archieftoegang 215, inventarisnummer 3, pagina 203
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Transcriptie
392. fesseur en Theologie avoit écrite sur le sujet de cette union, à son frere labbé qui étoit alors à la fleche, Mr. Seguin premier medecin de la Reine Regente, et presentement abbé de Lanvoy en fut sitouché qu’il dit au P. Senault qui se plaignoit à lui d’une ma niere d’agir si surprenante, que son frere étoit un fou s’il avoit écrit cette lettre Mr. Courtot, qui avoit été exclus de l’oratoire pour la doctrine de S t Aug: fit imprimer une remontrance chretienne aux R.R.P.P de l’oratoire de la maison de Paris sur leur prétendüie reconciliation touchant la doctrine avec les sesuites. Mais il auroit eté a souhaiter qu’une meilleur plume que la sienne se fut exercée sur ce sujet, et qu‘il eût eû assez de prudence pour ne pas faire dans cet écrit lettre de tous ceux de l’oratoire qu’il croioit être disciples de se tug: ce qui, par le malheur des temps pouvoit les rendre ou supris, ou inutiles à leur congrégation et les exposer à la fureur des Jesuites. Mais la lettre circulaire que le P. Anat écrivit à son tour à chaque Recteur des col¬ leges de sa compagnie fit porter à ceux de Loratoire, la peine très juste et trés promte de leur excestive credulté. Car ce promiel des Jesuites mandoit que la lettre que que le congréve P. General tion des M. R. P. C. de l’oratoire avoit fait imprimer sur le sujet de leur entrevüe lobli¬ geoit à leur donner avis de ce qui s’y étoit passé, qu’ils sauroient donc que des per¬ sonnes de condition et de vertu persuadées qu’il etoit important pour l’edification du public que la congrég des R. R. P.P. de l’oratoire et la compagnie de sesus parussent bien unies dans la même conspiration à la gloire de Dieu et au bien des ames, le firent avertir que quelques uns de ces Peres les vouloit venir trouver pour cet effet; et que comme il ne reconnoissoit ni en lui, ni aux autres de sa compagnie, aucune sorte d’aigreur, ou de mauvaise affection a leur égard, il fut très aise de cette proposition, et se disposa à les aller voir sans attendre qu’ils vinssent à lui les premiers; que neantmoins il fut pre- veaux venu par le R.C. Senault, superieur de leur maison qui l’étant venu visiter au College de Clermont lui fit des ouvertures conformes à l’opinion qu’on avoit de sa vertu et de sa prudence, et au dessein de ceux qui avoient commencé cette affaire, qu’il tâcha de l’assurer de son coté de toute la correspondance qu’il pouvoit desirer à une si bonne volonté, mais que comme il y avoit sujet d’apprehender que la diversité des opinions sur les questions du tems, ne fit naître quelque difficulté, qui empechât une parfaite union, il lui dit que ces controverses étant maintenant examinées à Rome, il suffisoit que chaque parti demeurait dans la préparation d’acquiesument à ce qui seroit défini par le Saint Siege. Qu’a cela, lui P. Annat, avoit repliqué qu’il y avoit des choses qui étoient déjà suffi¬ samment definies, qu’on ne pouvoit revoquer en doute la Bulle d’Vrbain VIII. ni par conse quent ce qu’elle déclaroit en termes exprés, que le livre de Jansenius intitulé Augustinus renouvelloit avec mépris du S. Siege et scandale de toute l’Eglise une doctrine déjà condamnée, qu’on ne pouvoit non plus nier que toutes les propositions de Bajus contenües dans la Bulle de Pie V. et de Gregoire XIII. ne fussent deffendües que le même se devoit dire avec plus de raison de ce qui étoit contenu au Concilie de Trente que les contravertes avec les Thomistes étoient à la verité indifferentes chacun pouvoit prendre le parti qu’il lui plairoit, mais qu’il falloit que ce fût dans les bornes qui sont prescrites par les Papes, qui ne veulent pas que l'un condamne la doctrine de l’autre; et qu’encore falloit il se tenir aux principes desquels les jesuites avoient toujours été d’accords avec les Thomistes si les commandemens de Dieu sont possibles à ceux qui les violent s’il y a une grace su ffisante, si la liberté qui est necessaire au merite et demerité consiste a pouvoir faire ou ne faire pas l’action qui est méritoire ou demeritoire, si notre seigneur a eu quelque volonté de sauver les reprouvez. que tout es ces maximes avoient toujours été de part ^
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1652-1653. Livre VII-X
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