148. et s’il n’etoit pas plus juste que le Lape s'expliquât lui-même si l’on jugeoit qu’ils en fut besoin, il le prioit de le croire, et d’y penser murement puis qu’il y alloit de sa conscience et de son honneur, de lui à qui il écrivoit, qu’il ne voioit pas d’autre avan tage que d’etre a bymé dans un tas de Peres qui n’aient rien de juges que la qualité auroient dans leur conduite tous les motifs imaginables normis celui qui en devoit être la regle, qu’il étoit au dessus du commun qui ne savoit que par les autres, que la france avoit peu de Prélats qui lui ressemblassent, et que ce qui le rendoit inex cusable, et qui affligeroit beaucoup, lui qui écrivoit cette lettre, sicelui à qui il lad ressoit ne paroissoit en ceci avec éclat et le succès quillui desiroit, c’étoit qu’il ne tiendroit qu’a lui aiant tout ce qu’il falloit pour ménager les mes intérêts de la verité qui le pouvoient être facilement en renvoient toutes ces questions à St Augi comme avoient fait tant de Papes, des Peres et des Conciles, qu’il fit reflexion sur son caractere, qu'il fit abs traction de la Cour, qu’il vit comme avoient agi ces grands Evêques du siecle passé, qu'il examinat la conduite de St. Hilaire, qu'enfin il s'elevât au dessus des choses temporelles, qu’il considerât la defference que l’Eglise avoit rendüe à S. Aug. depuis tant d’années dans ces matières, et qu’il jugeât si une assemblée d’Evêques qui se trouvent à la Cour par hagard devoit et pouvoit dans une matiere si delicate passer les bornes que le Pape même s’était prescrite, et pour conclure, qu’il se souvint que Dieu lui feroit rendre compte de ses talens, de son administration et des ames qui ne seroient pas bien éclairées par sa faute, touv¬ qu’il lui demandoit pardon, mais qu’Il lui parleroit toujours en veritable ami¬ Un autre mandoit avec admiration le 9e de ce mois que les assemblées étoient finies avant qu’on eût dit un seul mot du bref contre M r de sens et M. de Comminges, que que cependant ils avoient donné les mains à tout ce qui s’étoit fait, que c’etoit un tour de Mr. le Card. Mazarin qui avoit voulu que l’affaire de ce Bref demeurât en tout son entier, et qu’il n’y eut rien autre chose, sinon que Mr. de sens avoit écrit au Pape, que ces prelats étoient demeurez dans le même embarras ou ils étoient, et duquel ils avoient crû se delivrer en consentant à ce dessein de l’assemblée qu’une Période dans la lettre au Pape en leur faveur les tireroit de cette peine en les mettant à couvert de tout ce qui pouvoit venir de son coté, mais que le Card. Mazarin qui ne vouloit rien perdre de ses avantages avoit censuré celui qu’il se persuadoit que ce Bref lui donnoit. On observoit par une autre lettre du même jour que M r d’Embrun et les commissres n’avoient inventé leur nouvelle subtilité pour trouver les Propositions de Jansenius que parce qu’ils avoient vû d’une part la feuille qu‘on avoit fait courir des propositions contraires tirées du livre de Mr. d’Ipre aux cinq propositions censurées, et que de l’autre la réponse au P. Annat leur avoit fait ouvrir les yeux et leur aroit fait mettre dans leur raport qu’elles se trouvoient dans ce livre Theologiquement. Eminemment, car ils vouloient suivre d’abord ce que le P. Annat avoit écrit, qu’elles s’y trouvoient en même termes et en autant de mots précis qui les composoient. Mais aient reconnu cette erreur par ce secours qu’on leur avoit donné, ils quitterent aussitôt ce dessein, aussi bien comme de declarer qu’elles fussent équivalentes aux propositions du livre de ce Prélat perce qu'ils prévirent qu’on leur eût objecté qu'on avoit donc du mettre ces équien lentes en la place des cinq supposées, et les faire condamner. Ainsi ils sattacherent à cette foible et infoutestable subtilité, qu’elles y étoient theologiquement Emmi¬ namment, et se tirerent par ce moien de ce mauvais pas, mais ce ne fut que pour se 149.
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 4, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1654-1656. Livre XI-XVI
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