisante en elle même, ne l’étoit pas assez selon le tems present, on pouroit prendre liexpedient de ne point faire d’article ni du Pape nides Evêques, mais en leur place y mettre une courte narration, contenant les eclaircissemens, et les Satisfactions que Mrs. les Cures de Paris, et le P. Bagot ont offert à la compagnie, et après que plusieurs Evêques, et du second ordre eurent expliquez leurs sentimens particulier sur cette affaire, il fut unanimement resolu que Mrs. les Commissaires des articles, avec Mrs. de Arles, de sens, de Toulouse, d’Agent, de St. Malo, de Macon, d’Angoulême, et de Montpellier, et Mrs. les Abbé de Ligni, de Cezy, de Beaujeu, et de St. Alphondise, de Couvran des peilles, Edeline, et le gentil s’assembleroient pour en conferer sur les ouvertures faites par Mr de Montauban, et que sur leur raport, il en seroit deliberé après les fêtes De Silongues et si frequentes deliberations sur une affaire qui parois soit incontestable, étoient un presage certain de sa ruine et une marque hon¬ teuse de la servitude du clergé qui avoit encore plus à se deffendre de la pre¬ varication de plusieurs faux freres, que de l’opposition de ses ennemis decla¬ rez, mais outre ces dispositions generales, et visibles à tout le monde le P. Bagot s’étoit encore rendu formidable à plusieurs particuliers de cette assemblée par des considérations secretes, que l’honeur d’Eglise nous oblige de supprimer.
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 5, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1657-1658. Livre XVII-XX
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