archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 271
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Transcriptie
portoit extremement que celle que vous écriviez au Roy, ne fut pas reçue comme l’une detant de simples réponses qu’on a faites à S. M. Sur le formulaire. Elle s’en est apperçue par la lecture que je lui en ai faites d’un bout à l’autre; et vous n’avez pas suset de craindre ce qui la pû rendre ennuyeuse, mais plutôt que les sentimens qu’elle contient facheroient sensiblement se M. En effet, je ne dois pas vous celer qu’elle n’ait eté fort surprise et touchée d’avoir vû que vous êtes le 1er. Evêque, ici le seul Evêgue, qui ait voulu s’accorder appuier et deffendre par des raisons la conduite des Gr. vic. de L’Ar¬ chev. de Paris touchant le même formulaire; je ne dois pas aussi vous deguiser qu’on n’ait eu un grand soupçon que votre lettre ait été concertée avec M. votre frere ou qu’elle ne lui ait eté communiquée, puis qu’elle étoit a cachet volant, et que l’on a seulemt. mis de la cire au dessus du cachet lorsqu'on a voulu me la faire rendre. Vous pouvez juger, M. si toutes ces particularités que de plus habiles gens que moi ont remarquées, m’ont du causer de la douleur, m’interessant autant que je fais à tout ce qui vous re¬ garde, et aiant toujours assuré le Roy, que pour porter un même nom vous n’etiez pas plus persua de que les sentimens fussent suivis en ces sorte de matières. On m’a dit qu’il n’étoit nullement bien en ce rencontre de distinguer par des subtilités del’Ecole les questions de droit et de fait. Qu’il ne s’agit que de condamner la doctrine de Sansenius contenüe dans les 5. propoons en suite de ce qu’ordonnent les constitutions des Papes Innocent x. et Alex. VII. de la declaration d'une très grande et nombreuse assembléé d’Evêques de france et du dernier acte de la Sorbonne; autrement l’Eglise n’auroit jamais nulle moien de faire tomber ses censures et ses fondres sur aucun heresiarque, puisq: quand elle auroit condamné ses erreurs sur des propoins vagues, et non pas les livres qui les contiennent, l’auteur seroit toujours à soutenir qu’il ne les a pas debitées ni entendues entendües au sens qu’elles ont été condamnées, et ainsi il y auroit bien eu dans les siecles passés une infinité d’heresies qui ont attaqué la vraie foy, mais nul heresiarque Je n’entens pas assez bien cette matiere pour oser m’enfoncer plus avant a vous representer tous les inconveniens que l’on a remarqué qui s’en suivroient de ce pas qu’ont fait les Gr. Vic. de Paris, et de votre lettre. Je me contenterai de vous dire qu’en cela le roi ne peut rien souhaiter, si ce n’est que Dieu vous inspire d’autres sentimens, et que vous remediez de vous même à ce nouveau desordre sans attendre que les puissces superieures y mettent la main pour le faire cesser. Je suis tout à vous. Quelque rebutante que fut cette réponse M. d'Angert ne devoit nullement en être surpris, et la connoissance qu’il avoit de la disposition de la Cour, l’avoit preparé à ce coup. Il n’étoit pas possible que les Evêques qui dominoient dans le conseil de conscience, ne fissent prendre au Roy des impressions très de d’avantageuses de la liberté qu’il se don¬ noit de s’opposer à leurs Intrigues dans le tems qu’ils esperoient d’en recueillir le fruit et d’eclaircir ce qu’ils avoient taché d’obscurair et d'embroniller depuissant d'années. Mais la force de la verité faisoit en cela sa principale confiance, et lui persua doit que quelque opposition que l’on fit d’abord à sa lettre, elle ne laisseroit pas d‘avoir son utilité dans le tems que Dieu auroit marqué selon ses ordres. ne fût ce même qu’en donnant l’exemple à d’autres Evêques bien intentionnés de se joindre à lui, pour la deffense de la verité et de l’honl. de son caractere. Il se promettoit aussi le secours du ciel par les prieres des Religles de P. R. qui venoient da querir un nouveau merite par l’ouverture d’une longue et dure persécution qui étoit sans exemple dans l’Eglise. La sœur Angelique de S. Jean Arnauld Maitresse des Novices fille de M. d’Andilly son frere, étoit au nombre de ces dernieres, et la lettre qu’elle lui avoit écrite le 6e de Juillet quand elle voioit la resolution qu’il prenoit d’agir en Evêque pour la deffense de la verité, étoit capable de la remplir d’une nouvelle force. Voicice quelle lui mandoit.
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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