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archieftoegang 215, inventarisnummer 3014-4, pagina 78



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Transcriptie

2 Juin 1747.
Lettre de M. d’Etémare
à M.
An sujet des miracle qu’on dit avoir été opérés par Madame
de Vieux pont. — Fausseté du système soutenu par M. de Montgeron.
— Son second volume, et les écrits faits pour sa défense,
répandent partout le trouble et la division. — Règles et
principes inébrantables auxquels il faut demeurer attaché.
Cque d'une lettre de M. Dét.. à M.. du 2 juin 1747.
Ici reçu, Monsieur, votre lettre du 5 Mai, où vous désirer des éclaircimens par rapport à quelques conventions que mes avec euës avec quelque nous de ceux
qu'on désigne par le nom de Secretes ; où il a été question des mérales que l'on dit qui ont était obtenus par l'intercession de Madame la Marquise de Vaux pont depuis
sa mort et que l'on prétend faire valoir en faveur des secours valeus qui sont réprouvés par la Regle de M l'Ebique de Montjeller, Reyse adoptée par MM. les Es
de Sence et de Babylone ; Regle qui avoit été établie dans les Assemblées qui se venoient à Paris à la fin de 1773 et au commencement de 1733. dans laquelle une
mulétude de Theologieur qui examinaient cette matière se réunirent à tel point que personne n’a réclaire sur le manière dont elle est rapportée dans la
famaire Consultation des 30 Docteurs de 1735. M. de Montpellier sans citer cette Consultation (à laquelle il nouvoit d'ailleurs bien des choses à redig
a effecté d’en prendre mot pour mot les patoles pour ce présent le jugement qu’il a porté, parceque dans ce que ces paroles expriment; il pençoit
comme les 30 Duteurs : il les entendoit comme eux et comme elles étaient entendrées parceux qui avaient assisté à ces Conférences de 1732 et 1785. Je lai
que quelques Secours tes (car je me servirai de ce nom pour abréger) se trouver de l’obligité et de les éludir : mais tout ce qu’ils disent sur cela, n’a
pas la moindre solidité. Je n’en juge pas seulement par les nomes qui sont clairs, mais encore par ce que j’ai entendu depuis le commencement de
cette dispute, ayant assisté à ces Conférences de 1732 et 1733. C'est l'y prendre trop tard de venir 12 ou 16 ans après jeter des doutes sur le sens d’expression.
très claires en elles-mêmes. Aussi M. de Montgeron dans son second volume ne donne-t-il pas dans cette chacane lorsqu’il considère cette décision dans la
bouche de ceux qui le prononcèrent dans les Assumblées. Il entend alors tres bien la Regle et l’élève contre avec une vélémence qui étonne de la part
d'un simple loie. Il n'y a que lorsqu'il la considére dans la bouche de MM. de Montpellier et de Senez qu'il tâche de l'éluder; en quoi on ne trouver
pas la sincéroé qui serait à désirer. Il y a bien d’autres choses dans son second volume qui sont insoutenables. Pour vous mettre au fait, Monsieur, il faut
que vous livrer la lettre du 25 Janvier 1746 de M. l'Epoque d’Auxière contre ce second volume. Ce n’est point la question du secours qui en fait l’amique objet
M. d’Aurem n’en parle que sur la fin et en passant. C’est un système répandu dans tout le livre que ce prélat attaque Il copie diverses propositions du
Magistrat qui établissent clairement a Système et M. d’Auxème monor qu’il est contraire aux fondemens de la fois qu'ils nous sont enseignés par
Monsieur Sainte, par les N. peres, en un mot partoute la tradition. On pourroit aisément faire des volumes, non vouloit ramasser les passages répandus
dans toute la tradition. Mais comme il ne s’agissit que de répondre à la Consultation qui lui avoit été faite, et d’une manière proportionnée aux personnes
dont il s’agierait, il sest contenté de citer des passages tranchans et lumineux du P. Q. dans les Riflexions morales, de M. Nicole et de Mr. de Tillemont.
Cest des Révelations de l’espèce de celles que M. de Montgoon fait valoir dont parle M. Amaud dans sa préface du livre de la frequente Commission
