144 l’on avançoit contre eux, ni maintenir ce qu’ils avangoient contre leurs ad¬ versaires, que toutes ces raisons montroient, que la communication des Ecri- tures étoit plus necessaire dans cette affaire importante que dans toutes les autres dans lesquelles on la faisoit tous les jours. que c’étoit un moien pour tout le monde de pénétrer la verité des choses, plus abregé, plus clair, et plus assuré sans comparaison que de ne la point faire, et qu’ils esperoient que quand leurs Eminences auroient consideré ce qu’ils lui disoient, et qu’ils le supplioient même de representer à sa Sainteté, s’Ils le trouvoit à propos pour leur faire obtenir cette communication d’Ecritures ils la juge¬ roient eux tous aussi équitable et aussit nécessaire que ceux qui la Sollicitoient. M. le Cardinal Spada répondit, que cela ne dépendoit pas de lui seul et qu’ils en pourroient parler aux autres Cardinaux deputés et nommé M. M. Giggy, Sinetti, et Cechini; que pour ce qu’il leur en avoit dit le dernier jour, il s’étoit seulement fondé sur la pratique qui avoit eté gardée depuis le commencement de ces questions. Que le Papie Pie V. Sous le Pon¬ tificat duquel elles avoient été premierement traitées, n’avoit point ouï de parties ni fait communiquer d’Ecritures pour en faire ses décisions. Que le Pape Gregoire XIII qui l'avoit suivi, n’avoit point non plussuivi cette voie. Qu'Vrbain VIII. en avoit usé comme ces deux Pontifes et qu'a present ils étoient sous innocent X. qu’on ne voioit pas pourquoi il étoit necessaire de se mettre mettre dans cet embaras in queste favende pero-que néanmoins ils en pouvoient parler aux Cardinaux nommés ci dessus, et de plus à Mr. le Card. Pamphile, que le Pape avoit aussi voulu qu’il vint à ces congrégations, qu'au moins il viendroit le mardy suivant, qu’ils pouvoient même en parler aux consulteurs qui en étoient, et les voir, qu’ils sçavoient, à ce qu'il croioit, qui ils étoient. Quant aux docteurs leurs Adversaires, qu’il y avoit quelques mois qu’ils avoient donné des Ecritures et témoigné que soit qu’on en fit com- munication, soit qu'on n'en fit point, ils trouveroient tout bon, que tout ce qu’ils avoient demanqué qu’on les traitât comme leurs parties seroient traitées, et qu'on leur communiquât leurs Ecritures si on étoit d’avis de communiquer les leurs à ces docteurs qui leur étoient opposées; mais que depuis tant de tems qu’ils les avoient faites de part et d’autre, il n’étoit pas possible qu'elles ne fussent venües reciproquement entre les mains des uns et des autres, et que même il ne fût passé en france de l'un et de l’autre coté, qu’enfin ils pouvoient voir ces autres Mrs, ainsi qu’il venoit de leur dire. Le Mardy 29. Le General des Capucins aiant arreté Mr. de St. Amour par la ville pour lui demander des nouvelles de ces congregations Ce docteur lui en parla froidement comme un homme qui n'en n'étoit nullement informé et ne s’en mettoit pas en peine; ce General lui dit pourtant que celle qui se devoit tenir cette matinée là avoit eté remise au lendemain après diner et l’on apprit ce jour la même qu’un examen d’Évêques en avoit eté la cause. 145
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1652-1653. Livre VII-X
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