archieftoegang 215, inventarisnummer 3, pagina 218
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422. et qui seroit d’un revenu assez considerable pour servir à cet établissement. Ce prelat voiant que l’abbaye de St. Laumer étoit de cette qualité ne cessoit pas de presser S. A. R. de satisfaire à sa promesse, et procurer un aussi grand bien à l’Eglise qui étoit celui la, il em- ploia toute sorte de personnes de pieté pour le porter a faire cette bonne œuvre comme cette sollicitation étoit connüe de tout le monde, on s’étonnoit comment il s‘étoit trouvé des docteurs qui aiant une union très étroite avec ce prelat, et étant obligez par le devoir de leurs charges de conserver l’honneur, et les interets de I’Eglise avoient fermé les yeux à toutes les considérations les plus pressantes de devoir et de l’amitié pour donner un avis si irregulier, si indigne de Docteurs de la faculté de Theologie de Paris, et si contraires aux loix les plus saintes et les plus inviolables de l’Eglise, Mr. de Chartres, quoique leur ami, en fut tellement surpris qu’il leur en fit de très grands reproches, et les blâma d’avoir été si relachez dans cette resolution, qu’il fit decrier, devant S. A. R. lui faisant dire qu’il ne devoit pas y avoir égard. M. le duc d’orleans après avoir lû cette consultation en fut tellement indigné qu’il dit que ce n’étoit pas des docteurs de Sorbonne qui l’avoient souscrite qu’il falloit que les Jesuites t’eussent dressée et que ces doueurs l’ussent signées sur leur foi et il declara à Mr. de Coudray qu’il vouloit lui-même consulter cette affaire et aller expres a Orleans pour y assembler des docteurs de Sorbonne. Il le fit quelque tems après, et il appella à cette consultation Mr. Meusnier Doyen de l’Eglise d’orleans. Mr. le fevre Theslogal de la même ville, Mr. Alleaume Curé de St. Paul, le Superieur des Prêtres de l’oratoire de la même ville, et le recteur du College des Je suites avec un autre de leurs Peres. Leur aïant proposé le fait en la même maniere que Mr M. de Coudray Montpensier l’avoit proposé aux docteurs qu’il avoit consultez, ils furent tous avis après avoir examiné l’affaire le plus exactement qu’il leur fut possible, que Mr. le Duc d’orleans ne pouvoit en conscience donner cette abbaye à Mr. de Coudray attendu toutes ses irregularitez, son deffaut de vocation et de son mariage. Il n’y eut que les deux jesuites qui approuverent l’avis des premiers consulteurs de Paris, et qui tâcherent de l’appuier par des raisons, mais enfin convaincus par les raisons solides des autres, ils furent contraint de se conformer à leurs sentimens, et de se rendre S. A. R. aiant entendu leur resolution et lû leurs avis, dit ces propres paroles, Voila des docteurs de Sorbonne, ils ne parlent pas en sesuites comme les autres. Il s’en tint à leurs sentimens et en declarant à M. de Coudray qu’il ne pouvoit pas lui donner cette abbaye, il lui dit, vous avez consulté des sesuites, et moi j’ai consulté de veritables docteurs de Sorbonne qui ont été d’avis, que je ne pouvois en conscience vous considerer dans ce don pour vous revêtir de cette Abbaye. M. de Chartres d'un autre coté étoit traversé par d’autres qui poursuivoient cette meme abbaye auprès de S. A. R. et comme son seminaire n’étoit pas encore établi, il se trouvoit de très grandes difficultés pour lui annoncer ce benefice, on ne convenoit pas même de la manière de conduire cette affaire, les uns vouloient qu’il donnait l’abbaye de St. Laumer, à la charge d’obliger celui qu’il en auroit gratifié a payer une pension pour le seminaire lorsqu’il seroit établi et qu’on assureroit cette pension par un brevet du Roi et par une Bulle du Pape. D’autres qu’on attendit la vacance d’une autre abbaye lorsque le seminaire seroit erigé. Enfin comme M r. le Duc d’Orleans inclinoit plus du 123.
Bronvermelding
Het Utrechts Archief, archieftoegang 215, Inventaire, inventarisnummer 3, Première section, Port-Royal et ses adhérents (inv.no. 1-948), Port-Royal en général (inv.no. 1-32), Relation des événements, 1625-1661, 1652-1653. Livre VII-X
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