archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 113
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Transcriptie
ce fut là qu’ils prirent la resolution, d’entrer dans le chœur et de faire acompagnerd’un sergent et de deux témoins pour protester de violence et demander pourquoi on les traitoit de la sorte. Etant tous partis ensemble, à la reserve de Mr. flouret qui ne sy étoit pas ren¬ contré; Ils se presenterent à la principale porte du Chœur qui étoit fermée à la def et gardée par deux bedeaux, l'un au dedans et l’autre au dehors. celui dudehors qui étoit aussi ser¬ gent royal. Leur dit qu’il avoit ordre de la compagnie de ne les pas laisser entrer. Ils lui demanderent en vertu de quoi, et il produisit un parchemin en repondant, qu’ils étoient du chœur pour n’avoir pas satisfait au statut. Ils lui soutinrent que l’arrêt ne confirmoit pas le statut, à l’egard de cette peine, et le sommerent jusqu’a 4.fois de lelire ce qu’il refusa toujours de faire. Et ils demanderent à l’autre Bedeau du dedans de leur ouvrir la porte celui ci leur repondit qu’il avoit ordre des Chapitre de la tenir fermée, declarant ensuite qu‘ il n’avoit pas cet ordre par écrit. Ils protesterent de violence, prirent le sergent a parti et se retirerent paisiblement. Quelques uns des Spectateurs, les plaignirent et dirent, qu’il étoit étrange que l’on traittat ainsi des personnes de leur qualité, et qui n’étoient point heretiques. Mais ces plaintes furent inutiles, et il n’y avoit gueres d’autres armes pour la patience. Néanmoins Mr. de Beauvais qui étoit à Bresle crut que cette moderation irrite roit leurs adversaires. On conseilloit aux persecuteurs de faire emprisonner le sergent en vertu du dernier arrêt du Parlement. Mais outre qu’il y étoit lui-même Geolier du Chapitre, il n’y avoit point de Juges à qui l’on pût adresser avec esperance de succès. Le Lieutenant General, élevé chez les Jesuites était tout à eux et avoit un frere chanoine. Le Procureur du Roy étoit mal satisfait de son Evêque, à cause d’une charge de Verdier dépendante de lui dont il venoit de depouiller son beau pere pour en revetir un de ses domestiques. Le reste du Presidial étoit attaché au chapitre par d’anciennes livisons qui les unissoit dans les mêmes interets, et qui leur imposoit comme une espece de necessité de resister toujours à l’ivêque. Ils avoient mê¬ me me demandé depuis peu, que l’on renvoiât au consul les procés qu’ils avoient avec lui, et coloroient leur pretention du preteste de grands nombre de parens qu’il avoit au Parlement Les Avocats que lon consulta a Paris furent d’avis que Mr de Beauvais devoit aller au chœur introduire les Chanoines exilés, et en cas de refus faire des Monitions, selon le Sré gles de droit, et excommunier les principaux auteurs des maux que le chapitre avoit fait aux plus considerables de son corps. Mais Mr. de Beauvais qui connoissoit la temerité des chanoines re voltés, et le mepris qu’ils feroient des foudres et des anathemes de l’Eglise, n’entre point dans cet expedient, qui ne tendoit qu’à le bannir lui-même de la cathedrale où il n’auroit pu se trouver avec eux quand il les auroit excommuniés. Cependant les Chanoines per secutés, ne laissoient pas que d’aller avec leurs habits cale siastiques dans la cathedrale, et d’entendre les confessions a l’ordinaire dans leurs confessionst naux. Mais leurs confreres avoient trop peu d’humanité pour les souffrir dans cet état. En effet le 8. de Novembre Mr. Carlier promoteur du Chapitre assisté du Greffier, alla trouver Mr. Tristan Archidiatre, pour lui dire que la compagnie voulant executer son arrêt, ne permettroit plus que lui et ceux qui lui étoient unis dans la même cause, en trassent dans l’Eglise avec le surplus et l’aumusse. Il lui répondit qu’étant en la possession de sa prebende de fait et de droit, la compagnie auroit sujet de trouver mauvais qu’il y allât en autre habit, l’arrêt étant plus qu'entierement executé. Il lui demanda de plus, s’il le tenoit excommunié? A quoi le Promoteur répondit, qu’il n’avoit pas ordre de dire cela, qu’ il étoit faché de porter de telles paroles, mais que sa charge l’y obligeoit. M. Tristan lui répondit qu’il pouvoit parler comme il lui plaisoit, mais que nous en ecririons aussi ce que nous en jugerions à propos. Le lendemain qui étoit le 9e jour, le Promoteur du Chapitre assisté de son Greffier, comme le jour precedent vint faire le même compliment à Mr. Hermant, lui disant qu’il étoit déjà venu une fois. Ce Chanoine lui demanda de la part de qui, et en quelle qualité, Mr. Carlier lui répondit que c’étoit pour lui dire de la part de la compagnie : qu’elle vouloit executer ses arrêts qui por
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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