archieftoegang 215, inventarisnummer 6, pagina 107
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Transcriptie
monstrueuse que l’étoit celle de l‘Apologie; c’etoit le jugement qu’en portoit un bon catholique, et qui en ecrivoit ainsi à un de ses amis par une prediction que l’evenement a justifié Je suis ravi du bon effet que l’on me mande, qu’a produit la censure de Rome contre le Apologie des Casuites; mais je doute que ce fût l’intention de ceux qui sont faite ; jecroi qu’ils ont plutôt espere tirer par ce moien les bons peres d’un pas ou il n’est pas de leur intérêt de se vouloir obsti¬ ner davantage et d’etoufer par cette ruine un feu qu’ils sont fachés de voir aller si loin, et peut être de disposer les esprits, en montrant quelque sorte de quité a mieux recevoir d’autres choses qu’ils voudroient faire où il n’y en aura pas tant. Je pense même qu'ils ont en quelque sorte réussi dans les differens, et il me semble que les choses vont plus doucement depuis cette censure qui sera fort avantageuse aux bons peres sileurs adversaires croient avoir assez fait et s'en relachent davantage. Le Pere flotte de Nisme ne penetra pas siavant que cela dans cette politique de Rome, car dès qu’il eut appris avec certitude la nouvelle de cette censure, il en fut telle ment surpris et si sensiblement affligé qu’il en mourut de douleur au bout de trois jours. Mais les Jesuites au bout de cette derniere affliction recurent une consolation sensible en voiant les poursuites qui furent faites par l’ordre de Mr le Chancelier et de Mr le premier President contre ceux qui avoient imprimé le decret de l’Inquisition par lequel l’Apologie des Casuistes est condemnée. On étoit surpris de ce nouveau zele et de ce que l’on parloit d’u violement des libertés de l'Eglise Gallicane par l'impression de ce Decret Chapitre XIII. Les curés de Paris presentent une Requête contre le livre de Tambourin Jesuite. Mr. le Chancelier soutient les Peres de la Societé. Poursuites contre le Petit libraire, Et Prevesay imprimeur. Lorsque les Jesuites secroioient le plus en repos du côté des curés de Paris, a qui ils croivient avoir lié la langue par leur grand credit à la Cour, ils virent toutes leurs mesures rompües en un moment, et ces pasteurs dresserent contre eux une nouvelle batterie. batterie dont ils leur avoient donné occasion. car dans le tems même que toute l’Eglise s’opposoit à leur mechante morale; un de leurs auteurs nommé Tambourin en aiant ramassé toutes leurs erreurs dans un volume monstrueux semblait avoir affecté de rencherir au des¬ sus de ses confreres. Les curés de la ville de Paris en aiant fait un extrait qui fit horreur à tout le monde presenterent le vendredy 1er jour du mois d’octobre une Requête aux deux vicaires Gene raux pour en demander la condamnation. Mr. Raillé Curé de la paroisse St. Barthelemy qui étoit entierement devoué aux Jesuites, et qui étoit en possession d’avertir très exactement M. le Chancelier de tout ce qui se passoit dans leur compagnie; refusa de signer cette requête, mais ses confreres ne laisserent pas de passer outre. Le Mercredy 15 du même mois, Mr le Chancelier dont le Zele pour ces peres étoit tou jours infatigable, manda Mr. de Comtes Doyen de Paris le plus qualifié de ces deux vicaires. generaux pour savoir de lui ce qui s’étoit passé dans la derniere assemblée des curés, et aient appris de sa bouche qu’ils avoient presenté une requête contre les œuvres de Tambourin pour en demander la censure, Mr. le Chancelier repartit: Quoi! les curés songent encore a se maintenir dans la possession de ce pretendu titre qu’ils usurpent depuis si lontems, par l’imagination qu’ils ont que leur compagnie fait un corps dans l‘Etat. Je m’étonne de ce procedé et je suis surpris de ce que Mrs. les Vicaires generaux le souffrent après l’expresse defense que Sa Majesté leur en a faite. Je les empêcherai bien de continuer leur entreprise. aussi ai-je appris qu’il n’y avoit que 14 ou 15. brouillons d’entr’eux qui se portoient à toutes extremités et ne vouloient pas se soumettre aux ordres du Roy, que tous les autres ne consentoient point aux deliberations qu’ils prenoient entre eux et que même la plupart étoient dans le dessein de s’opposer aux entreprises des autres. Il ajouta qu’ilem pêcheroit bien qu’ils ne poursuivissent leur requête contre Tambourin n’étant pas parties competante pour faire cette poursuite, qu’il aimoit les peres jesuites parce que c’etoient des gens qui rendoient de très grands service à l’Eglise, et qui en avoient rendu jusqu’alors de très considerables, que tous ceux qui s’opposoient a eux étoient des gens
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Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 6, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1659-1661. Livre XXI-XXV
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