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archive access 215, inventory number 3040-4, page 4



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p. moreau luy avoit parlé, et qu’il lui avoit demandé si j’avois
assisté aux haranques et lequelque javois entendu, mon Pere
luy repondit, Mr, mon fils n'est point a la ville, il est vrai qu'il a assisté
aux discours, et mesme lorsqu’il retourna du College je leur demande
sil etoit content des discours, il me repondit qu'oui mais quil ny avoit
qu'une choses quil qui auroit pur se faire, et que cétoit le regent de
troisième qui s'etoit echapé en prononcent ces parolles, pereunte De
le p moreau dit que cetoit fait que le regent ne l'avoir point dit mon
Pere et homme de bien luy dit mr jenait point eté presente aux
discours, cest mon fils, je ne l'ai point intruit, ny eleve dans lementonge
s’il etoit assez hardy pour dequi ses, et asses lache, je ne le regarderois
jamais le p moreau reprit M.r il ne trendroit qua moy de dire que
vostre fils qui est medecin au voulut enpersonner le roy et je trouverle
de temoins esceque je ne luy seroit pas des affaires? mon pere luy repondent
M r ce que vous me ditte est impossible et de plus la verité nest qu'une
cette scenne se passa ches mon pere pendant mon absence il faut pour
le presents envenir a ce qui est arrivé depuis mon retour dont des
entretients que j’ay eut avec eux et que des chatiments injuste et vindica-
encurs.
quils ont exerces et exercent tout les jours à mes freres qui sont les
victimes quils immollent a leurchengeance.
etant donc de retour je fus chez M. le procureur gnal qui medenandant
sit etoit vrai que j’avois oiii ces parolles pereunte ludouicomagno
pessit relligio je luy repondit par la firmative et reprit en meditait
nauries vous point entendu penit tibi gallia, et demesme en faisant
apostrophe il y auroit periit tibi relligio natus obsequentissimus, je
luy repondit que je n’y auroit eut entendu que pereunte Ludouico magno
perrit reliquo et que jenauoif point oüi prononcer libi rellegio, mais
quil y avoit quelques mots qui m’avoient échapé apres religio mais rien
devant desorte qu'il ny avoit point de tibi entre peri et relligio et
mesme que jene crowis pas que, ce fut natus ob sequentissimies, e pris
congé de luy et je fut voir le pere moreau, je ne le put joudre que le
soir, je sais p jy fut accompagné de mon père aussitost qu’il uit mon pere
il dit dun ton de maitre Avoila donc vostre fils, comme sil pauroit
pu inglisser un mot plus honneste vous etiés donc aux harangues
et vous dittes que vous avec oüi pereunte Lord Ludouico-decimo
pas ouil.
quarto periit relligio; non mon pere, je n'ay ces mot la, il reprit, je le
seavois bien qu’on ne lavoit point dit je luy dit mon pene, je ne l’ait
point entendin comme vous me le venez de dire, j’ay ou les propes mots
icy pereunte Ludouico magno periit relligio, at nesce pas la
mesme choses oui luy disje, mais ce ne sont point les mesmes termes que
vous m’acces dit dont sest servi vostre regent de troisieme; ce pere
qui a voyagé dans les indes ce pere tout plein de bonté pour ramener
au qu’on de leglisse les insideilles a pere complaisant a tout le monde
ce pere digne destre a la teste dune maison aussi nombreusse que celle
de dijon ce pere qui fait lornement du College ee pere enfin si moderé
dans les parolles me dit dun ton furieux et comme un lion rugittant
enr cela est aussi faux que si je disois que le diable m'en porté a cette
heune moy a la teste de dix huit jesuites du College de Dijon je ne
lait point ny ou aucun deux je luy repondy fort humblement mon pere
mes oreilles ne m’ont point trompe’s, quoy M r sur le meme ton ignore
vous que deux temoins dans une affaire de cette consequente qu'on
a mesme porté a monsieur le Regent ne puisse point nous
faire du tord, je le scaif mon pere mais je fait la profession d'honneste
homme et je perderay plustost la ure que de dequises la verité, enfin
n'estant point content de mes reponses il nous congedia fort brusquement
sans nous faire lhonneur de nous reconduire car je luy par les dans le
jardin, il en ouvroit la porte et la fermat aussitost que nous fumes
sortis venons a present aux mauvais traitements qu’ils ont fait a mes
frenes
pendant mon absence mon ladet, qui est en cinquieme fut agenoux.
pendant dix huit jours nosant s'aprocher d'aucune bancs pour ecrire,
nosant mesme escrire sur son genoux; car aussitost quil se remvoit ou
le foiret, ou la ferule estoit son suplice ce jeune enfant qui depuis
trois mois avoit vue diarnée a genoue sur la pierre pendant un temps
d’hiceert fut encor plus tourmenté par une debilité d’estomach quil avoit
gagné par le froid et lhumidité de la pierre et mesme le regent reconnus
le mal quavoit mon frere, il l’on le mit seul sur un banc separé, et pour
setre aproché dune senestre il voulut luy faire donner le fouer l'enfant
en cette occasion et se voyant maltraite tout les jours voulut secoüer
ce jour en se deffendant par de bonnes raisons, le negent le voyant opinion
a ne vouloir point se soumettre le laisse, et menuvy à cher cher apres la
classe par un écolrer medisant qu'il auroit quelque chose de consequence a
medire, je m’y transporté, le regent qui etoit instruit par le peremon
moreau de ce qu’il devoit me dire me dit mr vous devries retirervostre
frere. cest un enfant qui corromnt tout les autres il les detourne de la
devoir enfin il est de mauvaisse meures je ne le voudroit point mettre
dheons nous suivons lévangille vous scaves la conjoncture des temps
je luy repondit mr mon frere ne serait pas retiré, de plus jay l'honneur
de vous dine que mon painé qui est en quatrieme fut chassé hier.
vous voudries en faire demesme, il nen a pas plus
que mon cader et je luy vat renvoyer cette apresdinée, il me dit mr
il est de mauvaisse mœures. il fait des choses que je n'oserois vous
dite dans cette entrefaite. Le pere moreau qui scavoit bien deux
the plach
il s'agissoit, me me dit il le reyent beaucoup de vostre peine ses moeurs
ne vallent rien il faut le retiner, celuy repondit mes peres vous este
obliges d’en seigner, les colleges ne sont que pour cela vous les enseigneres

Source citation

The Utrecht Archives, archive number 215, Inventaire, inventory number 3040-4, Première section, La résistance contre La Bulle Unigenitus (inv.no. 949-4175), Réfugiés Français et Belges (inv.no. 1826-4175), Les Orvalistes à Rijnwijk et autres habitants ou visiteurs, Jean-Baptiste le Sesne de Ménilles d'Étemare (+ 29 mars 1770) (Chevalier de Préaux, Rigobert, Senneville, De La Rivière), Minutes, Pièces sur l'Église de France, Port-Royal, les Filles de l'Enfance, le Formulaire et la bulle Unigenitus, 1604-1719, de diverses mains e.a. Mlle de Théméricourt. (Amf. passim). Janseniana. Lettre de Mgr. de Comminges à Mad. de St. Loup sur la sainte Épine, 1716 févr.-1719




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