get 600 sous l’ambiguité des paroles, mais qu’on ne peut jamais accuser celui qui en ôte l’ambiguité par la distinction. Que c’étoit au Rd. P. de S t Joseph de refuter cette distinction et le jugement que le P. des Mars en avoit fait, et qu’on offroit de lui répondre, que s’il le refusoit, le P. des Mares offroit de le justifier particulierement par St. Augustin, et que ce seroit à lui de s’en deffendre. A ce mot de St. Aug. on s’ecria point de St. Augustin qu’avec les autres Peres. ce qui obligea le P. des Mares de dire, qu’a la verité ils avoient raison de l’apprehender un peu par ce qu'ils sçavoient très bien qu’il n’étoit pas pour eux. M r Ollier continuant a insister sur la demande de répondre en general à la question, et ne permettant pas prèsque, au P. des Mares d’ouvrir la bouche M. de Liencourt ne put s’empecher de témoigner cinq ou six fois, qu’il n’étoit pas satisfait deux procedé qu’on tenoit à cette disputé, et que le P. des Mares agissoit de bonne foi, puisqu’il distinguoit si nettement tous les sens qu’on pouvoit donner à la question, et qu’il marquoit distinctement quels sens pouvoient être catho liques et quels sens ne l’étoient pas. M. de Schomberg secrut aussi obligé d’en dire autant, et comme le Pere des Mares faisoit voir l’injustice de cette prétention, demandant toujours que le P. Joseph expliquat en quelle sorte il vouloit deffendre la grace suffisante, et qu’excepté celle de quelques Thomistes qui la tiennent suffisante en quelque genre, il s’offrit de faire voir que toute autre devoit être rejettée et condamnée; jamais le P. Joseph ne le voulut faire, mais seulement prenant la plume, il écrivit cette proposition en general: Je soutiens que selon la foi ortho¬ doxe, il y a des graces suffisantes qui ne sont point efficaces, et que l’Eglise n’a ja mais condamné cette These d’erreur, et M. Ollier pressa fort le P. des Mares de signer la contradictoire dans les mêmes termes generaux. Le P. des Mares aiant protesté de nouveau, que c’étoit une injustice de le vouloir obliger de répondre à une question equivoque et neanmoins que pour avoir lieu de conferer et de venir au fond de la question, il la signeroit même en general pour vû que ce fût dans le même Ecrit qu’il avoit signé et au pied de la distinction des trois graces suffisantes qu’il avoit faites par ce que la negation qu’il feroit de la grace suffisante en général, seroit relative au sens qu'il lui auroit donné au paravant, et en effet il l’écrivit en ces termes. Ma creance est qu’il n’y a point de grace suffisante pour quelque sorte de bien que se puisse être qui ne soit efficace. Mais M. Ollier ne voulut pas s’en contenter, et insista toujours qu’il l’écrivit au pied de la Proposition du P. feuillant. Le P. des Mares ne se rendant pas pour cela offrit par un extreme desir de la conference, de signer la proposition qu’on lui avoit demandée, dans un pa- pier à part, qui demeureroit entre les mains de M. le Maréchal de Schomberg à condition que le P. feuillant expliqueroit sa proposition et signeroit au pied de sa these en quel sens il prétendoit que selon la foi orthodoxe il y a des graces suffisantes qui ne sont point efficaces, mais le P. feuillant ne voulut 61
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1652-1653. Livre VII-X
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