restoit plus que de parler à sa Sainteté ; que c’étoit le sile de Rome ; et que pour faire voir combien ces retardemens étoient à craindre, il avoit mis en consideration divers besoins des affaires de l’Etat auxquelles ces longueurs étoient tout à fait prejudicia bles. M. L. E. de Bethleen aient ajouté qu’il s’étoit chargé de leur parler pour sçavoir leur dessein et pouvoir ensuite leur procurer auprés de M. M. les Cardinaux la com¬ munication reciproque de leurs Ecritures plus diligemment qu’on ne la faisoit, mais qu’ils auroient patience jusqu‘à ce qu’on les communiquât; que dés qu'ils auraient les leurs ils apporteroient le plus de diligence qu’ils pourroient pour y répondre, qu'ils ne chercheroient jamais dans les choses d’autre longueur que celle qui seroit necessaire pour les bien examiner, qu’au fond ils ne vouloient aucun pour parler avec lui, et ne pensoient qu’a procurer une bonne definition du Pape après que l’examen de leurs contesta¬ tions auroit eté fait dans les formes legitimes et accoutumées. Ce même jour la Monsieur de St Amour étant allévisiter le Pere Patraligo, ce Religieux lui dit qu'autant qu’il pouvoit avoir penetré ce qui se passoit dans les congregations de M. le Cardinal Spada, les choses y alloient plutôt bien que mal, que des gens qui n’avoient d’abord que de l’indifience commencoient a y être bien échau offés, qu’il n’en falloit qu‘un bien resolu pour arreter toute cette assemblée dont la plus part quoique bien intentionnés n’avoient pas lû St. Augustin Il lui dit aussi que M. le Cardinal Chiggis avoit demandé à quelques uns s’il n’y avoit pas moien de trouver un milieu et un temperament à cette affaire Mr. de St. Ammer dit que, d’une part, on ne pouvoit jamais faire à Rome un plus grand plaisir aux huretiques que si on venoit a y condamner quelque chose qui fut de St. Augustin et que de l’autre le S. Siege ne devoit pas seulement prendre garde à ne point condamner des maximes catholiques, mais aussi une point absoudre ou souffrir l’erreur, qu’il devoit prendre garde egalement aux pas qu'il étoit obligé de faire aussi bien wis que ceux dont il devoit s’abstenir, et que ce ne lui seroit pas un opprobre beaucoup moins honteux s’il ne condamnait pas une erreur qui seroit venüe si avant à sa connoissance, que s'il condamnoit une verité. Chapitre XXVII. L'indisposition du Pape l'empechant de se trouver en chapelle. le 1er jour de decembre qui étoit le premier de l’Avent et lui permettant néanmoins de donner des aud’ances particulieres, il avoit marqué ce jour là à Mr le Cardinal Ursin pour la donner à quantité de Polonois qui étoient sur le point de s’en retourner pour leur peis; ils ne l’eurent que le mardy et elle dura si longtems que Mr de la Lané et ses collegues perdirent encore cette occasion de la menager pour eux afin de presenter leurs Ecritures à sa sainteté. L'aprés dinée de ce mardy Mr de St Amour qui sollicitoit une audience de Mr. le Cardinal Altieri, entretint tout de nouveau Mr. L'Ambassadeur sur le sujet de la communication de leurs Ecritures et sur ce qu’il reconnut par son entretien qu'on apprehendoit les longueurs qui en pouvoient arriver, il lui dit qu’il falloit bien se resoudre absolument 173.
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1652-1653. Livre VII-X
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