archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 177
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Transcriptie
voyer Sur la requête presentée au Roy étant en son conseil par le Recteur cet arret et l’ordre. qui fut Doyen des facultés; Procureurs des nations et suppots de l’Université de Paris &c. donne au Gezetner. Les Jesuites s’adresserent a Mr. Langle Recteur de l’Université pour le prier de ne pas faire éclater cette affaire, l’assurant avec leur sincerité ordinaire qu’ils n’a¬ voient point eu depart, ni à l’arrêt du Conseil, ni a l‘article de la gazette ou il avoit eté raporté Mais leurs oppositions ni leurs clameurs n’empêcherent pas que cet arrêt du 14. aout ne fait inseré dans la Gazette. Et l’on seut même que la datte du precedent étoit fausse et que le Roy n’étoit point à Bordeaux au jour qui y étoit marqué Chapitre XXII Horrible calomnie repandue contre Mr. Deydeau docteur de Sorbonne que l’on accuse de s’être fait huguenot. Il s'en justifie par une lettre Imprimée. M. feydeau docteur de Sorbonne qui se tenoit dans la retraite depuis que les Vrsules de Melun lui avoient procuré une lettre de cachet; vit en ce tems—la son innocence exposée à une nouvelle épreuve, et sa réputation flettrie par une diffamation cruelle et d’autant plus dangereuse que les personnes qui avoient commencé à la publier, étoient elles mêmes persua dées que c’étoit une verité. Madame fabert femme du Gouverneur de Sedan fut la premiere qui manda que ce docteur de Sorbonne s’étoit fait huguenot. La même chose fut écrite de Mastrict, et on en reçut à Paris des lettres écrites en ces termes. Nous avons ici Mr. Baydeau docteur de la Sorbonne qui est notre Ministre depuis peu &e. Les uns et les autres le mandoient ainsi parce qu’ils le croioient de bonne foy, et on n’a pas bien sur ce qui les avoit trompés. Mais voici ce que Mr Feydeau crut de bonne foy sur le rapport de ses amis et particulierement de saureux qui l’avoit appris lui-même l'Abbé. de Mr le Roy. Un prêtre du Seminaire de châalons sur Marne nommé Aubert, aiant un jour abordé abordé un Ministre de ce païs là, lui dit qu’il y avoit longtems qu'il étoit sollicité et force de rendre gloire à Dieu depuis qu’il avoit reconnu que la Religion Reformée étoit la bonne. Le Ministre le recut froidement la 1ere fois qu’il lui tint a beau discours. Mais comme ce prêtre lui repeta encore la même chose en une seconde rencontre, le Ministre lui dit qu’il seroit bien aise de lui parler plus amplement sur cela en quelque occasion, mais qu’il desiroit que ce ne fût pas chez lui. Ils se donnerent donc un rendez-vous sur le ram part de la ville. S’y étant rendu, le Ministre commença l’entretien par lui dire qu’il falloit savoir; premierement qui il étoit. Le Prêtre pour se rendre plus considerable dans le malh.t parti, ou il avoit dessein d’entrer, lui dit par une milice dia bolique aux depens de la reputa tion d’un Innorent que son nom étoit assez fameux et qu’il le connoitroit sans doute aussi- tôt qu’il se seroit declaré. Je m’appelle, dit il, Matthieu feydeau, je suis docteur de Sorbonne, j’etois de la communion de Saint Merry et un des cinq qui furent à Rome pour les cinq propositions. Le Ministre ravi d’une conquête qu’il croioit siglorieuse à son parti ; ne manqua pas de lui en temoigner sa joie, et il lui ajouta qu’après qu'il en auroit parlé au Consistoire, il lui diroit ensuite ce qui auroit été à son égard. Le consistoire trouva dont cette affaire fort bonne et ne pensa plus qu’aux moiens de menager cette aequisition; depuis que le sieur Aubert y fut reçu sous le nom de faydeau et leur eut plut à cause de son éloquence. dans ce tems-la même le Sieur Blondel Ministre de Mastrie écrivit au Consistoire pour le prier de mettre un homme en sa place, parce qu’il desiroit de se retirer de cet employ. Aubert y fut envoié sous le nom de Matthieu feydeau. Mais les Ministres se trouvant embarassez d’apprendre par les lettres de Paris, qu’un autre Matthieu feydeau y parois soit, envoierent expres un de leurs pour en sçavoir la verité et s’étant adressé chez Monsieur Conrart, d’ou Mr. l’Abbé le Roy ne faisoit que de sortir, vers la fin du mois de Juillet, l’eclaircissement se fit, la fourberie d’Aubert fut découverte. Et le veritable M. feydeau sortit du lieu de sa retraite pour se faire voir à plusieurs amis sur la paroisse de Sintémerry,
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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