„lorsqu’après avoir établique la connoissance solide et véritable de l’Eglise nous apprend è ne reconnoître autre règle des visités Catholiques que la
en condition le lésiatique, à n’inventer rien de nouveau de nous-même et à ne recevoir point ce que les autres auront inventé” il ajoute.” C’est cette
n’établie dans la tradition qui ne reconnaît point ni de visiones, ni de révélanterie de raisons, ni d’opinions particulières, mais qui est l’arbitre de tout
n les révilations &c.. Tous les hérétiques combattent cette kigle parcequelle détruit toutes leurs faussetés et tous les Catholiques sont obligés de la
in reconnoître, parcequ’ils ne peuvent se défendre que par elle contre les héritiques.” et un peu après: “Aussi lorsque l’Antéchrist viendra, et qu’
en appuyant ses fausses maximes sur des prodiges merveilleux, et par la grande estime de la Sainteté apparente, il emporra avec lui presque tout le monde
n’est par cette seule regle de la tradition que les Fidèles et les Elus le défondront contre tous ses menaouges ses déguisemens et ses affices, sachant que
« J. C. ne leur a pas commandé de croire aux hommes, quelquellants qu’ils paroissent, ni même aux miracle, seuls, mais à sa parole qui s’est conservée
n jusqu’à nous, et qui se conserrerai jusque à la fin du monde, dans les Ecoltes des Peres et des Conciles.
Ces principes inébranlables font voir le peu de nécessité qu’il y a d’entrer dans les directions où les secouristes voudroient nous jitter à l’occasion des
miracles vrais on faux attribués à faïe Mr. la Marquise de V. P. Car autant que les miracle’s opérés par l’intercession de M. de Pâres, de
M. l’Evêque de Sence et autres qui n’ont réclamé qu’en faveur des vérités appuyées par la Condition ont de force en fureur de leur cause qui
est véritablement celle de l’Eglise ; autant ceux qu’on attribué à Me. la Marquise de V. P. en auroient peu en faveur des opinions particulieres
quelle a parc affectionner. Je dis paru affectionner: Car qui peut fixer jusqu’à quel point ses idées éivient développées sur toutes les questions
que les Secourtates ont fait naître. Elle étoit environnée de ces Musieurs et n’écoutoit qu’eux. Mais savoit elle où on la conduisoit? Que pensez-vous
Monieur, qu’elle eût dit à le vue d’une lettre autre claire et aussi convaincante que l’est celle de M. de Aucune. Si l‘on soutient qu‘elle a pris parti, il-
sera vrai qu'elle l’aura pris pour le moins autant en faveur du second volume de M. de Montgeron, qu’un feveur des secours proscrits par la Regle
de l’assemblée de 1732 adoptée par les Evêques. Mais prendre parti en général, c’est ne rien dire de clair. Il faut toujours en venir à des points de
doctrine ou de morale claire et déterminés. Je trouve tous les jours sur mes pas des gens que ne pouvant la défense des Secourstes qu’en disant M. un
tel et M. until ne soutiennent point ce qu’on leur attribué. J’en ai rencontré que prétendent que M. de Montgeron ne pense point ce qui est exprimé par les
textes que M. l’Epoque d’Auxom a extraits de son livre, en sorte que la dispute dégénére à mes momens en proces prononels, où le commun des fidèles est
dispensé d’entrer. Ils ont l’Evangile et la doctrine de l'Eglise, ils n’ont qu’à l'apprendre et la pratiquer, et toutes les révélanations alleguées par M. de
Montgeron n’empêchent pas fils le font, qu’ils ne parviennent au Salut Il en seroit de même de l’Appel et de la Constitution, si on ne leur y

Bronvermelding

Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3014-4, Première section, La résistance contre La Bulle Unigenitus (inv.no. 949-4175), Réfugiés Français et Belges (inv.no. 1826-4175), Les Orvalistes à Rijnwijk et autres habitants ou visiteurs, Jean-Baptiste le Sesne de Ménilles d'Étemare (+ 29 mars 1770) (Chevalier de Préaux, Rigobert, Senneville, De La Rivière), Minutes, Lettres à diverses personnes et mémoires, 1716-1769, No. 303-387




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