174 à celles qui seroient absolument inséparables d’un examen legitime, mais que hors celles là ils n’en chercheroient jamais aucune, que non seulement cette disposition avoit toujours parû dans toute leur conduite precedente. mais même que leur intérêt aussi bien qui leur intention étoit de voir cette affaire terminée le plutôt qu’ils pourroient en proverer l’accasion conclusion que s’il se trouvoit après l’avoir bien discuté que l'on reconnût qu’ils eussent tort, ils seroient ravis devoir prononcer contre eux une condamnation solem nelle et authentique qui fût favorable à la verité, qu’il n’y avoit que celle là que le Pape leurs Adversaires, leurs consulteurs, et eux, devroient avoir en vüe, et qu’eussi s’il se trouvoit que le sentiment des Jesaites, de Mr. Hallier, et de ses collegues ne fussent pas conformes, il ne falloit les épargner non plus qu'eux au prejudice de la verité. M. L'Ambassadeur qui convenoit de tout cela lui ajouta encore deux particularités assez remarquables, et fort capables de faire voir à toute lapos terité à quels infames et honteux moyens on avoit eu recours pour décrier les disciples de St. Augustin et rendre suspecte une sainte et salutaire doctrine. H dit donc a M. de St. Amour que M. Hallier et Ses collègues, lui avoient montré une lettre de Mr. de Maria. Evêque de Conserans nouvellement nommé à l’ab¬ cheveché de Toulouse, dont l’Ecriture ne pouvoit lui être inconnüe à lui Ambassadeur, qui avoit reçu plusieurs fois de ses lettres pendant qu’il Frit étoit en Catalogne, par laquelle ce prelat lui mandoit que des Jacobins lui avoient dit qu’une femme qui se confessoit de l’être oubliée dans la fide lité conjugale qu’elle devoit à son mari, s’en étoit confellée, en disant que la grace lui avoit manqué trois fois id. La seconde étoit que M. L'Ambassadeur dit à M. de St Amour sur ce même sujet qu’un homme qui étoit malade dans le mêmes quer¬ tier des mêmes Jacobins, c’est a dire des reformés de la rue St honoré après avoir reçu le S.t Viatique par les mains de Mr. Brousse curé de St. Roch dans les formes ordinaires, sur ce que deux Religieux qui le visiterent ensuite pour le consoler, lui disant qu’il falloit penser à dieu et à sa grace. Il répondit qu‘il ne croioit pas être du nombre de ceux à qui dieu l’avoit preparée, que ces Religieux lui ajant repliqué qu’il la falloit demander à Dieu. Il avoit reparti qu'il n'avoit pas non plus celle de prier, qu'ils lui avoient dit qu'il devoit avoir confiance que Dieu la lui avoit merirée par sa mort, et qu’il avoit répondu qu’il ne croioit pas être du nombre de ceux pour lesquels Notre Seigneur étoit mort, qu’on ne savoit pas ce qui arriveroit à la fin de cet homme, quoi qu’il se portât un peu mieux. Mais que ces Religieux aussi bien que Mr. le Curé de St. Roch, y étoient bien empechez, et que cela faisoit bien du bruit dans sa paroiste, mais que cependant on voioit les mauvais effets qui arriisoient d’avoir fait connoitre dans l’Eglise des questions difficiles et surprenantes du mes stere de la grace, se avoir le desespoir et le libertinage. 175
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1652-1653. Livre VII-X
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