archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 176
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Transcriptie
cette promesse ce qui faisoit voir à tout le monde qu’il ne vouloit agir dans cette censure que selon les mouvemens de Mr. le Chancelier, c’est a dire le laisser à la discretion des Je suites dont ce chef de la justice du Royaume, étoit le protecteur perpetuel. Mr. de hon de que Curé de Saint-Severin son collegue promettoit toujours de bien faire son devoir et de pousser cette affaire à bout, mais d’es qu’il lui en avoit fait la proposition, il tâchoit le pied honteusement, et se retiroit sans dire mot. Ceux des curés qui étoient chargés par leurs confreres de la sollicitation de cette censure se presenterent encore à ce Doyen de Paris, vers la fin du mois de Juillet pour lui representer que ce refus qu’il avoit fait jusques alors de faire examiner les Extraits des points principaux de cette pernicieuse doctrine, étoit très desavantageuse à l’Eglise, et trés favorable aux here tiques qui ne cessoient pas de publier dans leur prêche que l’Eglise de Rome en seignoit des dogmes contraires à l’Evangile et aux regles des bonnes mœurs, établies dans les livres des plus honnêtes payens. Mais Mr. de comtes après avoir voulu dudit cette instance, en disant qu’il n’y avoit rien dans ces Extraits qui ne fût déja condamné dans l’Apologie des Casuisses; promit enfin d’y travailler au premier jour, ce qui n’eut néanmoins aucun effet. Il mandoit de Pontoise que l’assemblée generale qui s’y tenoit étoit en disposition de faire son devoir sur le livre de Tambourin; si les curés de Paris lui portoient leurs plaintes; mais un Evêque des plus considerables avoit dit dans une conversation qu’il ne falloit pas pous ser plus loin cette affaire, mais que c’étoit une chose a etouffer. Les frequentes conférences que Mr L’Archeveque de Roiien avoit alors avec le P. Annat ne tendoient qu’a chercher les moiens d’exterminer les disciples de St. Augustin ; il avoit même envoie des ordres à Mr. Mallet Docteur de Sorbonne l’un de ses Vicaires Generaux pour en informer, et cet officier s’y appliquoit avec chaleur. Ainsi l’impunité continuoit d’etre un droit acquis aux Je suites et l’accablement étoit le partage de ceux qui avoient le malheur de leur déplaire. Pendant que l’on instruisoit le procés de la sage femme qui fut pendüe par Arrêt et brulée ensuite; ensuite, une feuille contre la mauvaise doctrine des avortemens; enseignée par le Pere hereau et plusieurs autres Jesuites ces Peres s’étant emploiés avec toute leur adresse et leurs intrigues ordinaires auprès des Ministres obtinrent par surprise un Arrêt du Conseil du Roy par lequel sa Majesté ordonnoit que cette feuille imprimée seroit brulée par la main du bour¬ reau et que le Lieutenant criminel tiendroit la main à l’execution de cet Arrêt. Lorsque Mr. le Comte de Brienne le donna au Pere Brisacier qui avoit commencé Son Rectorat du College des Jesuites par cette belle sollicitation, illui temoigna que c'étoit une chose bien fâcheuse, que la doctrine de leur compagnie fit tant d’affaires au Roy, et que leurs continuelles importunités l’obligeassent tous les jours à leur accorder arrets contre ceux qui faisoient voir les pernicieuses consequence de leurs sentimens, que cette protection ne ser¬ voit qu’a les rendre plus odieux au public, puisque la meilleure voie de deffendre une doctrine, et de montrer quelle est bonne n’est pas celle des arrêts. Comme cette tentative avoit réussi. au R. Lire Brisacier homme entreprenant et violent les Peres de son College publierent par tout que leurs ennemis n’avoient qu’a se bien tenir, puisque le P. Brisacier seroit à l’avenir celui à qui ils auroient affaire. Mais l’Université de Paris qui étoit outragée par cet Arrêt ne pu s’empecher d’en demander la réparation, le Recteur fit faire sur ce sujet une assemblée extraor dinaire. Il fit conduire que l’on rechercheroit toutes les preuves que l'on pouvoit pour faire voir aux Puissances que cette detestable doctrine n’étoit pas celle de quelques jesuites particuliers, mais de tous les casuistes. Les Ministres ouvrirent leurs yeux sur une affaire de si grande consequence et pour réparer l’injure qui avoit été faite à l’Université par cet Arrêt et par le soin que les Jesuites avoient pris de le faire inserer dans les gazettes, le Roy donna un Second Arret, dont voici la teneur. Extrait des Registres du conseil d'Etat
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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