archieftoegang 215, inventarisnummer 5, pagina 220
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Transcriptie
que Dieu leur en donne, en sorte que ce leur soit seroit la derniere douleur d’être ailleurs, et qu’ainsi toutes les religions sont bonnes, les unes neveu lent être qu’aux Carmelites, les autres à Ste. Marie, et c’est ainsi que je me suis sentie appellée à P. R. on a reçu ici depuis quelque tems une fille de soissons qui est peut être connüe de vous. c’est la fille de Mr. huberlan, qui n’aiant jamais songé a être religieuse et étant venüe à Paris pour se diver¬ tir alla à P. R. Sans aucun dessein, et se sentit si fortement attirée à y entrer, qu’après l’avoir découvert à son Pere, elle y est venüe, et y est avec tant de Sa¬ tisfaction, que pour quoique ce fût, elle ne voudroit pas être ailleurs, tout ce que je vois ici me confirme dans mon dessein, et je ne doute pas, M de que vous n’avouyez qu’il vaut mieux croire les marques visibles que Dieu donne de l’innocence de cette maison, que ceux qui en disent tant de mal, dont tout ce qui est tombé en ma connoissance est la chose du monde la plus fausse pour ce qui est, M de, de la crainte que vous avez que ma mere se porte plus mal depuis. Je vous dirai, que par la greinte grace de Dieu, elle se porte sans comparaison mieux, et qu’elle m’a fait la grace de me donner sa benediction, elle s’est retirée avec Madame de Malaoïe d’ou elle me mande qu’elle a autant d’envie de demeurer en ce lieu là, que moi en celui ci. C’est un dessein qu’elle a depuis lontems, et qu'elle n’a pu executer executer qu’a cause de moi. Je vous demande pardon, Mad e, d’avoir fait une Si longue lettre, mais j’ai crû être obligée de vous rendre compte de tout ce qui me regarde, je serai bien heureuse si j’ai pu par là vous satisfaire, et si je puis obtenir de vous que vous offriez à Dieu le dessein que j’ai de me donner à lui, c’est ce que j’attends de votre pieté, et de la bonté que vous avez pour moi, et que vous me ferez l’honneur de croire qu’il n’y a personne qui soit avec plus de respect que moi, M de Votre &c. Dans le même mois cette demoiselle ecrivit aussi à M. de Boissy sa mere pour tâcher de lui faire perdre le chagrin de sa separation, et elle lui rendit comte de sa conduite par cette lettre. Madw Je serois la plus heureuse personne du monde si je n’apprenois que votre indisposition continue, et que quelque resolution que Dieu vous ait toujours donnée de le suivre en toutes choses, vous n’avez pu souffrir ma separation sans quelque douleur. J’en ai assez senti en vous quittant, pour juger de celle que vous avez eüe. Mais j’espere que Dieu qui console tous ceux qui s’abandonnent à lui, vous sanctifiera dans cette derniere ren¬ contre et principalement dans la maison où vous êtes. Je scais que ma tente étant a Dieu comme elle y est, et que connoissant l’obligation que l’on a de correspondre aux grâces qu’il fait à ceux qu'il appelle
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 5, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1657-1658. Livre XVII-XX
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Kunstmatige intelligentie
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