146. Mr. de la Lane et ses collegues vinrent sur le soir voir Mr. le Cardinal Chiggy et lui demanderent des nouvelles du Memorial qu’ils lui avoient donné et aux autres Cardinaux pour la communication des Ecritures. A leur dit que depuis qu’ils avoient presenté ce Memorial ces congregations avoient été interrompües par la necessité que l’on avoit eu d’être à la cam¬ pagne pour y prendre un peu d’air et sera fraichir des grandes chaleurs de l’Eté, mais qu’on en parleroit peut être dans la congregation qui se devoit tenir le lendemain. Mr. de la Lane lui dit qu’ils avoient quantité de raisons qui montroient la necessité de faire cette communication et il se mettoit en état de reprendre les mêmes qu’il avoit dites à Mr. le Cardinal Spada. Mais à peine avoit il entamé celles qui regardoient les calomnies et fausses deposi- tions que leurs adversaires faisoient tant dans les faits que sur les dogmes que Mr. le Cardinal Chiggy répondit, qu’on n’auroit nul égard à ces calomnies, qu’il falloit seulement se mettre en peine de montrer la raison de ce que l’on soutenoit brievement et clairement, qu’un n’étoit pas encore bien resolu si on vouloit faire de cette affaire un procès una lité, que si on donnoit jour à cela a entrer dans des discutions si publiques et entre des parties, cela pourroit causer bien du bruit et de l’embarras que comme ils étoient déjà trois à trois du coté de france il en pourroit encore venir trois autres d’Espagne; trois de flandres, troisd’un autre coté &c Mr. L’Abbé de Valcroissant lui répondit que tout ce que son minence défrit. disoit n’empechoit pas que la communication reciproque de leurs Ecritures ne fut necessaire, puis que s’ils ne voirient par exemple les Ecrits de leurs ad versaires ils ne pourraient pas se deffendre de ce qu’ils pourroient dire de faux et de calomnieux tant contre les personnes que contre la verité et le marquer à leurs Eminences. Mr le Cardinal Chiggy leur demanda s’ils sçavoient bien que les autres Doiteurs eussent donné des Ecritures, il ajouta qu’ils n’en avoient peut être pas encore donné. Mais quoi qu’il en soit, leur dit-il, en finissant, comme il avoit fait en commençant; nous n’avons point encore parlé de votre Memorial, nous en parlerons peut être demain et vous apprendrez notre resolution. Ce fut une chose agréable qu’il leur apprit, qu'on n'en n’ecît pas encore parlé quoique Mr. le Card. Spada leur eût dit comme une chose déja resolue. entre eux, qu'on ne feroit point cette communication. Chapitre XXV. Quoi que l'on ne sçut encore rien en france de ce refus que l’on faisoit de ces communications d’Ecritures, neanmoins Mr. Hallier et ses collegues y avoient deja tellement répandu le bruit du succès de leur négociation, et s’étoient tellement vantés de l’avantage qu’ils y recevoient sans y comparoitre que les Evêques qui avoient deputé les autres docteurs, pour s’opposer à leurs Intrigues ne cessoient non plus que leurs autres amis de les avertir par toutes leurs lettres écrites pen¬ dant le mois d’octobre de ne rien relacher des conditions avec lesquelles ils les 147
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1652-1653. Livre VII-X
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