archieftoegang 215, inventarisnummer 1, pagina 211
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Transcriptie
ausz. il se proposa deux régles des le commencement de son Sacerdoce, qu’il a gardées religieusement jusqu'à sa mort. La 1ere fut de partager son breviaire selon l'intention de l’Eglise di¬ sant Matines a minuit, et les autres Offices de même chacun à l’heure, pour se tenir en état de prier toujours. La 2de fut d’observer les jeûnes commandez en la manière qu’on les a toujours observez pendant plus de douze cens ans dans l'Eglise, ne mangeant qu'une fois le jour, et aux heures marquées par les canons. Le zéle qu’il avoit pour la discipline de l’Eglise éloignoit de lui tous les pécheurs qui ne pensoient pas sérieusement à se convertir; et la charité qu'il faisoit paroître dans ce zéle obligeoit même les plus endurcis à le regarder avec respect. Il a gardé la pauvreté si éxactement qu’il n’a jamais rien fait pour se procurer des commoditez temporelles, ou quelqe. établissement assuré. tant qu’il a pu travailler, il a refusé tous les bénéfices qu'on lui a voulu donner, et il ne se resolut sur la fin de sa vie d'en accepter un de tres peu de valeur, ou il n'a demeuré que fort peu de temps, que pour y vivre encore plus pauvrement qu’il ne faisoit à Paris, et pour n’être à charge à personne; sa générosité faisoit qu’il ne parloit jamais de ses besoins, et qu'il refusoit de ses plus intimes amis ce qu'ils lui presentoient, s'il ne se trouvoit dans une extréme nécessité, et lorsqu’il étoit contraint qu'on eût soin de lui, il le faisoit avec tant de reserve qu'il étoit aisé de juger qu'il vouloit toujours dépendre de Dieu, et demeurer dans la pauvreté qu’il avoit choisie pour son partage, et dont il aimoit de ressentir les incommoditez. L’estime que sa vertu lui avoit acquise dans la paroisse de St Medard le fit choisir pour confesseur de ce Monastère l’année 1636 et il nous a continué sa charité pendant 25. ans venant confesser deux fois la semaine, et étant toujours prêt à nous rendre toutes sortes d'assistances dans les besoins. Il fut obligé de se retirer en l'année 1661 lorsque ton nous changea to nos confesseurs; mais en nous quittant, il nous laissa avec sa benediction son double esprit, en nous montrant par son exemple l’obligation que nous avions de conserver inviolablement la paix et la verité, et nous y aidant par ses priéres. Dans sa dernière maladie qui dura plus de 5 mois, il demeu- ra dans une paix aussi grande que s’il n’eut rien souffert, et sa patience fut si parfaite qu’on ne s’apperçut pas même de la viva¬ cité et de la promptitude qui lui étoit naturelle, et qui auroit pu faire paroître en lui quelque image d'impatience, si Dieu n’en avoit empeché les mouvemens, desorte qu’on peut dire que la grace n’a jamais eté plus puissante en lui que lorsqu'il a été plus foible et plus abbatu. La connoissance qu’il eut des le commencement de sa maladie qu'elle étoit 453 qu'elle étoit incorable, aulieu de le troubler, servit à lui donner une entiére paix, n'ayant plus de pensées que pour l'éternité, il demeura dans la tranquillité que Dieu donne à ceux qui mettent en lui toute leur confiance, et en même tems le senti- ment qu’il avoit de ses fautes le tint toujours dans l’humitian¬ on et l'abbaissement. Il a gardé dans son Testament l’ordre de la charité coe dans toutes ses autres actions, laissant à l’Eglise de St. Medard ce qu'il avoit de plus précieux, qui étoit son calice, ses bureaux son bassin, donnant à ses plus intimes amis quelque petite chose pour marque de son affection, et le reste de ses meubles aux pauvres. Pour son corps qu’il n’a jamais aimé, il a de- mandé côté une grace qu'on ne l’entemât point dans l'Eglise, mais dans le cémetière avec le commun des fideles, et avec les seules céremonies que l'on fait aux plus pauvres. 4 Decembre Ce jour nous faisons memoire de ferrand comte deflan¬ dres fils de ferdinand de la Cerde et de Blanche la jeune fille de St. Louis Roi de France, coe aussi de Dame Jeanne Com- tesse de Guetdres sa femme. Ce même jour nous faisons aussi memoire de Jean IV du nom Duc de Bretagne et comte de Montfort fils d'Artus Duc de Bretagne; et d’Yland de Dreux Duchesse de Bretagne et Comtesse de Montfort Bien faitrice de ce Monastére. Ce même jour nous faisons encore memoire de Guillau- me de Bourbon Sr. de Dampierre comte de flandres Oncle de Marie de Bourbon comtesse de Dreux Bienfaitrice de ce Monastère 5 Decembre Ce jour 1255 mourut Dame Peronelle de Montfort fille d'Amauri comte de Montfort Connétable de france et de Beatrix de Viennois, petite fille du grand Simon comtede Mont fort, et Abbesse de ce Monastère. ce même jour 1589 mourut sœur Agnes de Buisson Religieuse de ce Monastére Decembre Ce jour 1325 mourut Dame Philippe de Varennes Ab¬ besse de ce Monastére. Elle est enterrée dans l’ancien chapitre. Ce même jour 1498 mourut Jean de Limeas Prêtre curé de Guyencourt, qui a été Procureur de cette maison 30 années, pendant lesqlles il a pris beaucoup de peines pour garder et recouvrer les droits de notre lglise, et nous a donné 54tt et ses salaires 12 années prêtre enterré ceans. ce même jour 1669.
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 1, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Histoire de la fondation de Port-Royal par la Mère Angélique Arnauld, et 1-5 continuée par quelques autres personnes, avec nécrologe. 1 t. fol. (Amf. 19)
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