archieftoegang 215, inventarisnummer 9, pagina 164
Gebruik tekstcoördinaten
Transcriptie
me donnes un jugement fain pour reconnoitre mes follies, je les dois apeler telles, vû les extrava¬ gances dans les quelles j'ai été et le long tems-que j’ai resté été dans cet état, mais vous m'avez voulu faire connoître par une lougue experience, que ce n'est que vous qui veut, ni celui qui court, mais celui a qui vous la voulez faites Misericord ni celui auprès enfangieux fait quynen et que nôtre volonté est bien forte pour le mal, mais qu'elle est bien foible et la foiblesse même pour le bien sans votre grace, tous ses efforts etant vains et inutiles si elle n'est attirée et conduite par vous, qui êtes la fource de tous les biens. Je me servois de ma maladie pour m'aprocher le moins que je pourois de vôtre autel, et vous me donniés confiance que vous ne m'abandonneriés pas, puisque vous mettiés dans mon cœur un desir de suivre la voie que vous me montriés être la meilleure et en quelq tems que ce fut, je vous priois aussi comme vous savés quil vous plut soutenir mes sœurs Cette bonne mere Marie Joseph comença a me venir rendre visite tous les jours, et je ne lui parlois que des vertus de nos meres et de nos faurs et des miracle qu’il avoit plu à Dieu de faire dans notre Monastere elle admiroit tout, me consoloit, et me fortifioit à esperer en Dieu, et elle me disoit avec une tres grande fermeté ne czaignés point, sivour n'etes point encore en bon état vous ny moutiés pas, je vous en assure me repetant souvent les mêmes paroles. Elle me fortifioit aussi aussi en me parlant de la grace d'une maniere fort haute pour montrer les desseins de Dieu sur ses Elus, et les renversemens qu'il fait dans les ames et elle me disoit souvent que lon ne savoit pas combien il faut d'humilité pour être tout à Dieu Une fois en me parlant de la chute de St. Pierre elle se servit des mêmes termes dont Mr. Arnauld s'est servi dans sa lettre après S. Chrisostoine Je la pris par le bran et lui dis, oma mere, à ce coup vous ne sauriés échaper, vous voila à la Censure avec Mr. Arnauld, vous ne sauriés plus vous en défendre; elle me dit, ce que je dis, est il censuré oui ma Mere et condané de blas phême Aussitôt elle leva les yeux au Ciel avec son recu- -eillement ordinaire, et dit mon Dieu seroit il bien possible qu'une pauize fille qui n'a ja- mais parlé a personne, qui n'a eté instruite que de vous, et qui ne lit dans aucun livre, puisse avoit des sentimens qui ne soient pas catholiques, et elle ne laissa pas de parler encore plus fortement de la puissance de la grace de J. C. Je tois donc dans une extreme affliction de ne voir aucun jour à mon affaire et je ne pouvois plus presser ma sortie apres tout ce que j’avois fait, car je souhaitois fort de retourner à notre Monastere avant que la nouvelle Bulle que l'on m'avoit dit être venuë de Rome fut publiée. J'avois fort pressé la K. Mere de ment. 109
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 9, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Diverses relations, 1644-1666. Captivités des sœurs Briquet et Dupré. Touchant la séparation du bien, 1666 mars. Maladie de Suzanne Champagne, 1666 sept. 26. Récit de la conduite de Mgr. de Harlay, 1671-1695. (Amf. 10, 18 et 19)
Klik op de afbeelding om het te vergroten en de transcriptie ernaast te zien
Kunstmatige intelligentie
De transcriptie is door de computer gemaakt via automatische handschriftherkenning. De samenvatting wordt door de computer gemaakt op basis van een taalmodel. Beide bewerkingen zijn niet perfect, maar vaak ruim voldoende zodat het historische document begrijpelijk wordt. De resultaten van de toepassing van (Europese) kunstmatige intelligentie zijn niet gecontroleerd door een mens.
Zoek uw voorouders en publiceer uw stamboom op Genealogie Online via https://www.genealogieonline.nl/