archieftoegang 215, inventarisnummer 3014-4, pagina 46
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Transcriptie
Le 25 aout 1742. Lettre de M. D.. sur ce qui est dit a son sujet dans une 4eme Lettre du 4 aout 1742. a un amy de province sur la Leville des n. eccl., et sur le sentiment de Mell. de fenez et de Montpellier on m'apporta a la campagne les nouvelles lettres en faveur du 2. vol. de M. de Montgeron, on ij donne a la regle contenuë dans la XIe verité de M. de montpellier, et adoptée par M. de Senez, une internretation forcée tendente a l'eluder voicij cette regle telle qu'elle est rapportie pag 1ere de la pere lettre. eette verite porte qu'on doit bannir les secours contraires au ve com¬ mendement, et qu'on ne peut donner aux convulsions autres secours que ceux que l'on accorde aux maladas, sur quoy la regle est de s'en tenir a ce qu'ordonnent les medecins C'est cette regle que l'on s'efforce dans ces lettres de reconcilier avec les secours des plus violents que les lettres portent en exemple sans donner de marques d'improbation en parcourant la 4eme lettre je ne puis vous exprimer, Monsieur, a quel point je fus surpris de trouver pag. 3 que l’on entreprennoit d’appuijer cette interpreta¬ tion imaginaire de mon suffrage, et de me produire meme comme temoin de la veritez dune telle interpretation, laquel au contraire me paroit absurde, comme ces lettres sont imprimées cela me met dans l'obligation de tire a qui veut bien l'ecouter que si jaij quelque temoignage a rendre surce point, il est diametralement opposé a ce que l'auteur de ces lettres m'attribuë. on n'a qu'a parcourir les exemples des secours qu'il rapporte en divers endroits par exemple Eet 2. pag. 2. 6. 7 et 8. Et 4 pag. 6 et. 7. on ij parle de 600 coups de poingts donné sur la tête, de 3. a-boo coups des buches donne sur un sein malade des coups redoublez d'une pierre de 60. a 70 livres sur une jeunne fille qui le demandoit par la soeur, de pendre, etrangler de plusieurs façons, rouen et frapper de coup de buche par tout le corps, de la plus grande force et pendant deux heures entieres, et plusieurs fois par jour, jetter contre un mur comme pour dispo ser le corps de la convulsionaire en eclats, de frapper son corps de plusieurs milliers de coup de poingts de toutes les forces, c’est de ces secours et autres pareils dont il est question, peut on presumer que des medecins quels qu'habiles qu'on les suppose ordon- neroient de pareils remedes aux convuisionaires, la regle qui l'envoie aux mede cins, et qui veut qu'on s'en tienne a ce qu'ils ordonnent, n'autorise donc pas ces secours, elle fait plus elle les interdit, ne voulant pas qu'on aille au dela de ce que les medecins ordonnent. Mais comme il ne s'agit ici que de mon suffraye avis et de la maniere dont j'entend la regle, la chose est bientot tranchée. I. c’est dans le sens que je viens d’exposer que j’entend cette regle, et je crois que le bon sens veut qu'on l'entend ainsi. 2. je suis convaincu que c'est ainsis que les deux eveques l'ont entendue. je n'aij nul doute qu'ils n'ayent entendu par cette regle interdire toutes ces fortes de secours relativement au ve commendement, sans rappelle reij ce qu'ils ont si sagement recommandé par raport au 17e si l'on veut donc que je fois temoin bien loin de l’etre en faveur d’une interpretation qui me paroit absurde, je le suis contre cette interpretation. Mais souffrez M. que je rappelle icy quelques faits fort simples qui peuvent servir a eclaircir ce que l’on a souvent embrouille personne ne me que dez le mois de decembre 1732 dans les conterences où il se trouvoit jusqu'a 15 et 20 personnes, on se declara contre ces secours violents, on l'exprima sur cela en differents termes. je remarque entr'autre deux manieres de l'exprimer 1o l'une est celle qui est employée par M de Montpellier dans sa xu verité. c'est aussi mot pour mot celle que les XXXe deeteurs ont employée dans leur consultation. vous venez de voir en quel sens, je l'entends. il est constant qu'elle fut employée de la meme façon dans les Com-ferences. 2. on arreta aussi /: et c'est la 2de maniere:/ apres avoir demandé a chacun de ceux qui se trouvoient presents seur avis, que par raport au ve commendement on ne devoit point donner aux convalsionaires de secours qui put tuer d'un seul coup ou rompre un membre un bras une jambe & causer un causer. voila pour le vie commandement, on ajouta le meme jour une autre regle par raport au vie. j'etois present ce jour ea et je fus ainsi que touts les autres de cet avis, on jay toujours per- siste depuis. il s'est trouvé quelqu occasion ou quel qu'un ait jugé a propos de me consulter sur ce qu'il avoit a faire par raport aux con vulsionaires, jaij eté attentif a repondre conformement a cette regle. je n'aij jamais cru que l’on put ignorer sur cet article mon sentiment. de la ma surprise en lisant cette 4eme on ij rapelle une conversation de 1737 qu'on place au mois de mars. il faudroit entrer dans un detail ennuieux pour expliquer cette conversation. je le fais a l'egard de ceux qui ont la patience de l'entendre, mais je ne metteraij point ici monsieur la votre a cette epreuve. tout ce que je vous diraij, c'est que les lambeaux de cette conversation rapportée dans la jeune lettre sont alterez et tronguez: que bien loin de conclure de ma part en faveurs des victents secours qui se pratiquoient alors, je concluois (meme une confiderer que le vie commencement) contre ces secours, parcequ'il ne me vo venoit pas dans l'esprit que des medecins sans préjugez, et suivant les regles de leur art, et du bon sens, s’avisassent de les conseiller, ainsi que j’avois soin de le faire remarquer. Mais de plus je n'oublie pas de faire valloir le vie commendement dont il est d'une si grande importance de ne pas l'ecarter, et qui seul auroit fait tomber depuis longtems toutes les assemblées, on des hommes donnent journalierement des secours aux personnes d'une autre sexe. comme il ne s’agit ici que de mon avis, qui est un point de fait sur lequel l'auteur de ces lettres repond des nuages contraires a la verité, et que ces lettres sont imprimees, vous me rendrez M. un service dont je vous auray de l’obligation, si vous voulez bien detromper ou eclaircir sur ce point de fait ceux qui aurbient lu ces lettres en leur expliquant mon sentiment tel que je viens de l'exposer
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3014-4, Première section, La résistance contre La Bulle Unigenitus (inv.no. 949-4175), Réfugiés Français et Belges (inv.no. 1826-4175), Les Orvalistes à Rijnwijk et autres habitants ou visiteurs, Jean-Baptiste le Sesne de Ménilles d'Étemare (+ 29 mars 1770) (Chevalier de Préaux, Rigobert, Senneville, De La Rivière), Minutes, Lettres à diverses personnes et mémoires, 1716-1769, No. 303-387
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