archieftoegang 215, inventarisnummer 5, pagina 218
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Transcriptie
Dieu, et avec une ouverture de cœur toute entiere, dans la croyance que vous agréerez la liberté que je prends de vous dire des choses si particulieres de la conduite de Dieu sur moi. Je n’avois presque jamais eû de pensée pour la religion et je n’en avois jamais eû aucune pour la maison de P. R. lorsque ma mere m’y mena l’année passée il y aura un an pour la premiere fois le vendredy du mois qui vient. Elle y alloit faire ses devotions, comme l’on y va ces jours là Ce fut là, Mad. que Dieu me fit la grace de me donner une si forte envie de quitter le monde et d’entrer dans cette Maison, que je l’aurois fait à l‘heure même si j’eusse pensé qu’on m’y eût voulu recevoir. J’en parlai quelque tems après à des personnes de ceaux, qui me dirent qu’il étoit necessaire de m’éprouver quelque tems avant que de penser à rien entreprendre. Dans ce même tems mon frere me parla d’une affaire qui ne me permit point de lui cacher mon dessein, et ainsi je le lui declarai sur la parole qu’il me donna de n’en point parler; mais il s’oposa au desir que j’avois de hâter ma sortie du monde; et pour la retarder, il resolu de m’enmener avec lui en Poitou; il obligea pour cela me mere a faire ce voiage elle qui n’y avoit pas pensé, et qui ne savoit pas pour quoi mon frere pressoit Si fort. Ainsi je partis sans avoir rien decouvert de mon dessein qu’a mon frere, a mon confesseur ordinaire de St.Kerry, et a quelques personnes de P. R. Se n’en avois rien dit à ma mere, mais elle ne laissa pas d’en avoir du soupçon par quelque changement qu’elle remarquoit en moi, qui ne l’en assuroit pas assez néanmoins pour la porter a en faire du bruit. Nous fûmes six ou sept mois à ce voiage, qui dura plus que je n’avois pensé, et je pensois a entrer à P. R. sitôt que je serois de retour à Paris. Mais mon frere me demandoit toujours du tems, et m’a fait passer ainsi cinq mois. Cependant la defiance de ma mere alloit tou jours en augmentant, et il y a deux mois que je lui en fit dire quelque chose par une personne qu’elle aime, qui ne lui en parla pas encore de ma part, mais seulement comme d’elle-même afin de l’y disposer plus insensiblement. Je le lui aurois declaré bien nettement des cetems-là, et encore plutôt, si je n’avois connu la tendresse qu’elle a pour moi, qui l’auroit portée a en donner des marques qui auroient pu faire connoitre mon dessein à tout le monde, comme cela n’a pas manqué d’arriver. car aussitôt que je lui en eut fait parler par une personne de pieté, la chose fut tellement Sçue que je n’aurois pu être blamée quand je serois partie des lors. Je demeurai néanmoins encore 8 jours auprès d’elle, et je fut presecutée de tous ceux qui voulurent me détourner ou m’affoiblir, mais sans effet, en quoi Dieu m’a donné, ce me Semble, une marque bien aparente de ma vocation. Après cela, M de je crois que vous avoüerez qu’il y auroit eû de la temerité a s’exposer plus lontems à tant de contradictions continuelles qui ne me laissoient pas une heure à moi pour penser à dieu, et je pense que le monde
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 5, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1657-1658. Livre XVII-XX
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Kunstmatige intelligentie
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