notre sœur, mais toutes les religieuses avec la superieure nle on fesseur tres persuadés que les propositions condamnées par la Constitution unigénitus renfermoient les verêtes les plus importantes de la Religion. Ce ne fut donc point sur cela, Mgr quelles nous consulterent il n'en fut nullement question, n'elles alloient sur ce point aussy loin que nous: mais voicy qu'il fut le doute uni que quelles nous propolerent Elles avoient assisté a la lecture de la Bulle qui s'etoit faite par vos ordres a leur chapitre, dans la pensée que cette lecture faite ou entendue sans réclamer, etoit absolument indifferente, et ne les engageoit a rien, ou plutot la crainte des suites et l'amour du repos leur avoient fourni des raisons pour se le persuader. Mais comme plusieurs d'entre elles ont de la droiture et des lumieres, il leur restoit du trouble et de l'agitation sur le consentement qu’elles avoient peru donner par leur silence a un decret quelles n’approuvoient point Il etoit même arrivé un fait qui les frapoit beaucoup. me de leurs sœurs nommée la fœur de S.t Joseph avoit deja temoigné publiquement son repentir d'avoir entendu cette lecture, et etain ensuite tombée malade, elle s’étoit determinée plutot que de se retracter à mourir sans fairement, dont elle auroit été effectivement privée. s’ils ne luy avoient été administrés par on Confesseur étranger qui ne luy fit aucune peine sur ses dispositions. Nous fumes donc uniquement consultés sur cette question de morale: Si lorsque les Evèques ordonnent la lecture ou la publication yde leurs ordonnances et de leurs mandemens, ils exigem cette lecture. ou publication des inferieurs comme un acte de soumission de et cœur et d’esprit a ce qui y est contenu et comme une preuve par laquelle ils s’assurent que tout leur diocese embrasse les „memes sentimens. Nous ne craignons point de vous assurer, Mgr, que nous nous declarâmes pour l’affirmative, et que nous l‘appuyames de toutes nos forces et par tontes sortes de raisons. Nous leur representâmes que leur Evêque tenoit a leur egard la place de J. C. que c’etoit manquer au respect qui luy est dû de le tromper par cette docilité apparente; que c’etoit vser de dissimulation et pêcher contre la fincerité chretienne. Ce qui dans une occasion si importante ne pouvoit être qu’un tres grand peché. Nous les exhoitames a vous onvrir leurs cœurs, et a ne vous point cacher leurs veritables sentimens. Nous leur ajoutames qu’elles devoient ce temoignage a la verité; que J. C. n’avoit pas refuté celuy des enfans, et qu’il s’en etoit servi pour prouver sa mission. Nous tachames enfin de les toucher, en leur marquant combien nous etions touchés nous mêmes de voir que par de vaines subtilités qui n’étoient que des Musions de l’amour propre, on eût donné un tel cours a la fausse maxime que nous combattions, et quelle se fut tellement repanduë et fortifiée dans presque tous les esprits, qu'on ne pouvoit distinguer ceux qui acceptoient réellement la Balle d'avec ceux qui la rejettoient au lieu que si chacun avoit declaré avec simplicité ce qu’il pensoit, les Evêques auroient peu etre eté touchés du grand nombre de ceux qui se seroit trouvé opposé a la Bulle, et auroient pris des mesures utiles a l'Eclaircissement
Quelle Zitat
Das Archiv von Utrecht, Archivnummer 215, Inventaire, Inventar nummer 3040-4, Première section, La résistance contre La Bulle Unigenitus (inv.no. 949-4175), Réfugiés Français et Belges (inv.no. 1826-4175), Les Orvalistes à Rijnwijk et autres habitants ou visiteurs, Jean-Baptiste le Sesne de Ménilles d'Étemare (+ 29 mars 1770) (Chevalier de Préaux, Rigobert, Senneville, De La Rivière), Minutes, Pièces sur l'Église de France, Port-Royal, les Filles de l'Enfance, le Formulaire et la bulle Unigenitus, 1604-1719, de diverses mains e.a. Mlle de Théméricourt. (Amf. passim). Janseniana. Lettre de Mgr. de Comminges à Mad. de St. Loup sur la sainte Épine, 1716 févr.-1719
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